Ces Bleus ont de l'avenir

Rajeunie, la France s'est imposée face à l'Autriche (1-0). A l'image de Samir Nasri et Karim Benzema, la nouvelle vague a séduit le Stade de France. Nicolas Anelka a lui aussi livré un grand match. Seul regret : les troupes de Raymond Domenech n'ont une n

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FRANCE - AUTRICHE : 1-0But: Benzema (53e)
Nasri, Diaby, Diarra, Mavuba, Benzema. Il faudra désormais s'habituer à voir ces noms couchés de plus en plus souvent sur les feuilles du match du sélectionneur national. Si Diaby et Diarra, deux pensionnaires de la Premiership ont pu jouer le dernier match de qualification pour l'Euro 2008, samedi à Vilnius, il en a été autrement pour le Marseillais, le Bordelais et le Lyonnais. Le match amical de ce soir était donc une bonne occasion de tester quelques joueurs dans une opposition de style contre l'Autriche, co-organisateur du prochain Championnat d'Europe des Nations.
Le trident du milieu de terrain aligné par le coach national se montrait d'emblée assez intéressant même si, par exemple, le "nouveau Makelele" perdait un peu trop vite la balle. Devant, Nasri faisait face à son statut de successeur de Zidane en tant que nouveau numéro 10 des Bleus et orientait très justement le jeu. C'est pourtant Diaby qui se montrait le premier dangereux après un exploit d'Anelka (7e), le joueur de Bolton créant de nombreux décalages grâce à sa technique. Escudé, plus en vue sur son côté gauche, se distinguait sur corner (14e) avant que Nasri ne manque d'ouvrir la marque sur un joli une-deux avec Clerc (19e). Le retourné du Marseillais passait à côté du but du portier autrichien.
Les coéquipiers de Stranzl sortaient peu de leur camp, sauf sur ce contre conclu sans succès par Ibertsberger. Ce fut d'ailleurs la seule incursion dangereuse de la partie côté adverse. La relation Nasri-Clerc-Anelka sur le couloir droit était très fructueuse, ce qui n'était pas le cas avec Cissé. L'Olympien très isolé en pointe ne se montrait dangereux que sur une frappe dans la surface (23e). Au contraire, il se montrait parfois coupable d'annihiler des offensives lorsque les espaces se libéraient en perdant le ballon ou en ratant ses contrôles. Pour sa part, Diarra n'hésitait pas à percer dans l'axe pour frapper au but à distance (31e, 35e).
Benzema à point nommé
A la mi-temps, Raymond Domenech procédait à trois changements; Thuram, Cissé et Mexès cédaient leur place à Gallas, Benzema et Abidal. Le jeune Lyonnais ne se faisait pas prier pour marquer les esprits en ouvrant la marque après un coup-franc malicieusement joué par Nasri, à la limite de la surface. Huit minutes de jeu pour Benzema et déjà un but pour l'ex-partenaire du Marseillais en espoir. Leur entente serait sûrement amenée à faire encore mouche dans les années à venir. Homme du match et buteur en Lituanie, Anelka se mettait de nouveau en évidence grâce à sa capacité d'accélération (63e).
Malgré tout, le rythme de la rencontre baissait en intensité et les Bleus se montraient moins à leur avantage. Nasri (64e) puis son remplaçant Malouda (76e) tentaient leur chance de loin sans trouver le cadre. Pour son premier match en bleu, Piquionne mettait du coeur à l'ouvrage et ratait même le 2-0 sur une tête piquée, suite à un corner (90e). Longtemps critiqué pour son manque d'audace à aligner de nouvelles têtes, Domenech a sans doute, au final, récolté quelques informations intéressantes au près de ses chères têtes blondes. Après avoir percé et acquis un certain statut dans leurs clubs respectifs, ces dernières ont à présent une nouvelle responsabilité, celle d'écrire de nouvelles pages dans l'histoire de l'équipe de France.
LA DECLA : Raymond Domenech
"Déjà c'est un match gagné. Mais, ça allait vite, ça jouait à une touche de balle, j'étais serein. L'équipe était très rajeunie. Et avec trois milieux défensifs on a eu de belles constructions offensives. Comme quoi, on peut jouer offensif avec trois milieux défensifs. Trois joueurs ont fêté leur première sélection: c'est l'objectif des matches amicaux, donner cette chance aux joueurs. Ca ne me dérange pas de prendre des risques, sinon il n'y a jamais de renouvellement. Là, il y a des joueurs qui pointent le bout de leur nez, qui étoffent le groupe. Je n'avais pas fait tester de jeunes contre l'Argentine (dernier match amical des Bleus) car cela faisait longtemps qu'on ne s'était pas retrouvés et il fallait préparer la Lituanie. Là, dans le match d'aujourd'hui, on a vu qu'il y a des joueurs qui sont prêts, qui piaffent. On doit leur bonne intégration à leur talent et aux cadres".
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