Lyon serait-il enfin à la hauteur des attentes mises en Peter Bosz et son effectif ? Au moment d'accueillir le Sparta Prague, quinze jours après un succès spectaculaire en République tchèque (3-4), les partenaires d'un Lucas Paqueta toujours aussi brillant peuvent y prétendre. Un carton plein en Ligue Europa, et une victoire en Ligue 1 face au dauphin lensois le week-end dernier (2-1). Tout ou presque semble rouler pour l'OL. Un dernier détail doit toutefois être corrigé : la maîtrise. Lyon n'a jamais semblé l'avoir pleinement pendant ses rencontres cette saison.

Le match de Nice comme épouvantail

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Cet OL-là a la manie de se faire peur. Le match d'il y a deux semaines à Prague en est l'exemple parfait. Menés de deux buts après seulement vingt minutes de jeu, les Gones ont renversé la vapeur en inscrivant quatre buts aux Tchèques. Avant d'encaisser le but du 4-3 dans les arrêts de jeu, et de céder à un ultime vent de panique. Bis repetita le week-end suivant, lorsque malgré une avance de deux buts à dix minutes de la fin sur la pelouse de Nice, les Lyonnais se sont complètement effondrés et ont subi un revers aussi sensationnel que douloureux (3-2).
Alors face à Lens samedi dernier, lorsque les Sang et Or sont revenus à 2-1 à trente minutes de la fin, les supporters lyonnais ont pu craindre à un nouveau scénario catastrophe. D'autant que l'OL s'est subitement mis à reculer et à subir, comme paralysé par l'absence d'une sérénité qui lui fait défaut cette année. Même face à Brondby lors du plus large succès de la saison rhodanienne (3-0), l'ouverture du score n'est arrivée que tardivement, aux deux-tiers de la rencontre. Panique des fins de rencontre ou retard à l'allumage, Lyon est spécialiste des matches à rebondissements cette saison.

Des titulaires poussés au bout des rencontres

Conséquence de ce manque de maîtrise, Peter Bosz est souvent contraint de laisser ses titulaires longtemps sur le terrain, et de limiter le turn-over. L'OL possède d'ailleurs six joueurs à plus de 1000 minutes de jeu depuis le début de saison, et pourrait finir par le payer dans les grands rendez-vous. Si la méthode de Bosz semble avoir les faveurs des joueurs lyonnais, son coaching (notamment à Nice) est un des éléments pointés du doigt et sur lequel le Néerlandais peut encore progresser.

Lucas Paqueta et les joueurs de Lyon ont passé une belle soirée à Prague

Crédit: Getty Images

Désormais, avec ce bilan comptable sur la scène européenne, l'Olympique Lyonnais n'a plus de raison de s'inquiéter. Bosz devrait d'ailleurs faire tourner ce jeudi, et s'offrir la possibilité de garder tous ses hommes concernés. Qu'on se le dise, il n'y a pas de quoi s'alarmer à Lyon. Le talent est présent, et le football pratiqué est alléchant. Même une contre-performance face au Sparta ne remettrait pas en cause les espoirs de qualification des Lyonnais. Mais gagner en confiance et enfin afficher une sérénité sur un match entier seront les bienvenus, alors que se profilent deux duels avec des équipes européennes en Ligue 1 (Rennes dimanche et Marseille la journée suivante). 90 minutes tranquilles ne seront pas de trop pour Peter Bosz et son armada de talents.

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