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Après Man City - Arsenal (6-3): Les Gunners sombrent défensivement face à City et loupent le coche

Wenger: "Il faut revenir à la réalité"

Le 14/12/2013 à 19:40Mis à jour Le 14/12/2013 à 23:37

Torpillé par Manchester City (6-3), samedi, à l'Etihad Stadium, Arsenal, déjà battu par Naples mercredi, sort d'une semaine bien compliquée et inquiète défensivement avant de recevoir Chelsea le week-end prochain et d'aborder la décisive fin du mois de décembre.

En l'espace d'une semaine, Arsenal, toujours leader de Premier League avec 35 points, a presque dilapidé toute l'avance dont il disposait sur son trio de poursuivants directs (Chelsea, Liverpool et Manchester City). Malmenés par Everton à l'Emirates Stadium, dimanche dernier, battus logiquement et passés à un but d'une improbable élimination en Ligue des champions à Naples (2-0) et largement surclassé par Manchester City samedi (6-3), les hommes d'Arsène Wenger papillonnent sur tous les plans. Si son bilan global (seulement trois défaites en Premier League après la 16e journée et cinq au total), n'incite évidemment pas à déclencher l'alarme à incendie, la mauvaise passe que traverse Arsenal depuis quelques jours n'arrive pas au meilleur moment.

Face à un City de gala, meilleure attaque de Premier League (41 buts inscris, dont 29 à domicile), les Gunners ont affiché de nombreuses carences. En tout premier lieu en défense, où le back-four, qui retrouvait un Bacary Sagna titulaire mais sans rythme, est passé complètement à côté de son sujet. Un match sans qui coûte à Arsenal son plus grand nombre de buts encaissés face aux Citizens dans une rencontre de championnat. La charnière centrale Mertesacker - Koscielny, pourtant une référence outre-Manche, qui restait sur trois buts encaissés en 180 minutes, n'a d'ailleurs pas rassuré pendant 41 minutes en encaissant deux nouveaux buts et affichant une lenteur certaine. La sortie sur blessure du Français, victime d'une entaille profonde au genou gauche, avant la mi-temps, n'a ensuite pas arrangé les affaires du bloc défensif. Thomas Vermaelen, son suppléant au temps de jeu famélique cette saison, n'a en tout cas montré aucune garantie au technicien Français qui ne sait pas encore combien de temps il devra se passer des services de l'international tricolore. Dans les couloirs, Bacary Sagna et Nacho Monreal, se sont faits manger par le trio Nasri - Agüero - Silva (plus Jesus Navas et James Milner), excellents en phases de contre.



"C'est un mauvais jour, a souligné un Arsène Wenger vraiment désappointé au micro de la BBC Sports après la rencontre. On n'a pas respecté les consignes et on a été trop perméable lorsque Flamini est sorti (remplacé à la 72e minute par Serge Gnabry). On ne peut pas dire qu'ils ne méritent pas leurs buts. Nous, il faut revenir à la réalité, c'est-à-dire défendre collectivement, et on n'a pas fait ça aujourd'hui". Au soir de la 16e journée, Arsenal, avec 17 buts encaissés, laisse donc le titre honorifique de meilleure défense de Premier League à Everton et Southampton (14 buts). C'est la pierre angulaire du système tactique d'Arsène Wenger qui a failli. Les Gunners n'avaient plus concédé trois buts dans une rencontre depuis l'ouverture de la saison et la déroute à domicile face à Aston Villa (1-3).

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Remonté après sa défense, Arsène Wenger ne peut que regretter l'occasion manquée samedi par son équipe. Comme s'il mesurait que ce week-en pourrait prendre des allures de tournant. "Ce qui me fait mal, c'est qu'on avait l'occasion de mettre City à neuf points et ils se retrouvent à trois", a d'abord enragé le technicien alsacien. "C'est une équipe qu'il fallait battre, mais pas plus que n'importe quelle autre. On a joué contre Everton qui était aussi bon que City. On a joué contre Southampton qui était, là encore, aussi bon que City", a-t-il poursuivi, légèrement de mauvaise foi.

Malgré son statut de leader, Arsenal a confirmé sur la pelouse de City son incapacité à réellement hausser son niveau face à ses principaux rivaux à l'extérieur. La défaite face aux hommes de Manuel Pellegrini est notamment venue s'ajouter à celle concédée à Old Trafford, le 10 novembre dernier, face à un Manchester United pas au mieux cette saison (1-0). Lors de la seconde partie de la saison, les Gunners se déplaceront notamment à Tottenham, Liverpool et Chelsea. A cela peut même s'ajouter une visite à Saint-James Park, le 28 décembre prochain, pour y affronter un Newcastle en net regain de forme et de résultats. Comme à l'accoutumé, la fin du mois de décembre en dira beaucoup plus sur ce qu'il passe réellement chez les Gunners et s'ils ont vraiment l'étoffe d'un champion en puissance. Le premier révélateur s'appellera Chelsea que les Canonniers recevront, le lundi 23 décembre, dans leur antre. Un test à ne surtout pas rater. Tous les yeux seront pointés vers l'Emirates.

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