Ce devait être le début d'un sprint au bout duquel Manchester United en saurait plus sur sa valeur. Maintenant, les Red Devils savent. Et bien plus tôt que prévu. Éparpillés comme jamais ils ne l'avaient été par Liverpool à Old Trafford, ce dimanche (0-5), les Mancuniens ont pu découvrir à quel point le fossé s'est creusé, en l'espace de quelques mois, entre eux-mêmes et les autres superpuissances du Royaume.
D'ici le 2 décembre prochain, le club mancunien va affronter Tottenham, l'Atalanta, recevoir l'autre ennemi juré Manchester City, puis se déplacer à Villarreal avant de défier ses deux rivaux historiques de Londres, Chelsea puis Arsenal. Et inutile de patienter jusque-là pour avoir la certitude que United ne sortira pas indemne de cet enchaînement un peu fou.
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Fin de la progression

Dix ans et un jour après l'humiliation du derby perdu 1-6, ce cauchemar au Théâtre des Rêves a donc, déjà, mis fin aux illusions entretenues en grande partie par un homme, Cristiano Ronaldo, et souvent bien utile à un autre, Ole-Gunnar Solskjaer, quand celui-ci s'attardait sur la forme pour cacher le fond. Sans des victoires en trompe-l'oeil et arrachées au courage et sur le fil à West Ham (1-2), face à Villarreal (2-1) et l'Atalanta en C1 (3-2), Manchester United serait, sur le papier, le plus mauvais des cadors européens. Depuis mi-septembre, les Red Devils ont aussi cumulé quatre défaites et un nul. Autre perspective.

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En quelques semaines, le club mancunien a déconstruit toutes les certitudes qu'il avait mis un temps fou à trouver pour grimper, au fil des années, dans la hiérarchie du Royaume. Après une lente reconstruction, incarnée par Bruno Fernandes, il avait fini par devenir le principal outsider la saison dernière (2e) après avoir été 3e en 2020, et sixième en 2019. L'exercice en cours marquera, à coup sûr, un retour en arrière.

L'importance du fond

Car la direction mancunienne, peut-être enfermée dans sa si chère réalité économique, a oublié qu'il ne suffisait pas d'avancer pour rattraper les autres. Encore faut-il aller plus vite que ceux-ci. Et pour cela, rien ne sera jamais plus efficace qu'un projet solide, réfléchi et construit. Comme celui de Manchester City avec Pep Guardiola. Comme celui de Liverpool avec Jürgen Klopp. Comme celui de Chelsea avec Thomas Tuchel.

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De la même manière que se séparer d'un entraîneur n'est pas toujours la bonne solution quand les résultats sont mauvais, conserver un manager sur une simple courbe de progression n'est pas franchement un meilleur calcul. Sur le terrain, Manchester faisait de la survie avec un gardien irrégulier, une défense extrêmement fragile et un plan de jeu particulièrement flou.
"Nous devons être plus matures, jouer avec plus d'expérience et pratiquer notre football, confiait Paul Pogba à Sky Sports après une autre déroute, face à Leicester. Il faut trouver la clé de ce changement [...]. Je ne sais pas si c'est l'état d'esprit, mais nous devons trouver quelque chose. Nous devons trouver la mentalité et la tactique pour résoudre ce problème." Et si les joueurs ne savent toujours pas où ils vont, ils savent désormais où ils en sont.
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