Le jeu : Trop vite, trop simple

Les Bleus s'attendaient sans doute à être un peu plus secoués que ça. Mais, comme lors de la précédente confrontation entre les deux équipes (en mars dernier), les Français ont rapidement pris les devants. Et même plus vite qu'à Saint-Etienne où ils avaient mené 2-0 après trente-huit minutes. Dimanche à Copenhague, il ne leur en a fallu que sept. Avec huit "nouveaux" au coup d’envoi et la triplette Varane - Matuidi - Griezmann, qui avaient également débuté face à l'Arménie, l'équipe de France a déroulé son football et récité sa leçon avec facilité et simplicité. En seconde période, les Danois ont mis de l'orgueil dans leur jeu et poussé les Bleus à évoluer dans une configuration plus défensive, parfois plus passive. Mais ils n'ont jamais perdu le fil. C'était là l'essentiel.
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Les joueurs : Martial, c'est déjà génial

(Par Martin Mosnier)
Vitesse, percussion, raids solitaires, clairvoyance collective : la palette d'Anthony Martial semble infinie. Pour sa première sélection, il a mis le feu dans son couloir et délivré une passe décisive sublime à Olivier Giroud. L'avant-centre des Bleus s'est, lui, offert un doublé plein d'opportunisme pour se remettre les idées au clair.
A leurs côtés, Antoine Griezmann a, encore une fois, marché sur l'eau et réussi tout ce qu'il a entrepris. Comme face à l'Arménie, c'est lui qui a contrôlé le pouls des Bleus. Si Lucas Digne, très actif dans son couloir, a saisi la perche tendue par Didier Deschamps, Eliaquim Mangala pourra regretter ses fautes inutiles et son jeu vers l'avant trop brouillon. On cherche toujours le complément idéal de Raphaël Varane, une nouvelle fois parfait, en défense centrale.

Ce qui aurait pu tout changer : Et si Kasper s'était prénommé Peter ?

Ce n'est pas très gentil, c'est même gratuit mais, franchement, Kasper Schmeichel n'a pas fait honneur à son paternel, recordman des sélections en équipe du Danemark (129). Ses deux premières interventions ont coûté deux buts et une défaite aux Danois. Deux fautes de main en sept minutes et sa 16e cape a viré au cauchemar. Dommage. On aurait pu avoir un vrai match si le portier de Leicester n'était pas passé au travers.

La stat : 3

Trois ans. Déjà trois années que l'équipe de France n'avait pas réussi à enchaîner quatre victoires. La dernière fois, c'était avant le Championnat d'Europe des nations 2012 et sous les ordres de Laurent Blanc (Allemagne, Islande, Serbie et Estonie). Didier Deschamps, lui, n'avait jamais connu ça. C'est désormais chose faite et ça tombe au moment opportun.

Le tweet qui est tombé sous le charme

La décla : Morten Olsen (sélectionneur du Danemark)

La France est une équipe qui nous est très supérieure. On ne joue pas dans la même cour.

La question : Ce rassemblement d'octobre est-il un tournant dans l’histoire récente des Bleus ?

On dit que les absents ont toujours tort. Hormis Paul Pogba, qui a toujours raison - sauf lorsqu'il perd un ballon dans son camp - ou Laurent Koscielny, qui a son rond de serviette chez les Bleus, les autres ont du mouron à se faire. Et pour cause : ce qui vient de se passer entre Nice et Copenhague est tout sauf anodin. Parce que les Bleus ont gagné leurs deux matches. Et, c'est là l'essentiel, tout le monde a globalement fait le job, des cadres aux coiffeurs. A huit mois du coup d'envoi de l'Euro, ce rassemblement d'octobre va compter. Vous vous en rendrez compte en mai prochain, le jour où le sélectionneur de l'équipe de France dévoilera sa liste des 23 heureux élus.
Cette semaine, Deschamps n'a pas trouvé une équipe mais bien plus que ça. Il possède un groupe et des certitudes nouvelles. Et ça ne pouvait pas mieux tomber. Le mois prochain, les Bleus ont rendez-vous avec les champions du monde allemands et les Anglais, du côté de Wembley. Sans manquer de respect à personne, ces deux-là vont probablement un peu plus secouer les Bleus que les Arméniens et les Danois. Et DD, qui aura cette fois quatre jours entre les deux matches, va pouvoir envoyer sa meilleure équipe au feu les deux fois. A quelques petits détails près, il la connait désormais. Il n'est sans doute pas loin d'avoir une idée précise des douze autres joueurs qu'il embarquera pour la grande aventure en juin prochain. A un Fékir ou deux autres joueurs près.

Didier Deschamps et Antoine Griezmann contre l'Arménie

Crédit: Panoramic

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