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Le Brésil, nom prestigieux mais adversaire bancal

Le Brésil, nom prestigieux mais adversaire bancal
Par AFP

Le 20/06/2019 à 23:56Mis à jour Le 20/06/2019 à 23:59

COUPE DU MONDE FEMININE - France-Brésil, l'affiche des 8es de finale a de l'allure dimanche au Havre (21h). Mais entre blessures, défense friable et performances inégales, la Seleção aborde ce duel dans des conditions difficiles, malgré la présence de Marta, meilleure buteuse de l'histoire en Coupes du monde.

Sur le papier, l'affiche est prestigieuse. Mais la France n'a pas de raison d'avoir peur du Brésil, son adversaire en 8es de finale de la Coupe du monde dimanche au Havre (21h00). En huit confrontations, les Bleues ont gagné trois fois, pour cinq matches nuls. Forcément, l'affiche France-Brésil ravive dans l'esprit des supporters tricolores l'ivresse des sommets gagnés par les coéquipiers de Zinédine Zidane aux Mondial 98 et 2006. Mais il ne faut peut-être pas s'attendre à pareille opposition.

Défense poreuse

Si le sélectionneur Vadão se défend d'être un "outsider", l'histoire récente de son équipe dit l'inverse. Sur la saison écoulée, l'équipe de France a avalé 13 adversaires sur 14, ne butant qu'en février sur la puissante Allemagne (défaite 1-0). Elle a en outre remporté ses trois matches de poule, avec un seul but (contre son camp) encaissé.

La dynamique est tout autre pour le Brésil: plombée par neuf défaites successives à son arrivée en France, l'équipe sud-américaine est sortie troisième de son groupe, avec un revers démoralisant contre l'Australie (2-3), pourtant menée de deux buts. C'est la marque de fabrique de ce Brésil-2019: capable de marquer assez facilement, surtout avec Cristiane auteure d'un triplé contre la Jamaïque (3-0); capable de s'écrouler à tout moment, à cause d'une arrière-garde souvent défaillante.

Le Brésil a affiché ses limites face à l'Australie

Le Brésil a affiché ses limites face à l'AustralieGetty Images

Les défenseures centrales Monica et Kathellen, joueuse de Bordeaux, sont très régulièrement prises à défaut, notamment sur les longs ballons qui retombent dans la surface brésilienne. Leur mauvais placement et leur manque d'agressivité ont coûté cher contre l'Australie et elles n'ont pas été plus rassurantes face à l'Italie malgré la victoire (1-0).

Le milieu de terrain n'offre pas non plus toutes les garanties nécessaires au haut niveau, surtout quand Formiga n'est pas là. Suspendue contre l'Italie, la doyenne du PSG (41 ans) est par ailleurs touchée à une cheville. Vadão mise cependant sur son retour face aux Bleues, ce qui offrira "plus de stabilité aux jeunes joueuses".

L'état de forme de la Seleção, privée de trois titulaires potentielles sur blessure avant le Mondial, est loin d'être optimal: Andressa (FC Barcelone) est forfait pour le reste du tournoi et les deux autres stars d'attaque ont tiré la langue contre l'Italie. "Nous ne voulions pas perdre Cristiane et Marta, en forçant trop avec elles ça pouvait arriver", a dit le sélectionneur pour justifier leurs remplacements en fin de match.

Attaque de stars

Tout n'est pourtant pas si noir pour la sélection "auriverde" qui, à son crédit, dispose d'individualités fortes et expérimentées. "Rainha Marta" (la reine Marta), sacrée six fois meilleure joueuse du monde, fait encore parler sa rage de vaincre et sa vista. "Elle montre sur le terrain ce qu'est une mentalité de gagnante", l'encense la défenseure Tamires. "Elle a l'énergie" et le talent pour être "le point d'équilibre de l'équipe", complète Monica à propos de "l'icône" brésilienne, détentrice du record absolu de buts en Coupes du monde (17 en cinq éditions), devant l'Allemand Miroslav Klose.

En attaque, le Brésil peut aussi s'appuyer sur la puissance et l'efficacité de Cristiane. L'ancienne joueuse du PSG, muette contre les Italiennes, a montré toute l'étendue de sa palette technique contre la Jamaïque: timing parfait pour marquer de la tête, combativité sur le deuxième en se jetant au second poteau, force et précision de son pied gauche sur un coup franc direct synonyme de triplé.

Moins tranchante face à l'Italie, Cristiane a laissé le beau rôle à Debinha. Sa vivacité a été récompensée par le penalty obtenu, celui de la qualification au tour suivant. Les Bleues devront se méfier tout particulièrement de la petite N.9, la plus percutante de la bande. En novembre, Debinha n'avait disputé que la seconde période lors de la défaite contre l'équipe de France (3-1) en préparation au Mondial. Marta et Cristiane n'étaient pas là. Dimanche, ce sera donc un tout autre match.

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