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Un compte à régler

Un compte à régler

Le 14/10/2019 à 08:04Mis à jour Le 14/10/2019 à 08:05

QUALIFICATIONS EURO 2020 – En juin à Konya, les Bleus de Didier Deschamps ont livré leur plus mauvaise prestation depuis 2013. Si ses conséquences sont aujourd'hui mineures, si les Bleus ne devraient pas rater le train menant à l’Euro, la réception de la Turquie leur offre une belle occasion de se racheter.

Le plus gros gadin des Bleus de Deschamps en compétition officielle. Rien que ça. Le Turquie-France (2-0) de Konya reste une sacrée verrue dans leur histoire. Ce soir-là, les rois du monde, incapable de cadrer le moindre tir, ont perdu pied, piégés par l’envie de leurs adversaires, la fureur d’un stade et par leurs propres indigences.

L’équipe de France, toute championne du monde qu’elle est, a le droit de perdre mais pas comme ça. Et connaissant Didier Deschamps, les murs ont dû sacrément trembler. Cette spectaculaire sortie de route n’a pas eu de conséquence. D’abord parce qu’elle reste le seul faux-pas d’un parcours qualificatif par ailleurs absolument parfait (six matches, six victoires). Reste une vraie cicatrice.

Paul Pogba lors de Turquie - France

Paul Pogba lors de Turquie - FranceGetty Images

Voilà qui tombe plutôt bien puisque la Turquie se présentera ce lundi au Stade de France. Dès vendredi soir, Olivier Giroud prévenait : "On reçoit la Turquie avec une revanche à prendre. On veut remettre les pendules à l’heure." "On se doit de montrer un autre visage et répondre présent", a embrayé Steve Mandanda. Faire preuve d’orgueil donc mais aussi se qualifier pour l’Euro et prendre la tête du groupe. "Ce n’est pas une finale mais c’est un match important par rapport à ce qui s’est passé là-bas, où ce n’était pas l’équipe de France, et aussi par rapport à l’enjeu", résume assez bien Antoine Griezmann.

Terminer derrière la Turquie ? Impensable

Finir deuxième pourrait paraître anecdotique si la qualification est au bout. Mais les Bleus ont un statut, celui de meilleure équipe du monde, et le défendent dans un groupe où la concurrence reste extrêmement relative. La Turquie n’a plus joué la moindre Coupe du monde depuis 2002. Achever cette campagne dans son ombre ferait franchement tache. Les Bleus seraient inspirés de s’en passer alors que les critiques pleuvent de plus belle depuis leur victoire étriquée à Reykjavik (0-1).

Didier Deschamps lors de Turquie - France

Didier Deschamps lors de Turquie - FranceGetty Images

"Si nous sommes motivés, et je pense qu’on le sera…"

Les objectifs sont collectifs mais aussi individuels. Parmi les onze titulaires de Konya, sept pourraient débuter au Stade de France (Lloris, Umtiti, Pogba et Mbappé sont absents). Tous, sans aucune exception, étaient complètement à côté de leurs pompes en juin dernier puisque seul Lloris n’avait pas complètement coulé ce soir-là. Au milieu du naufrage collectif, Raphaël Varane et Lucas Digne, coupables sur l’ouverture du score, ont particulièrement coûté cher à Konya.

Le premier portera le brassard au Stade de France, le second, très bon en Islande, pourrait encore être préféré à Hernandez. "Si nous sommes motivés, je pense qu'on le sera, et préparés comme il se doit, je pense qu'on aura une belle victoire à domicile", lance déjà un Sissoko perdu en juin dernier. Les Bleus en font une question d'honneur. Histoire d'effacer le mauvais souvenir et se lancer sereinement à la conquête de l'Euro.

Vidéo - "Pour les Bleus, ce ne serait pas commun de se qualifier aussi vite"

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