Fallait-il jouer ? Ne pas jouer ? Etait-il important de maintenir cet Angleterre-France, pour montrer que la vie continue ? Ou, au contraire, s’incliner devant le côté dérisoire de l’aspect sportif et faire une croix sur cette rencontre amicale ?

La question ne se pose plus puisque la réponse a été donnée dès samedi matin par Noël Le Graët, président de la FFF : les Bleus iront à Wembley. Pourtant, beaucoup de questions ont tourné autour de cet aspect des choses lundi soir lors de la conférence de presse de l’équipe de France.

Football
Bruno Martini, la grandeur d'avant
HIER À 09:38

Le matin, le quotidien Le Parisien avait laissé entendre que certains joueurs étaient réticents à disputer cette rencontre et qu’ils auraient souhaité être consultés sur la décision à prendre. Clairement, le sélectionneur Didier Deschamps et son capitaine Hugo Lloris ont coupé court à tout début de polémique. "Ça ne sert à rien de revenir aujourd’hui sur une décision prise samedi matin", a simplement estimé le sélectionneur.

Représenter la France en tant que nation sera plus important que de représenter l'équipe de France".

Hugo Lloris a été sur la même ligne. "Toute l'équipe respecte la décision de jouer", a assuré le gardien de Tottenham et des Bleus. Néanmoins, il a aussi admis que les joueurs se sont posé des questions ce week-end : "On reste humains et on doutait : faut-il jouer ou pas ?".

Mais pas question de ne pas soutenir la décision fédérale, quand bien même ils n'y auraient pas pris part. "Tout ça a été très dur mais on se doit de jouer ce match pour notre pays et pour les victimes également, a clairement lancé le capitaine des Bleus. La seule chose à faire est de jouer au foot et de s'échapper des circonstances dramatiques."

"Représenter la France en tant que nation"

"Nous représentons toute une nation et c'est important de le comprendre, sous serons sur le terrain pour représenter notre pays avec toujours plus de fierté", a renchéri Didier Deschamps. Ces mots de fierté sont revenus à plusieurs reprises dans la bouche du coach des Bleus et celle de leur portier-capitaine. Leur présence sur le terrain à Wembley se veut à la fois forte et symbolique. Un témoignage. Une marque de respect.

Et comme Hugo Lloris l'a joliment dit, ce n'est pas une équipe, pas même un sport, mais tout un pays que les Tricolores incarneront. "Demain (mardi), représenter la France en tant que nation sera plus important que de représenter l'équipe de France".

Ligue des Nations
L'antisèche : ce n'est pas un échec, ça a marché
14/10/2020 À 21:44
Ligue des Nations
Les notes : Le caractère de Rabiot, le (timide) réveil de Griezmann
14/10/2020 À 21:22