Martin, trop tendre

Martin ne tient pas la distance
Par Eurosport

Le 15/11/2011 à 23:15Mis à jour Le 16/11/2011 à 17:57

En vue après son entrée en jeu vendredi face aux Etats-Unis, Marvin Martin n'a pas confirmé face à la Belgique (0-0), mardi. Titulaire, le Sochalien n'a pas pesé sur le jeu comme Laurent Blanc l'espérait. Franck Ribéry a montré de l'envie. Hugo Lloris a été impeccable.

HUGO LLORIS (7) : Les Bleus vont pouvoir dresser une statue à leur capitaine. Une nouvelle fois. Dans un match où il n'a pas eu grand chose à faire, le portier de l'OL a su être présent au bon moment. Une double parade décisive face à Kevin Mirallas en fin de match (74e) qui permet au Bleus de conserver leur série d'invincibilité intacte.

ANTHONY REVEILLERE (6) : Après Mathieu Debuchy vendredi face aux Etats-Unis, c'était son tour d'occuper le côté droit de la défense. Et le Lyonnais s'est plutôt bien acquitté de sa tâche. Il a notamment apporté le danger en montant aux avant-postes, trouvant notamment la tête de Benzema pour une des occasions les plus chaudes des Tricolores (70e). Avec un peu plus de précision, ses centres auraient pu créer le danger. Entre lui et le Lillois, Laurent Blanc va avoir un choix difficile à faire.

ADIL RAMI (6) : Seul rescapé de la défense alignée vendredi par Laurent Blanc face aux Etats-Unis, il a pris son rôle de patron de la défense à coeur. En début de match, on l'a même vu se permettre quelques coups de gueule pour replacer ses troupes. Une petite frayeur malgré tout sur une mauvaise passe en retrait avant la pause (45e). Sa capacité à s'imposer dans les airs a été précieuse face aux grands gabarits belges comme Fellaini.

MAMADOU SAKHO (6) : Comme prévu, Laurent Blanc lui a permis d'honorer sa cinquième sélection. Une occasion de se racheter après des débuts délicats comme titulaire en Biélorussie en juin dernier (1-1). Le Parisien s'en est sorti avec les honneurs. On l'a toutefois senti parfois hésitant en début de match. Quelques flottements dans le marquage qui sont restés sans conséquence. Son duo avec Rami s'est affirmé au fil des minutes, notamment en seconde période où il a réussi quelques interventions tranchantes quand les Diables Rouges ont poussé.

ERIC ABIDAL (6) : Ménagé vendredi après son arrivée tardive au stage des Bleus, le Barcelonais a retrouvé sa place côté gauche après plusieurs piges dans l'axe. Et il s'est montré toujours aussi à l'aise. Sans forcément briller, il a tenu son couloir notamment lorsque Hazard était de son côté. Quelques montées prudentes pour apporter le surnombre sans vraiment créer le danger, moins offensif que Réveillère.

YOHAN CABAYE (6) : Aligné pour épauler la sentinelle Yann M'Vila, le joueur de Newcastle a fait le métier. Au fil des matches, on le sent même de plus en plus à l'aise en équipe de France. A son crédit, quelques belles frappes lointaines (20e, 58e) et surtout une ouverture millimétrée pour Ribéry qui aurait pu amener un but (33e). Il a été est le meilleur des milieux de terrain français.

YANN M'VILA (non noté) : Ménagé lundi, il n'avait pu s'entraîner correctement et avait dû se contenter de courir en compagnie d'un préparateur physique. Mais le Rennais a finalement pu tenir sa place. D'entrée, il a repris son rôle de relayeur entre la défense et l'attaque, se muant même souvent un premier relanceur des Bleus. Touché au dos dans un choc avec Hazard, il a dû céder sa place à MAXIME GONALONS (6) avant la pause (42e). Le Lyonnais, qui en a profité pour fêter sa deuxième cape en deux matches, a saisi sa chance, à l'image d'une frappe de 25 mètres qui a contraint Courtois à la parade (48e).

MARVIN MARTIN (4) : Passeur décisif contre les Etats-Unis, il avait la lourde tâche de mener le jeu de Bleus en l'absence de Samir Nasri, forfait sur blessure. Dans un 4-3-3 qui devait être taillé pour ses qualités, on ne l'a pas beaucoup vu pour sa quatrième titularisation chez les Bleus.  Il s'est acquitté de la plupart des coup francs sans faire valoir son habituelle précision. Encore une titularisation sans but ni passe décisive pour lui. Laurent Blanc avait peut-être raison. Peut-être est-il plus utile comme joueur d'impact en sortie de banc.

FRANCK RIBERY (6) : A-t-il entendu le message de Laurent Blanc ? La veille, le sélectionneur avait laissé entendre que le côté gauche ne lui appartenait pas, pas plus qu'à Malouda. Face à la Belgique, il s'est montré volontaire. On ne pourra pas lui reprocher d'avoir tenté. Mais le joueur du Bayern est toujours aussi frustrant en équipe de France. Quand il a essayé de déborder, il est rarement passé, même si une belle frappe enveloppée a donné du travail à Courtois (33e). Remplacé par FLORENT MALOUDA (72e) qui n'a rien fait pour regagner sa place.

LOIC REMY (5) : Sa titularisation sur le côté droit de l'attaque au détriment de Florent Malouda est un signe fort alors que Laurent Blanc voulait s'approcher d'une équipe-type. Le Marseillais, auteur de son 4e but en 16 sélections contre les Etats-Unis, semble avoir pris une bonne longueur d'avance sur le joueur de Chelsea. Hormis une tête sur un service de Benzema (29e) et quelques accélérations en seconde période, il a eu peu d'opportunités de briller. Il a cédé sa place à OLIVIER GIROUD (72e) qui, comme lors de sa première sélection face aux USA, a tenté sa chance sans se poser de question dans une position d'attaquant de pointe (77e). Toujours sans succès.

KARIM BENZEMA (6) : Techniquement, on le sent au-dessus des autres. Preue que son bagage technique s'est étoffé, il a souvent pris les responsabilités du jeu et tenté de faire joueur ses partenaires. Un jeu en déviation, grâce à plusieurs talonnades, qui a notamment laissé entrevoir une entente intéressante avec Ribéry. Il a également su tenter sa chance de la tête quand la situation s'enlisait (70e). Sans réussite. Remplacé dans la foulée par JEREMY MENEZ (72e) qui a tenté de faire la différence côté droit.

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