Le monde a changé, la Ligue 1 aussi. Mais certaines traditions ne se perdent pas. Solide et convaincant face aux Rangers, ce jeudi soir lors de son premier match de Ligue Europa (2-0), l'OL a égayé une semaine européenne qui, pour le foot français, fut tantôt décevante, tantôt amère. Une fois de plus, serait-on tenté de dire, tant le club rhodanien a l'Europe dans le sang. Et c'est encore et toujours la meilleure des garanties.

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Comme souvent, aussi, on a eu droit à tout avec les six clubs français qui ont lancé leur campagne cette semaine. En Ligue des champions : la grosse déception du PSG, incapable de battre le FC Bruges (1-1) malgré les débuts de son trio multi-étoilé et la grande frustration de Lille, volontaire mais mutique à domicile, contre Wolfsburg (0-0). En Ligue Europa, l'amertume d'un match que l'OM aurait gagné neuf fois sur dix sur la pelouse du Lokomotiv (1-1), et la toute petite satisfaction d'un succès monégasque franchement poussif face au modeste Sturm Graz (1-0). Enfin, en Ligue Europa Conférence, un sentiment mitigé après l'exploit inachevé de Rennes face au vice-champion d'Europe 2019, Tottenham (2-2).
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Le bilan global de ces premières sorties n'est évidemment pas aussi négatif qu'il a pu l'être ces dernières années. Ces cinq écuries tricolores ont toutes semé des promesses, sinon laissé entrevoir une vraie marge de progression. Les Gones, eux, ont fait ce qu'ils ont (presque) toujours fait : élever leur niveau en milieu de semaine. Ce n'était pas forcément gagné, après un début de saison mi-figue, mi-raisin, même si l'OL avait beaucoup mieux maîtrisé la réception de Strasbourg, dimanche dernier (3-1) que son déplacement à Nantes, avant la trêve (0-1).

L'OL tient-il son match référence ?

Avant la rencontre, le légendaire Steven Gerrard avait assuré que l'OL "devrait être en C1". Dans l'attitude et l'engagement, le club rhodanien s'est en tout cas comporté comme s'il y était, ce qui ne fut pas forcément le cas d'un autre club français qui, lui, ne compte pas seulement y participer.

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Mieux, les Lyonnais n'ont jamais perdu le fil ni leurs nerfs malgré l'atmosphère d'un Ibrox Park qui n'attendait que ça, et la présence de jeunes joueurs sur la pelouse (Caqueret, Diomandé, Gusto.) "Le début de match n'était pas bon [...] mais c'était peut-être normal avec l'ambiance très spéciale, a noté Peter Bosz, le coach rhodanien. Après le premier but, je trouve qu'on a très bien joué."
Sur la réserve jusqu'ici, le technicien néerlandais a pour la première fois montré de vrais signes de satisfaction, au coup de sifflet final et en conférence de presse. L'odeur de l'Europe a aussi permis à ses joueurs de mieux appliquer ses recettes. "Est-ce un match référence ? Je ne peux pas dire ça car je ne suis là que depuis deux mois, a-t-il souligné. C'est vrai que ça va de mieux en mieux. [...] Mais en deuxième période, on a bien joué, vraiment." Et si Lyon n'a vraiment pas changé, il pourrait encore très bien jouer dimanche... sur la pelouse du PSG. Pour l'OL, embêter l'ogre de la capitale fut, un temps, une autre tradition.

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