Certains avaient prédit un tsunami sur le marché des transferts. Ou au moins, une activité dense apte à bouleverser le petit monde du mercato. On l'attend encore. Dire que les fans de Newcastle tombent de haut est même un doux euphémisme. Cet hiver pour la première fenêtre de transferts depuis leur rachat en octobre par de richissimes propriétaires saoudiens, les Magpies se montrent assez discrets. Incapables d'attirer des joueurs de renom pour prendre le "lead" de leur projet malgré leur statut de club le plus riche du monde.
Tout est pourtant réuni. Le fonds public d'investissement saoudien (PIF) possède des moyens colossaux et la gestion drastique du club par l'ancien propriétaire Mike Ahsley a ouvert de belles perspectives en termes de dépenses tout en respectant les exigences financières du règlement de la Premier League. Surtout, le club est dans l'urgence sportive et présente un besoin vital de se renforcer pour rester dans l'élite. Mais St James' Park tarde à attirer du beau monde.
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A quelques jours de la fermeture du marché, Newcastle n'est bien sûr pas resté inactif. Le défenseur international anglais Kieran Trippier (31 ans) est arrivé en provenance de l'Atletico Madrid pour 15 millions. Et Chris Wood, l'attaquant de Burnley, a signé contre un chèque de…30 millions d'euros après avoir mis 3 buts cette saison.

Chris Wood

Crédit: Getty Images

Une situation sportive qui n'aide pas, surtout en 2022

Si l'arrivée de Trippier était un joli signal, on pouvait s'attendre à un recrutement plus dense. Et plus ronflant, sans faire injure à Chris Wood et même si Amanda Staveley, la nouvelle boss de la "Toon Army" a régulièrement répété son envie de voir le club grandir intelligemment, étape par étape. "C'est frustrant. Nous essayons désespérément d'améliorer l'équipe", a d'ailleurs reconnu le coach Eddie Howe il y a quelques jours. Alors pourquoi ça coince même si d'autres deals sont espérés dans les prochains jours ?
Les raisons sont multiples. Avec un constat clair : Newcastle s'aperçoit que l'argent ne fait pas tout dans le football, même si on a tendance à le croire. La première explication est ainsi évidente : Newcastle ne fait pas rêver sportivement. Le club du Nord Est de l'Angleterre végète dans les bas-fonds de la Premier League. Avec une dix-huitième place et 15 petits points pris en 21 journées, la menace d'une relégation est encore bien présente sur les bords du Tyne. Forcément, cette incertitude n'aide pas à attirer des stars ou des talents, alors que plane le risque de jouer en Championship la saison prochaine - une année de Coupe du monde pour rappel -...
Pour ne rien arranger, le projet de Newcastle n'est pas encore très bien en place. Et il manque ainsi des personnalités d'expérience pour séduire des recrues potentielles. Arrivé en novembre dernier sur le banc pour remplacer Steve Bruce, Eddie Howe n'a par exemple pas forcément un carnet d'adresses bien rempli après avoir entraîné Bournemouth de 2012 à 2020. Et le board du club du Tyneside tarde à se structurer pour épauler la directrice du club Amanda Staveley dont l'expérience footballistique est limitée.

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Le Covid freine les clubs à…. vendre

Les Magpies sont ainsi toujours dans l'attente de la nomination d'un directeur sportif, ce qui n'aide pas à cette période de l'année…Quand on connaît l'importance qu'a pu avoir un homme comme Leonardo dans la dimension prise par le PSG version QSI, c'est même tout sauf anodin. Tout comme la présence d'un coach de renom. Mais pour le moment, Newcastle avance doucement (ou prudemment, c'est selon) en coulisses. Et ça se ressent lors de cette première fenêtre des transferts sous le pavillon saoudien.
Dans un secteur devenu très concurrentiel et notamment en Premier League, Newcastle n'est pas donc pas forcément dans les meilleures conditions pour affoler le marché cet hiver comme Manchester City avait pu le faire très vite en s'offrant par exemple Robinho quelques semaines après être passé sous pavillon émirati. "Tout le monde compare Newcastle à Manchester City. Mais c'était un autre monde en 2008 quand on a été racheté", confirme Mike Rigg, l'ancien directeur sportif de Manchester City, dans The Athletic avant d'ajouter : "La grande différence avec Manchester City est que Newcastle lutte pour son maintien et que son rachat a été fait tard dans la saison. Nous étions une équipe de milieu de tableau et le marché estival n'était pas encore fermé".
Enfin, il y a bien sûr le Covid qui alourdit le contexte. Car encore une fois, la pandémie vient s'immiscer dans les affaires du football. "Nous travaillons dur en coulisses. Mais quand vous ajoutez le Covid à ce tout cela, cela complique encore un peu les choses car les clubs sont réticents à lâcher des joueurs pour éviter de se retrouver face à des soucis s'ils ont de nombreux cas au sein de leur effectif", a résumé Howe la semaine passée. Forcément, ça n'aide pas les Magpies, qui feront cependant tout pour renforcer encore leur effectif, quitte à prendre des noms pas forcément très séduisants. Histoire de réussir leur opération maintien. Avant de vraiment s'activer cet été ?
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