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La FIFA ouvre une procédure contre la Fédération russe après les cris de singe face aux Bleus

Procédure disciplinaire ouverte contre la Fédération russe après les cris de singe face aux Bleus
Par AFP

Le 17/04/2018 à 10:49Mis à jour Le 17/04/2018 à 12:14

MATCHES AMICAUX - Trois semaines après les faits présumés et à deux mois de la Coupe du Monde en Russie, la FIFA a décidé d'ouvrir une procédure disciplinaire contre la Fédération russe de football. Lors d'un match amical face à l'équipe de France, le 27 mars dernier à Saint-Pétersbourg, des cris de singe visant Ousmane Dembélé et Paul Pogba avaient été entendus.

"Une procédure disciplinaire a été ouverte contre la Fédération russe de football" à la suite de cris de singe entendus lors du match amical Russie-France fin mars, a annoncé mardi à l'AFP un porte-parole de la FIFA.

"Nous n'avons pas d'autre commentaire à ce stade", a indiqué cette source à l'AFP. Durant le match amical Russie-France (1-3) joué le 27 mars à Saint-Pétersbourg, plusieurs photographes, dont un de l'AFP, ont entendu des cris racistes visant l'attaquant français Ousmane Dembélé. Des téléspectateurs en ont également entendu lors de la retransmission TV, au moment où son compatriote Paul Pogba touchait le ballon à la 73e minute.

La Russie prête à collaborer avec la FIFA

La Fédération russe de football (RFS) s'est dite mardi prête à collaborer avec la FIFA dans le cadre de cette enquête. "Nous avons lancé notre propre enquête interne au lendemain du match. Tous les matchs internationaux sont joués sous juridiction de la FIFA, mais nous l'avons ouverte pour comprendre nous même ce qu'il s'est passé", a déclaré un responsable de la lutte contre le racisme à la Fédération russe, Alexandre Baranov.

La Fédération russe est "en contact avec la FIFA et prête à leur soumettre sans problème ce qui sera découvert", a-t-il ajouté. Les responsables sportifs russes ont affirmé que si des supporters impliqués étaient identifiés au cours de l'enquête, ils seraient privés de matches de la Coupe du monde, organisée en Russie cet été.

" On ne doit pas les laisser faire croire au monde qu'il y a du racisme dans notre pays"

"Ces gens ne doivent pas être laissés dans un stade. On ne doit pas les laisser faire croire au monde qu'il y a du racisme dans notre pays", a indiqué Alexeï Smertine, l'inspecteur de la RFS chargé des questions de racisme et de discrimination dans le football.

Le vice-Premier ministre Vitali Moutko a toutefois affirmé que les cris de singe entendus lors du match France-Russie "ne signifiaient pas que c'était une sorte d'acte planifié à l'avance ou du racisme". "Près de 50.000 personnes se rendent aux matches et il peut y avoir des provocations", a-t-il estimé.

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