Getty Images

Limitation des transferts, endettement encadré, … l'UEFA veut réformer le fair-play financier

L'UEFA veut réformer le fair-play financier

Le 21/01/2018 à 14:26Mis à jour Le 21/01/2018 à 15:01

FOOTBALL – Dans les prochains mois, les clubs européens pourraient guetter encore leur santé financière. Selon Le Parisien, une nouvelle mouture du fair-play financier est dans les cartons et serait à même de bouleverser le mercato avec notamment un équilibre à trouver entre les achats et les dépenses. De quoi mettre mal à la stratégie du PSG ?

La règle de base serait toujours la même : ne pas dépenser plus que l'argent généré par les ressources d'un club. Si actuellement le déficit annuel est fixé à 30 millions d'euros, il ne serait pas présent dans la nouvelle version du FPF. Le PSG, notamment, souhaiterait que cette limite soit plutôt un pourcentage du chiffre d'affaires. La réforme qui ferait à coup sûr grand bruit serait la limitation de la balance des transferts dans l'optique de réguler un marché complètement déréglé ces dernières années (huit des dix transactions les plus onéreuses de l'histoire ont été réalisées depuis 2016). Alors qu'initialement, la première version devait le rationaliser.

Paris, Marseille, Lyon et Monaco ne seraient pas très réceptifs

Moins de 100 millions, ce serait ainsi le plafond autorisé sur une saison (un montant qui pourrait être modifié). Le Parisien utilise le cas du PSG l'été dernier en exemple. Sur les 420 millions d'euros dépensés pour Neymar, Mbappé et Berchiche, le club parisien aurait la possibilité de dépenser autant si durant l'exercice en cours, il arrivait à vendre pour 320 millions. Des clubs comme Manchester City et l'AC Milan seraient aussi visés alors qu'ils ont présenté des balances déficitaires (-124 pour le club italien, -164 pour les Citizens). Si cette réforme entrait définitivement en vigueur, les quatre grands clubs français qui participent aux Coupes d'Europe (Paris, OM, OL, Monaco) ne seraient pas très réceptifs.

Lyon et l'ASM, qui ont misé sur une stratégie spéculative en vendant leurs meilleurs éléments à prix d'or, ne profiteraient pas d'un marché moins déréglé. Alors que les Parisiens et les Marseillais seraient limités en cas de course à l'armement, surtout du côté de la capitale. Même si avec Neymar et Mbappé, le Paris Saint-Germain est a priori à l'abri (offensivement) pour quelques années. Parmi les autres changements apportés au fair-play financier : l'encadrement de la dette, qui n'était jusqu'ici pas prise en compte. Les Espagnols seraient alors particulièrement scrutés. Il est aussi question de limiter les effectifs à 25 joueurs alors que certaines équipes anglaises (City, Chelsea) compte une soixantaine de joueurs sous contrat…

Ceferin

CeferinGetty Images

La mise en route de ce fair-play financier 2.0 devrait être assez rapide puisque le projet doit être approuvé et voté le 24 mai prochain lors d'une réunion du comité exécutif de l'UEFA. Avant d'être appliqué dès la saison prochaine. Les discussions entre les différentes parties vont se poursuivre lundi et mardi avec une réunion du board de l'association des clubs européens (ECA), à laquelle Nasser Al-Khelaïfi et Jean-Michel Aulas prendront part. Ce vent de changement fait écho à la "taxe de luxe" annoncée par Alexander Ceferin, président de l'UEFA, afin de maintenir l'équilibre entre les clubs.

Pariez sur le Football avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
0
0