Arsène Wenger n'est pas du style à abdiquer. Renoncer n'est même pas vraiment dans sa nature. Alors dire qu'il n'a pas trop goûté les derniers articles outre-Manche sur les chances des Gunners de venir se mêler à la course au titre est un euphémisme. Avec son flegme légendaire, l'Alsacien est donc monté au créneau avant de défier Liverpool dans un choc à ne pas manquer pour les deux équipes.  Pour lui, ses artilleurs ont encore des cartouches dans leur manche pour venir décrocher le trophée de champion même s'ils comptent neuf points de retard sur Chelsea, qui a fait match nul face à Everton (3-3). "Nous avons un match de moins. Si nous l'emportons, nous revenons à trois longueurs de Manchester. Alors comment pouvez-vous dire que c'est une course à deux alors qu'il reste encore 24 matches à jouer ?", s'agace le Français dans le Telegraph.

Depuis plusieurs semaines, la presse anglaise a une fâcheuse tendance à s'acharner contre les Gunners. Pour les tabloïds, leurs quatre défaites en championnat démontrent l'incapacité des jeunes Londoniens de venir contrecarrer les plans des Blues ou des Red Devils. Bon nombre estiment qu'ils doivent plus regarder derrière que devant. Histoire de sauver les meubles en conservant leur place dans le Big Four.  Autant le dire, Wenger n'est pas de cet avis.  "Je ne pense qu'il y ait autant de différence dans le championnat en ce moment pour dire qu'une équipe domine. Oui, Chelsea est au top mais ils ont déjà perdu trois  matches et nous n'avons disputé que 15 journées", lâche le patron d'Arsenal avant de s'expliquer :  "Quand nous avions perdu contre Chelsea, j'avais prévenu que ce n'était pas terminé et que les Bues allaient perdre des points. Tout le monde m'avait alors regardé comme si j'avais perdu l'esprit. Mais ils ont perdu trois matches et vont en perdre d'autres, ne vous inquiétez pas. "

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Pas inquiet

En clair, Wenger ne croit pas au parcours parfait de Chelsea. Et compte bien en profiter. Les nouvelles forces en présence dans la Premier League comme Manchester City ou encore Tottenham sont là, selon lui, pour jouer les trouble-fête.  Et personne n'est à l'abri d'un faux-pas : "En cas de contre-performance, tout le monde peut sortir du top 4. Il y a beaucoup de pression actuellement.  Chaque saison, il y a toujours des menaces mais nous avons toujours réussi à terminer dans le Big Four. C'est lié à notre qualité", estime Wenger.

La qualité de son groupe, le technicien londonien va pouvoir une nouvelle fois la tester dimanche sur la pelouse d'Anfield.  Privé de Robin van Persie, Eduardo et Nicklas Bendtner, Arsenal, qui récupère toutefois Abou Diaby, doit encore puiser dans ses ressources pour composer sa ligne d'attaque. Encore une fois les petits gabarits devraient donc être l'honneur côté londonien pour permettre d'enchaîner après leur succès contre Stoke City (2-0). Le manque de puissance physique de ses protégés n'inquiète d’ailleurs pas outre mesure le manager français :  "Je suis convaincu que nous avons les qualités techniques, physiques et mentales pour faire face à la pression à ce niveau", lâche-t-il. Une défaite à Liverpool le forcerait peut-être à revoir son discours.  

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