Les mauvaises langues s'en donnent à cœur joie sur les réseaux sociaux. Avec un message récurrent : "David Luiz joue encore pour Chelsea". Arsenal avait l'occasion de passer devant les Blues au classement avec une victoire à Wolverhampton. Elle se dessinait quand Nicolas Pépé a signé un exploit individuel pour ouvrir le score. Puis tout a basculé quand Willian José s'est écroulé dans un duel avec David Luiz, juste avant la pause. Penalty et carton rouge direct pour l'ancien Parisien. Une double peine dont les hommes de Mikel Arteta ne se sont jamais remis (2-1).
David Luiz est régulièrement critiqué pour son niveau de performance insuffisant. Sur cette action, il a surtout mal défendu. Il l'a payé au prix fort, la conséquence est terrible, mais ce type de mésaventures lui arrive trop souvent. Depuis son arrivée à Arsenal à l'été 2019, le Brésilien a reçu trois cartons rouges et concédé six penalties. C'est un record dont Arsenal et son défenseur se seraient bien passés. Sur la période, aucun joueur n'a été expulsé plus de deux fois en Premier League. Et aucun joueur n'a concédé plus de trois penalties, selon les statistiques de Sky Sports.
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02/02/2021 À 19:58

Arteta veut faire appel

La double peine peut paraître sévère tant le contact de Willian José avec le genou de David Luiz est léger. Pour Mikel Arteta, il est même inexistant. "J'ai vu le ralenti dix fois, avec cinq angles différents, et je ne vois aucun contact, a affirmé l'entraîneur des Gunners après la rencontre. J'aimerais bien voir si le VAR a un angle différent pour voir quelque chose que je n'ai pas vue. C'était une décision importante et s'ils peuvent la justifier, alors je m'excuserai." Arteta a d'ailleurs laissé entendre qu'Arsenal pourrait faire appel. "On va en discuter avec le club et voir ce qu'il y a de mieux à faire", a-t-il annoncé.
David Luiz, qui a manifesté son mécontentement sur Instagram, a trouvé un appui relativement inattendu en la personne de John Terry, son ancien coéquipier à Chelsea. "Il n'y a jamais carton rouge, a-t-il écrit dans un message posté sur Instagram. La double peine… tous ceux qui ont déjà joué un match peuvent voir que David n'essaie jamais de jouer le ballon. En fait, il essaie de s'écarter. Il y a penalty, mais pas carton rouge." C'est le cas classique où l'interprétation du règlement fait débat. Mais cela ne changera pas le résultat.

Un écart abyssal

Ce qui ne change pas non plus, c'est la propension d'Arsenal à finir ses rencontres en infériorité numérique. Au Molineux, ils ont été réduits à dix, puis à neuf après l'expulsion du gardien Bernd Leno en cours de seconde période. Cela porte à neuf le nombres de cartons rouges reçus par les Gunners depuis l'arrivée de Mikel Arteta au poste d'entraîneur il y a un peu plus d'un an. Sur cette période, aucune équipe de Premier League n'a connu plus de trois expulsions. L'écart est abyssal.
Et ce phénomène plombe littéralement Arsenal. "On a montré que c'était totalement différent quand on était à onze contre onze, soulignait Hector Bellerin, le latéral droit des Gunners, après la rencontre. Je dis toujours que ce ne sont pas nos adversaires qui nous battent, c'est nous qui perdons contre nous-mêmes. C'est à nous d'apprendre. J'espère que c'est la dernière fois. Nous étions sur une si belle lancée." Finir le match à onze samedi face à Aston Villa, ce serait déjà un bon départ pour rebondir.
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