Le jeu : Le chamboule-tout de DD

Didier Deschamps n'en avait pas fait grand mystère. Et il n'avait pas attendu la terne prestation de mercredi pour l'annoncer. Le rendez-vous du Kazakhstan, coincé entre l'Ukraine et la Bosnie, serait celui du roulement. Le périple de 5500 kilomètres et des brouettes et les conditions du match (sur un terrain synthétique notamment) allaient forcer le sélectionneur national à bouger les lignes. Ce qu'il a vu au Stade de France n'étant pas, de surcroît, de nature à le réfréner dans ses ardeurs, il s'est donc exécuté : son 4-2-3-1, Hugo Lloris et Antoine Griezmann ont donc été les seuls rescapés de l'Ukraine.
Les Bleus ont lancé le match avec un quatuor défensif composé de Dubois, Zouma, Lenglet et Digne, un milieu Ndombele - Pogba et, surtout, une animation offensive sans Mbappé mais avec Lemar à gauche, Dembélé à droite et Martial en pointe. Face à une équipe qui, avec ses moyens, n'a pas refusé le jeu, les Bleus ont trouvé la faille suffisamment vite pour ne pas douter. Si le jeu a rapidement penché à gauche, au contraire de mercredi, l'ouverture du score est venue de Dembélé (20e). Le deuxième but, lui, a été offert sur un plateau par Maliy, malheureux buteur contre-son-camp. De la prestation des Bleus, on dira qu'elle a été sérieuse et appliquée. Avec, aussi et ce n'était pas difficile, plus d'énergie que mercredi. N'aura manqué qu'un ou deux buts supplémentaires dans le dernier tiers du match, alors que les locaux avaient baissé de pied.
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Les joueurs : On a aimé Dembélé, Pogba aussi

S'il n'a pas tout réussi, Ousmane Dembélé, absent depuis deux ans en sélection, a amené de la fraîcheur, de l'envie et de la créativité à une attaque tricolore qui s'en cherchait mercredi dernier face à l'Ukraine (1-1). Pogba, de retour dans le onze de départ, a dirigé les débats avec une grande maîtrise.

Dembélé décisif et dans l'esprit… contrairement à Mbappé

Le facteur X : Le Kazakhstan n'a pas verrouillé

Didier Deschamps avait été surpris par les maigres ambitions ukrainiennes mercredi. A cinq derrière, recroquevillés sur leur but, les visiteurs du soir n'avaient pas brillé par leur ambition offensive. Le Kazakhstan, moins calibré pour aller de l'avant, n'a pas suivi l'exemple ukrainien alors qu'on aurait aisément pu imaginer le contraire. La 122e nation mondiale à la FIFA n'a pas été récompensée. Mais les Bleus n'ont pas eu à s'en plaindre.

La stat : 11

Ousmane Dembélé est l'homme des grands écarts. Avant d'entrer en jeu en Ukraine, mercredi, il n'avait plus porté le maillot bleu depuis… novembre 2018. Avant de marquer au Kazakhstan, il n'avait plus trouvé la faille avec le maillot bleu depuis… juin 2018, soit onze matches. Entre l'Italie, en préparation du Mondial 2018 et ce dimanche, il était resté muet.

Le tweet : Ca arrive même aux meilleurs...

La décla : Paul Pogba

Il fallait faire le job, on l'a fait

La question : Joueurs ou système, qui a marqué le plus de points ?

Une victoire. C'était bien la moindre des choses. Repartir de Noursoultan avec autre chose qu'une valise alourdie de trois points aurait fait quelque peu désordre. Les Bleus se sont remis dans le sens de la marche. On ne tirera pas des masses de conclusions individuelles de ce périple, c'est la règle du genre. Mais on n'oubliera pas de saluer les onze qui ont débuté dimanche et participé à plier l'affaire en moins de quarante-cinq minutes. Ousmane Dembélé en tête. La hiérarchie "classique" n'a pas explosé au cœur du Kazakhstan mais, au moins, cette soirée nourrira une forme de concurrence dont Didier Deschamps aurait bien tort de ne pas se servir.
Le rééquilibrage souhaité et mis en place par Didier Deschamps, matérialisé par la titularisation de Thomas Lemar à gauche, dit également quelque chose de la suite et de la voie à suivre, assurément. La défense à trois, on savait déjà qu'elle était à oublier. Cette fois, c'est l'attaque Playstation qui a pris du plomb dans l'aile, de Saint-Denis à la steppe kazakhe. Sans que les Bleus ne réalisent une prestation cinq étoiles, l'organisation française s'est surtout illustrée par sa cohérence globale. Contre le Kazakhstan, ce n'est pas inutile. Ça ne l'est jamais, d'ailleurs. Mais à l'Euro, ce sera indispensable. Et même inimaginable autrement.

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