Le jeu : Système à peaufiner, attaque repensée

Il y a une semaine, il n’était pas prévu au programme. Sept jours plus tard, il s’est retrouvé dans la peau d’un titulaire qu’il était encore il y a un an tout pile. Olivier Giroud a doublement profité des absences de Karim Benzema et de l’infection ORL de Kylian Mbappé pour fêter une 111e sélection avec les Bleus et un retour dans le onze de départ de l’équipe nationale. Il y a retrouvé Antoine Griezmann et découvert le bizuth Christopher Nkunku. Le trio a dirigé la manœuvre et le 3-4-3 que les Bleus continuent à apprivoiser. A Marseille, c’était avec Kingsley Coman en piston. Et Aurélien Tchouaméni au milieu.
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Vite en jambes, le Monégasque a montré bien plus de constance que ses partenaires, notamment au cœur d’une première période étonnamment désordonnée et qui a penché à gauche, parce que les deux Hernandez peinaient derrière, parce que Théo assurait devant. Les deux frères ont d’ailleurs été “impliqués” sur les deux premiers buts du match, celui de Pepe (qui s’est joué de Lucas) et l’égalisation de Giroud, offerte par Théo. La suite ? Des Bleus qui ont souvent manqué de punch. Sauf Aurélien Tchouaméni, récompensé sur le gong.

Les joueurs : Tchouaméni déjà grand, Nkunku encore tendre

Aurélien Tchouaméni n'en finit plus de briller en équipe de France. Ce vendredi, il a offert la victoire et bien plus que ça aux Bleus contre les Ivoiriens. Dans un collectif hésitant, Christopher Nkunku a vécu une première timide, pas aidé par un Antoine Griezmann quelconque. Pour son retour, Olivier Giroud a fait le job.
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La stat : 19

Grâce à Olivier Giroud et Aurélien Tchouaméni, l’équipe de France a trouvé la faille face à la Côte d’Ivoire. L’égalisation du Milanais, plus qu’utile, alors que les Bleus avaient concédé l’ouverture du score, a permis aux Bleus de s’assurer une nouvelle marque de référence. En effet, l’équipe de France a bouclé à Marseille son 19e match avec au moins un but inscrit. La dernière sortie des Bleus sans la moindre réalisation remonte au 11 novembre 2020, face à la Finlande (0-2).

Le son du match : Saliba et Guendouzi portés par le Vél’, les Parisiens sifflés

On n’oublie pas une première sélection. William Saliba, dans son stade, ne risque pas de déroger à la règle. Entré en lieu et place de Raphaël Varane à l’heure de jeu, le Marseillais a vécu une drôle de première, accompagné par le public du Vélodrome comme personne. A chacun de ses ballons, le défenseur a eu droit à une clameur et des “olé” descendus des virages. Moment rare auquel a eu droit Matteo Guendouzi durant le gros quart d’heure qu’il a passé sur la pelouse. Adrien Rabiot n’a pas eu le même accueil. Presnel Kimpembe et Kylian Mbappé, restés sur le banc, ont eu aussi droit à leurs sifflets lors de la présentation des équipes.

Le tweet qui les rapproche encore un peu plus

La décla : Didier Deschamps

On est un peu heureux de marquer dans les arrêts de jeu mais ça fait partie aussi du jeu et ça a permis de concerner pas mal de joueurs. Pour un match amical, il y a aura des choses intéressantes à analyser et à corriger. C'est bien d'avoir ce genre de matches avec ce qui nous attend cet été et en fin d'année surtout.

La question : Mérité, ce premier succès de l’année ?

A force de ne plus en disputer, de jouer des matches de qualifications pour l’Euro, pour la Coupe du monde, des rencontres de Ligue des Nations et toutes nouvelles compétitions pour créer un semblant d’événement, on avait fini par oublier ce qu’était un bon vieux match amical des familles. Alors que d’autres jouent leur avenir mondial lors de cette trêve internationale, ou ont déjà bradé le leur, la France s’est offert un rassemblement sans pression et sans enjeu véritable, sinon pour les joueurs soucieux de plaire au patron, même à distance respectable du Mondial.
Vendredi, avec une attaque remaniée, puisque privée de ses deux fers de lance Benzema et Mbappé, les Bleus n’ont pas crevé l’écran. On les a même trouvés un peu tendres parfois, à l’image d’un Christopher Nkunku extrêmement timide pour sa première. A l’image aussi d’un secteur défensif qui a forcé Hugo Lloris à s’employer un peu plus que de raison. On a vu, également, Raphaël Varane rameuter ses troupes avant de sortir. À dessein.
Est-ce parce que l’équipe, bâtie par l’avant et pour le trio Benzema - Mbappé - Griezmann, était amputée des deux tiers de son attaque habituelle qu'elle a peiné ? Possible. Mais une chose est sûre : Didier Deschamps n’a pas perdu sa soirée. Il a vu ses ouailles être - ou se mettre - en difficulté. C’était, aussi, le but d’une telle soirée. Le sélectionneur l’a dit après le match. Il y a des choses à corriger et il a jusqu’au Qatar pour ça. Mais DD sait, aussi, que quel que soit le système, il peut compter sur des gars qui ont le mors aux dents, à l’image d’Aurélien Tchouameni. S’il y en avait un qui méritait de gagner ce vendredi, c’est bien lui.

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