"On est très loin de là où on voudrait être, c'est vraiment une saison bizarre". Ces mots, ce sont ceux que Josep Guardiola avait prononcé le 21 novembre dernier. Son équipe de Manchester City venait de se faire piéger par le Tottenham de José Mourinho (2-0). Un revers qui laissait la formation mancunienne à la 10e place du classement avec seulement 12 points, son plus mauvais total à ce stade de la saison depuis l'exercice 2008-09. Les espoirs de titre paraissaient bien minces à l'époque. Deux mois plus tard, ils sont pourtant plus vivaces que jamais.
City a quasiment réalisé un sans-faute depuis sa défaite face aux Spurs. Une série de neuf matches sans défaite, dont sept victoires, qui a propulsé le sextuple champion d'Angleterre à la deuxième place du classement. Deux points seulement derrière son voisin, Manchester United. Et avec un match de plus à disputer. Les hommes de Guardiola sont sur le point de reprendre la main dans cette saison particulière en Premier League, avec un classement homogène où personne ne se détache vraiment. Un retour au premier plan encore improbable il n'y a pas si longtemps. Mais pas inexplicable.
Premier League
Laporte, perdu de vue à City
18/01/2021 À 23:21

La charnière Dias-Stones, symbole d'une défense retrouvée

City payait quelques trous d'air en début de saison. En particulier dans le secteur défensif. Depuis la défaite face à Tottenham, la défense mancunienne a retrouvé toute son imperméabilité avec seulement deux buts concédés sur les neuf derniers matches. "Nous essayons de jouer de la même manière que nous l'avons fait ces dernières saisons et, en défense, nous ne faisons pas d'erreurs, s'est réjoui Josep Guardiola dimanche, après la victoire face à Crystal Palace (4-0). L'année dernière, nous avons fait beaucoup d'erreurs." Le collectif mancunien est plus efficace dans le travail défensif, notamment au pressing.

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Mais la solidité de la charnière constituée par Ruben Dias et John Stones est également à souligner. Le Portugais, recruté à prix d'or l'été dernier (68 millions d'euros), donne la pleine mesure de son talent après une période légitime d'adaptation. Et l'Anglais, régulièrement critiqué pour son inconstance par le passé, a lui aussi haussé le niveau sur le plan de la rigueur et de la concentration. Il est devenu intraitable, pour le plus grand plaisir de Guardiola. "S'il y a un joueur pour qui je suis plus ravi que tout se passe bien, c'est John Stones, a-t-il reconnu. Il joue parce qu'il le mérite."

La résurrection de Gündogan, l'évidence Foden

A l'image de Stones, d'autres individualités de City sont montées en puissance. Notamment au milieu, où la formation de Guardiola a largement souffert du départ de David Silva à l'intersaison. Ilkay Gündogan a endossé le costume de métronome laissé vacant par l'Espagnol. "C'est lui qui imprime le bon tempo", disait l'entraîneur mancunien au soir de la victoire face à Newcastle (2-0) lors du Boxing Day. L'ancien joueur du Borussia Dortmund dépasse largement ses fonctions de milieu. Avec quatre buts lors des six derniers matches, il se montre aussi déterminant en attaque.

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Le constat s'applique aussi pour Phil Foden. Le talent du jeune milieu anglais n'a jamais fait le moindre doute. Guardiola n'en a toujours dit que du bien et s'est appliqué à contrôler son temps de jeu. Mais le gamin de 20 ans n'est pas loin d'être déjà indispensable dans son schéma de jeu. Ultra-actif, imprévisible, Foden apporte tout son dynamisme à une animation offensif mancunienne qui en avait bien besoin. Sa masterclass face à Chelsea (1-3), avec un but et une passe décisive pour couronner une prestation des plus éclatantes, en a été la confirmation.

De Bruyne, what else ?

City n'a pas vraiment pu compter sur ses hommes forts cette saison. En particulier son "serial-buteur", Sergio Agüero, victime de blessures à répétition puis placé à l'isolement après avoir été cas contact au Covid-19, comme plusieurs de ses coéquipiers. Ou Bernardo Silva, longtemps en difficulté avant de reprendre quelques couleurs ces dernières semaines. Mais Guardiola a toujours pu compter sur Kevin de Bruyne. Le Belge assume pleinement son statut de leader d'une équipe dont il est le capitaine. Et il continue d'enfiler les passes décisives comme des perles. Le Diable Rouge en a ajouté une dixième à son actif en Premier League cette saison face à Crystal Palace.
"Que puis-je ajouter ?", répétait l'entraîneur de City au sujet de son stratège belge après la rencontre. "Les managers peuvent aider et faire beaucoup de choses. Mais s'il y a bien un truc qui appartient aux joueurs, c'est le talent. Celui d'aller vers l'avant. Pour un coach, c'est une chance incroyable d'avoir ce type de joueur car cela vous facilite la vie. Il a quelque chose de spécial et je n'y suis pour rien." De Bruyne paraissait souvent un peu seul pour cacher la misère en début de saison. Il n'a rien perdu de son rayonnement avec la montée en puissance du collectif mancunien. Une raison supplémentaire pour City de voir loin dans cette saison pourtant mal partie.

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