C’est une action qui, à elle seule, symbolise à la perfection la situation dans laquelle se trouve Pierre-Emerick Aubameyang. Samedi dernier, alors qu’Arsenal faisait le siège de la surface de Newcastle et insistait afin d’ouvrir le score juste avant la pause, l’ancien Stéphanois s’est retrouvé dans une position rêvée. Il était seul, à deux mètres environ du but adverse. Martin Dubravka, qui venait de détourner la tête d’Emile Smith-Rowe, n’était plus en état de le gêner. En somme, l’international gabonais n’avait plus qu’à pousser le ballon au fond des filets. Sauf qu’il a manqué de précision, expédiant le cuir sur le poteau.
Ce raté, improbable de la part d’un buteur d’une telle trempe, n’a certes pas empêché les Gunners de faire plier les Magpies (2-0) et de confirmer leur belle remontée au classement. Le club londonien, qui avait débuté l’exercice avec trois revers de rang et se retrouve désormais au contact du Top 4 avant de défier Manchester United à Old Trafford, ce jeudi (21h15). Bien sûr, "PEA" n’est pas pour rien dans le regain de forme de son équipe, au contraire. Mais force est de constater que la gâchette numéro 1 des Canonniers s’est enrayée : seulement quatre buts marqués en 12 matches disputés, et aucun sur les quatre dernières rencontres.
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Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal) contre Newcastle / Premier League

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La forme d'Auba est toujours liée aux buts qu'il marque
Aubameyang traverse une période de disette qui permet au doute de s’installer, comme en témoignent ses deux penalties loupés récemment contre Aston Villa (3-1) et Watford (1-0). Une panne difficilement compréhensible, et ce d'autant plus que plusieurs éléments devraient être de nature à conforter l'intéressé. À commencer par la confiance inébranlable que lui voue son entraîneur, qui lui a même confié le brassard de capitaine en l’absence de Granit Xhaka. "La forme d’Auba est toujours liée aux buts qu’il marque", a constaté Mikel Arteta mercredi, lorsque le sujet a été abordé en conférence de presse.
"Sur le terrain, il fait bien plus que cela, mais évidemment, nous avons besoin de sa contribution, car ses buts sont cruciaux pour nos succès, a poursuivi le technicien espagnol. Cela s’est vu ces dernières années, et ça doit rester son objectif : continuer à faire tout ce qu’il fait actuellement et ensuite, au moment opportun, mettre le ballon au fond des filets." Le coach des Gunners s’obstine d’ailleurs à aligner l’Épervier dans une position d’attaquant axial, lui qui peut aussi évoluer sur les ailes. Idéal, donc, pour bénéficier des centres de Bukayo Saka et consorts et faire gonfler ses stats.

Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal)

Crédit: Getty Images

Pendant ce temps, Lacazette se fait discret

Qu’Arteta opte pour un 4-4-1-1 ou un 4-4-2, le joueur de 32 ans est ainsi systématiquement titularisé aux avant-postes. "Je suis persuadé que notre schéma lui accorde plus de liberté, pour attaquer les espaces plus souvent", a appuyé son entraîneur. Et tant pis si cela conduit Alexandre Lacazette à passer le plus clair de son temps sur le banc. Il faut dire que pour le moment, l’avant-centre français ne parvient guère à briller suffisamment pour contester la hiérarchie établie (un seul but en Premier League cette saison). Et c’est là un autre facteur qui devrait permettre de regonfler le moral de l’ex-Vert.
Même s’il traverse un passage à vide, Aubameyang a donc tout pour retrouver des couleurs : la confiance de son entraîneur, une position sur le terrain qui l’avantage et une concurrence qui peine à faire valoir ses arguments. Reste à régler la mire, désormais. S’il y parvient et que la jeune garde londonienne poursuit sur son irrésistible lancée, alors Arsenal deviendra assurément un prétendant encore plus crédible à l’Europe.

Pierre-Emerick avec Alexandre Lacazette (Arsenal)

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