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Mandanda de retour, pluie de cartons, Diallo le goleador : les tops et les flops de samedi

Mandanda de retour, pluie de cartons, Diallo le goleador : les tops et les flops de samedi

Le 18/08/2019 à 10:35Mis à jour Le 18/08/2019 à 10:58

LIGUE 1 - Steve Mandanda en mode sauveteur de l'extrême, Habib Diallo marche toujours sur l'eau, Monaco continue de couler et une averse de cartons rouges : voici les tops et les flops de la 2e journée de championnat.

Les tops

Mandanda, capitaine flamme

Le capitaine tient encore la baraque. Fortement sollicité en fin de rencontre face à Nantes, le gardien de l'Olympique de Marseille a permis son équipe de repartir avec un point de la Beaujoire. Mandanda en héros sans cape, ce n'est pas une nouveauté pour l'OM. C'est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que Mandanda, parti cet été à Merano pour retrouver une condition physique plus propice aux besoins de son poste, est en voie de redevenir celui qu'il a été. La mauvaise, c'est que Marseille manque d'équilibre pour parvenir à ses fins en compétition.

Lucide, André Villas-Boas a reconnu que sans son gardien, c'est la défaite qui attendait son équipe. "A partir de 60 minutes, le match a changé, Nantes s'est créé des occasions et Steve (Mandanda) a sauvé ce point pour nous", a souligné le technicien portugais. "Steve a fait de belles interventions, il a été décisif pour que ce match se termine à 0-0. C'est un bon signal, sur l'état d'esprit, et pour sa confiance avant les matches internationaux de la France."

Steve Mandanda lors de Nantes-OM / Ligue 1

Steve Mandanda lors de Nantes-OM / Ligue 1Getty Images

Habib Diallo en Ligue 1… comme en Ligue 2

Umut Bozok l'a prouvé avec Nîmes la saison dernière : confirmer en Ligue 1 une grosse saison à l'étage inférieur est loin d'être automatique. Mais Habib Diallo, lui, a décidé de taper très fort d'entrée. Deuxième meilleur buteur de Ligue 2 la saison dernière (26 réalisations), l'international sénégalais a d'abord signé son retour dans l'élite par un but à Strasbourg, le week-end dernier. Ce samedi, il a fait encore mieux en voyant double face à Monaco, un adversaire d'un autre calibre sur le papier. Sur penalty d'abord, puis en renard des surfaces suite à un coup franc. Après une timide découverte de la Ligue 1 en 2016-2017, le Messin de 24 ans semble arrivé à maturité. Une très bonne nouvelle pour l'opération maintien des Grenats.

Habid Diallo fête un but lors de Metez-Monaco / Ligue 1

Habid Diallo fête un but lors de Metez-Monaco / Ligue 1Getty Images

La fierté de Patrick Vieira

Patrick Vieira est fier de ses soldats. C'est peu dire que l'OGCN a vécu un été complexe et que le club azuréen a besoin d'hommes dévoués à sa cause. Entre une phase de rachat sans cesse repoussée, et désormais entrée dans sa phase finale, un mercato quasi inexistant, l'entraîneur de l'OGC Nice a eu des maux de tête avant d'entamer la saison. Alors, retrouver son équipe tout en haut du classement apparaît comme une forme de miracle. Provisoire peut-être. Mais ce qui est pris n'est plus à prendre.

Patrick Vieira a surtout aimé l'attitude de ses hommes, venus chercher les trois points à Nîmes en mission commando, couteau entre les dents et bandana attaché à la Rambo. "Après l'expulsion de Racine Coly, il a fallu montrer du caractère et de la solidarité dans ce match... On l'a été", a souligné le champion du monde 1998. "Mon groupe a été, ce soir, exceptionnel. On a montré des vertus de courage et de solidarité. C'est la force de ce groupe. Cette attitude de solidarité m'a plu."

Les flops

Monaco pris dans un ouragan

C'est déjà l'état d'alerte à l'AS Monaco. Oui, le club de la Principauté a joué plus d'une heure à dix sur la pelouse de Saint-Symphorien, et c'est une donnée à prendre en compte dans l'analyse du match. Mais perdre deux rencontres en deux matches sur le même score de 3-0, ne pas marquer un seul but, c'est un signe annonciateur que quelque chose ne fonctionne pas. Le problème s'est déjà installé dans les têtes, car Monaco n'a jamais réussi à se remettre de l'ouverture du score d'Habib Diallo. L'autre problème vient de l'équipe. Il n'y a pas eu de reconstruction et un véritable nouveau départ.

Pour Leonardo Jardim, pas de catastrophisme à l'horizon : tout est une question de temps pour ce projet. "On a travaillé six semaines en préparation avec une équipe, et aujourd'hui on a d'autres joueurs donc il faut qu'on intègre les nouveaux", a tenté d'explique le Portugais. "Notre objectif c'est de travailler toujours plus pour outrepasser ces difficultés. Si tu perds deux ou trois matches, tu peux entrer dans un cycle négatif mais on va essayer d'avoir rapidement une équipe compétitive."

Cartons rouges : ça a dégainé !

Les chaleurs sont loin d'être insoutenables en ce mois d'août. Mais force est de constater que les arbitres de Ligue 1 ont pris un sacré coup de chaud samedi soir. C'est bien simple : il y a eu autant de cartons rouges distribués que de matches disputés à 20h lors de cette deuxième journée (5). Lille, Monaco, Nice et Nîmes - à deux reprises - en ont fait les frais. Pas toujours à juste titre, malheureusement. Si les exclusions de Ruben Aguilar (Monaco) et Pablo Martinez (Nîmes), respectivement pour un tacle mal maîtrisé et une semelle en retard, ne souffrent d'aucune contestation, les autres cas sont bien différents.

Anthony Briançon (Nîmes) a pris le chemin des vestiaires sans que l'on sache pourquoi (propos déplacés ?) alors que Racine Coly (Nice) a écopé de deux jaunes très sévères. Quant à Boubakary Soumaré (Lille), son intervention quelque peu en retard ne méritait pas une telle sanction. De quoi, inévitablement, placer une nouvelle fois le VAR au cœur des débats. Un arbitrage vidéo qui a d'ailleurs permis à l'OM d'obtenir un penalty bien discutable à Nantes plus tôt dans la journée (0-0). Celui sifflé à la 10e minute par François Letexier lors de Nîmes-Nice, et transformé par Wylan Cyprien, est à ranger dans la catégorie des penalties douteux.

Boubakary Soumaré après sa faute sur Kakuta lors de la rencontre Amiens-Lille / Ligue 1

Boubakary Soumaré après sa faute sur Kakuta lors de la rencontre Amiens-Lille / Ligue 1Getty Images

Lille, le coup de la panne

Le LOSC a perdu Nicolas Pépé ou encore Rafael Leão et va devoir s'adapter. Portés par Victor Osimhen la semaine dernière contre Nantes (2-1), les Dogues pensaient déjà avoir trouvé la solution offensivement. Mais samedi soir, ils sont restés muets à Amiens (1-0), étant même sanctionnés en contre à vingt minutes du terme. En Picardie, les Nordistes n'ont certes pas été aidés par l'exclusion de Boubakary Soumaré (38e). Mais ils n'ont jamais pris le dessus dans le jeu, y compris en première période, et n'ont pas cadré la moindre frappe.

Une bien triste performance malgré la nouvelle titularisation d'Osimhen, qui n'a tiré qu'une fois, et celle de Yusuf Yazici, présenté comme le successeur de Pépé mais qui n'a touché que trop peu de ballons dans la zone de vérité (seulement deux dans la surface). La dernière fois que les hommes de Christophe Galtier avaient échoué à trouver la faille, c'était à Toulouse, en avril dernier (0-0). Ils avaient frappé 16 fois au but et ouvert le score par Thiago Mendes avant que le VAR n'intervienne de manière… surprenante, tout du moins. Il est évidemment trop tôt pour s'alarmer, mais Lille a du boulot pour confirmer sa superbe saison dernière.

Christophe Galtier lors de la rencontre Amiens-Lille / Ligue 1
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