Le jeu : Un arrière-goût amer d'Euro

A trois éléments près, les latéraux et un milieu, l’équipe de France qui a repris le cours des éliminatoires de la Coupe du monde ressemblait beaucoup à celle qui s’est ratée à l’Euro, il y a deux mois. Sans Hernandez et Pavard, avec Digne et Koundé, ni Kanté, out pour tout le rassemblement et suppléé par le bizuth Veretout dans le onze de départ, les Bleus ont effectué leur rentrée en 4-3-3 avec le petit nouveau de l'AS Roma en position de sentinelle et Antoine Griezmann de retour à droite pour la première fois depuis la Hongrie.
Ce qu’on a vu à Strasbourg mercredi n’a pas été différent de ce que l’on avait vu à Budapest, voire à l’Euro. Une équipe de France pas totalement sereine derrière, un milieu défaillant et une attaque qui manque d’automatismes. Ça ne s’est guère amélioré quand Jules Koundé a été expulsé au retour des vestiaires. Les Bleus, à dix, n’ont rien réussi de convaincant. Ils ne méritaient pas mieux.
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Les joueurs : Lemar et Koundé en plein naufrage, une attaque en plein doute

Plombés par une erreur de Thomas Lemar et l'expulsion de Jules Koundé, les Bleus ont aussi souffert du manque de liant entre Karim Benzema, Kylian Mbappé et Antoine Griezmann. Heureusement, Paul Pogba est toujours aussi en jambes. Les notes des Bleus.

Le facteur X : 1-1

On aurait dû s’en douter. A chaque fois que la Bosnie débarque dans l’Hexagone, ça se termine sur le même score. En 2004, pour la première de Raymond Domenech : 1-1. En 2011, sous Laurent Blanc, les Bleus avaient décroché leur billet pour l’Euro sur le même score. En 2021 ? 1-1.

La stat : 4

Pour la quatrième fois de suite, l’équipe de France a concédé l’ouverture du score. Ce fut le cas contre la Hongrie (1-1), le Portugal (2-2) et la Suisse (3-3, 5 tab à 4) à l’Euro. On s’en souvient. Jamais, depuis le début d’ère DD, cela n’était arrivé à ses Bleus. Comme quoi, et n’en déplaise aux Tricolores, leur défaut d’étanchéité dépasse les dix dernières minutes du temps réglementaire de France - Suisse.
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Le tweet : La seule nouveauté de la soirée

La décla : Didier Deschamps (sur M6)

“C’est plus compliqué à dix, même si on s’est réorganisé pour être plus compact. Mais ce n’est pas ce que l’on cherchait au début du match. On avait l’objectif de prendre trois points. Il faudra en chercher plus sur les deux autres matches".

"Le discours de Deschamps devient de plus en plus inaudible"

La question : La même chose qu'à l’Euro ?

Quatre matches sans victoire. Série en cours. Si on vous avait dit ça au début du mois de juin, vous n’y auriez sans doute pas cru. Et c’est bien normal. Du doublé espéré, fantasmé, à cette soirée de reprise, il y a un monde. Mais une forme de logique et de continuité. Mêmes problèmes. Mêmes personnes. Mêmes conséquences.
Si les Bleus n’ont pas réalisé leur pire prestation de l’été - le match face à la Hongrie conservant une longueur d’avance sur le reste de l'œuvre estivale -, ce France - Bosnie ne fut guère une ode à la joie et au renouveau. Ce que l’on a vu à Strasbourg, dans une Meinau qui doit être la seule à avoir passé une soirée décente alors que les Tricolores n’avaient plus pointé leur nez en Alsace depuis 25 ans, a fortement ressemblé à la partition récité au moins de juin. Munich mis à part. Et l'expulsion de Jules Koundé, en début de seconde période, n'excuse rien. Ce n'est pas comme si les Bleus avaient survolé les débats à onze...
Aucun liant devant entre Mbappé, Griezmann et Benzema. Pogba et son seul pied droit en menace récurrente. Une défense qui ne rassure pas. A l’arrivée : un petit point qui ne fait pas le compte et qui fait désordre. Parce qu’à défaut de briller au quotidien, cette équipe de Didier Deschamps avait pris la bonne habitude de franchir les obstacles bon an, mal an. Petits et grands. Là, elle bute devant. Et c’est plus embêtant.
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