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L'antisèche : Le mérite des Bleus, c'est de jouer le jeu

L'antisèche : Le mérite des Bleus, c'est de jouer le jeu

Le 03/06/2019 à 00:07Mis à jour Le 03/06/2019 à 08:37

MATCHES AMICAUX - L'équipe de France a signé une prestation sérieuse pour s'imposer devant une faible équipe de Bolivie dimanche à Nantes (2-0). Malgré un certain manque de réalisme, les Bleus ont confirmé leur état d'esprit conquérant et offensif dans la lignée de leurs deux premiers matches en 2019. C'est de bon augure avant le déplacement en Turquie. Notre antisèche.

Le jeu : Conquérants et sérieux

Il n'y a pas eu de match. La France était beaucoup trop forte pour une équipe bolivienne qui a très rapidement affiché son infériorité dans tous les domaines et son incapacité à bien défendre sur les côtés. Mais les Bleus ne se sont pas reposés sur cette supériorité. Ils ne sont pas tombés dans la facilité. Ils ont toujours eu le souci de jouer, de combiner rapidement entre les lignes, d'écarter le jeu au maximum et de presser haut avec beaucoup d'intensité dès la perte du ballon. Cet état d'esprit conquérant, dans la lignée de leurs premières prestations en 2019, a permis au Bleus de faire la différence, au début et à la fin de la première période. La deuxième était paradoxalement plus fertile en occasions mais moins prolifique en buts. Ce 2-0 est un moindre mal pour la Bolivie.

Les joueurs : Lemar retrouve la lumière

Deschamps avait des options pour animer son côté gauche. Le sélectionneur ne s'est pas trompé en donnant sa confiance à Thomas Lemar, en difficulté cette saison à l'Atlético. Percutant, précis techniquement, l'ancien Monégasque a aussi été décisif avec un but plein de lucidité pour initier le succès tricolore. Il a aussi bénéficié d'un excellent travail d'Antoine Griezmann, une nouvelle fois impressionnant de justesse. Globalement, hormis un Kylian Mbappé en dedans jusqu'à sa sortie sur blessure, tous les Bleus ont donné satisfaction. Du côté de la Bolivie, on a surtout vu le gardien, Carlos Lampe. Sans ses nombreuses parades, le score aurait été bien plus large.

Thomas Lemar, buteur face à la Bolivie

Thomas Lemar, buteur face à la BolivieGetty Images

Le facteur X : Les cadeaux boliviens

La supériorité française était déjà très nette. Mais la Bolivie a aussi facilité la tâche des Bleus avec des erreurs défensives franchement inquiétantes pour la formation sud-américaine à l'approche de la Copa America. Sur le premier but, où un défenseur semblait en mesure de dégager le ballon sur sa ligne. Mais surtout sur le deuxième, avec un manque de communication et d'adresse technique que Griezmann n'a eu aucune peine à exploiter. Deux cadeaux qui ne pardonnent pas face à des champions du monde pourtant assez maladroits devant le but.

La stat : 14

La victoire sur la Bolivie a permis de vérifier l'impact monumental d'Antoine Griezmann sur l'attaque de l'équipe de France. Passeur décisif pour Lemar puis buteur, le maître à jouer des Bleus est désormais directement impliqué sur 14 buts lors de ses 16 derniers matches avec la sélection. Aucun joueur n'affiche de telles statistiques au sein de la formation de Didier Deschamps.

Le tweet amer

La décla : Didier Deschamps (sélectionneur de l'équipe de France)

" Je n'ai pas de regrets, si ce n'est de ne pas avoir été assez efficace."

La question : Quels enseignements Deschamps peut-il tirer de ce match ?

L'opposition n'était pas des plus relevées, donc les conclusions sont à relativiser. Pour ce qui est du repositionnement en pointe de Kylian Mbappé, si souvent évoqué, il faudra repasser. Le Parisien est passé à côté de son sujet et sa sortie dès la mi-temps ne permet pas de se faire une idée. Il y a quand même eu des choses positives sur le plan individuel. Les performances de Thomas Lemar et Lucas Digne notamment ont de quoi rassurer le sélectionneur à des postes où les options, ou les joueurs valides, ne sont pas légion.

Lucas Digne face à la Bolivie

Lucas Digne face à la BolivieGetty Images

Mais si Deschamps a des raisons d'être satisfait, c'est surtout par la capacité de son équipe à conserver le même style quels que soient les hommes alignés depuis le début de l'année 2019. Le sélectionneur souhaitait voir son équipe conserver son équilibre tout en affichant un rendement supérieur dans l'animation offensive. Si les Bleus n'ont pas inscrit quatre buts comme face à la Moldavie (1-4) et l'Islande (4-0), c'est surtout une question de réalisme. Le mouvement et les occasions étaient bien au rendez-vous.

Il faudra patienter jusqu'à samedi et le déplacement en Turquie pour que cette progression soit vraiment validée. Mais ces Bleus qui tiraient la langue dans une fin d'année 2018 marquée par la défaite aux Pays-Bas (2-0) semblent bel et bien avoir trouvé un second souffle. Ils l'ont trouvé par le jeu, avec une animation offensive plus performante et un pressing très efficace. Ils l'ont aussi trouvé grâce à leur sérieux. Car le contexte d'un match amical en juin ne se prête pas forcément à un haut niveau de performance. Les Bleus ont quand même joué le jeu. Et c'est certainement ça, l'enseignement le plus important.

Didier Deschamps

Didier DeschampsGetty Images

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