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Arsenal creuse encore

Arsenal creuse encore

Le 05/12/2019 à 23:06Mis à jour Le 05/12/2019 à 23:51

PREMIER LEAGUE - Neuvième match sans victoire toutes compétitions confondues pour Arsenal, battu à domicile par Brighton ce jeudi (1-2). Alexandre Lacazette avait pourtant égalisé (50e) après l'ouverture du score d'Adam Webster (36e), mais Neal Maupay a donné la victoire aux Seagulls (80e). Les hommes de Freddie Ljungberg, qui disputait son premier match sur le banc à l'Emirates, sont 10es.

Arsenal tourne décidément à l’envers. A la recherche de leur première victoire depuis plus de deux mois, les Gunners pouvaient légitimement penser que la réception de Brighton, qui restait sur trois défaites consécutives, serait une occasion en or pour, enfin, retrouver un semblant de confiance. Mais il n’en a rien été.

Peu intimidés par le nom prestigieux de leur adversaire, les Seagulls ont parfaitement su profiter des défaillances défensives londoniennes pour faire chuter Arsenal à l’Emirates Stadium pour la première fois de la saison (1-2) et faire un joli bond au classement jusqu’à la 13e place. De leur côté, les joueurs de Fredrik Ljungberg stagnent à une très décevante 10e position, à treize longueurs du podium.

Tout va de mal en pis pour Arsenal. Tout juste séparés d’Unai Emery, les Gunners n’ont pas réussi à profiter de l’aura de leur ancien joueur Freddie Ljungberg, qui a pris la place du tacticien espagnol sur le banc pour tenter de redresser le club londonien à la dérive. Mais les problèmes semblent bien plus ancrés que cela. Depuis son arrivée, Arsenal a enchaîné un piètre match nul à Norwich (2-2) et désormais une piteuse défaite face aux promus de Brighton, devant des supporteurs médusés par le manque de jeu proposé par leur club treize fois champion d’Angleterre.

Leno était trop seul

S’il y en a bien un qu’on ne peut pas blâmer, c’est Bernd Leno. Seule lueur d’espoir dans le match insipide de son équipe, le gardien d’Arsenal s’est démultiplié pour empêcher Brighton d’ouvrir le score. Alerté dès la première minute de jeu en interceptant un ballon dans les pieds de Connolly, le portier allemand a ensuite enchaîné les arrêts, s’imposant devant Webster (24e), captant plusieurs centres et boxant une frappe de Maupay (33e).

Mais ce qui devait arriver arriva. Sur un corner venant de la droite, Webster a profité d’un énième cafouillage des défenseurs londoniens pour décocher une lourde frappe du point de penalty, ne laissant cette fois-ci aucune chance à Leno (36e), qui semblait bien seul au moment de récupérer le ballon au fond de ses filets. Et si Connolly n’avait pas manqué sa passe en direction de Gross quelques minutes plus tard, Brighton serait même rentré aux vestiaires avec un break d’avance. Et cela aurait été mérité.

Brighton a du cran

Bousculés et apparemment vexés par les remontrances de leur nouvel entraîneur, les Gunners sont revenus de la pause complètement révoltés. Entré en jeu à la place de Willock, Nicolas Pépé a fait beaucoup de bien aux mouvements offensifs de son équipe, combinant avec Ozil ou Lacazette pour secouer un bloc adverse jusqu’alors bien trop peu inquiété. Puis, comme un éclair, Alexandre Lacazette a profité de ce moment de doute pour reprendre un corner d'une belle tête décroisée afin de remettre les compteurs à zéro (55e).

S’en sont suivies vingt minutes de domination lors desquelles le vrai visage d’Arsenal semblait enfin apparaître. Mais, après un but refusé à David Luiz pour une position de hors-jeu (63e), les Gunners ont recommencé à déjouer.

Si Arsenal possède une force de frappe offensive indiscutable, sa défense pose de plus en plus question. Une nouvelle fois hors du coup, l'arrière-garde des Gunners a semblé comme congelée par le froid londonien, laissant le champ libre aux attaquants de Brighton, qui n'en demandaient pas tant pour reprendre confiance. Sur une contre-attaque, le Français Neal Maupay a pris un malin plaisir à montrer à David Luiz qu’il n’était plus que l’ombre de lui-même en sautant vingt bons centimètres plus haut, afin de placer une tête décroisée dans le petit filet de Leno (80e).

Et voilà qu'Arsenal sombre encore un petit peu plus dans la crise. Qu'elle semble loin, l'époque où les Gunners dominaient la Premier League et regardaient tous les grands d'Europe dans les yeux. Ce jeudi soir, Arsenal vient d'enchaîner une neuvième rencontre sans victoire (une première depuis... 1977), et pointe à dix unités de la première place qualificative en Ligue des champions.

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