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Juin et les années impaires, la dernière malédiction des Bleus de Deschamps

Juin et les années impaires, la dernière malédiction des Bleus de Deschamps

Le 07/06/2019 à 00:01Mis à jour Le 07/06/2019 à 00:03

QUALIFICATIONS EURO 2019 – Avant d'affronter la Turquie au cours du déplacement le plus périlleux de leur campagne de qualifications, l'équipe de France doit se souvenir que le mois de juin en année impaire ne lui a laissé quasiment que des mauvais souvenirs sous le mandat de Didier Deschamps.

C'est l'histoire d'un mois de conquêtes et de boulettes. L'histoire d'un mois de lumière et de trous noirs. L'histoire d'un mois qui ne connaît pas l'entre-deux. Avec l'équipe de France de Didier Deschamps, le mois de juin tient une place particulière. Les années paires, il lance à merveille des étés enchanteurs avec des matches de préparation souvent maîtrisés, jusqu'à un début de compétition toujours réussi et sans la moindre défaite depuis 2012. Il fut la parfaite rampe de lancement au sacre mondial l'an dernier. Les années impaires, c'est une autre histoire. Juin est une malédiction.

Mieux vaut cela que le contraire. Problème, nous sommes en 2019 et les Bleus jouent le match le plus important de leurs éliminatoires, ce samedi, à Konya face au co-leader du groupe (20h45), la Turquie. Sous le mandat de Didier Deschamps, c'est en juin que les Bleus ont connu leurs plus cruelles désillusions. Entre démission collective, traquenard et improbable faillite individuelle, ils ont offert un large panel de ce qu'ils pouvaient faire de pire. Un festival de mauvais choix qu'avaient inauguré les Bleus de Laurent Blanc à Minsk en 2011 avec un csc d'Eric Abidal et un nul ramené de Biélorussie (1-1) qui les avait placés dans une fâcheuse posture. Le point de départ d'une ribambelle de couacs.

2013 : Première grosse colère et dommages collatéraux

Une tournée en Amérique du Sud, une défaite sans combattre face à l'Uruguay (1-0) et une humiliation face au Brésil (3-0). Dans les vestiaires de l'Arena do Gremio, Deschamps pique sa première colère de sélectionneur : "On peut faire des erreurs, mais pas manquer d'engagement. Nous n'avions ni la tête ni les jambes." Les murs en tremblent encore. Six ans plus tard, il en reste quelques séquelles. Dimitri Payet a longtemps dû ramer pour retrouver la confiance de son sélectionneur et Alexandre Lacazette n'a toujours pas rétabli son image. En Amérique du Sud, son comportement avait déplu à Deschamps et son staff. Malgré une saison de feu à Arsenal, il est toujours boudé par DD.

2013 brésil france paulinho payet

2013 brésil france paulinho payetAFP

2015 : Défaites en série et Euro en pointillés

A un an de son Euro, la France s'avance comme un candidat crédible au titre. Mais elle est balayée par un outsider majeur, la Belgique, au Stade de France (3-4). Les Bleus sont même menés 1-4 à deux minutes de la fin du match. Un sacré coup d'arrêt pour la bande à Didier Deschamps qui aligne ce soir-là son équipe-type. Six jours plus tard, elle tombe de nouveau. En Albanie cette fois (1-0). Les promesses nées de la Coupe du monde au Brésil laissent place aux doutes. Juin 2015 jette un froid et une immense incertitude sur l'Euro.

La déception de Paul-Georges Ntep après la défaite de la France face à la Belgique - 2015

La déception de Paul-Georges Ntep après la défaite de la France face à la Belgique - 2015Panoramic

2017 : Lloris en perdition et les Bleus en danger

La France est sur un boulevard. Invaincue lors des éliminatoires au Mondial 2018, elle se déplace en Suède pour enfoncer le clou et quasiment valider son billet. Elle accroche le nul jusqu'à une improbable dernière minute. Sur un ballon anodin, Lloris sort de ses 16 mètres et rate complètement son dégagement. Du milieu de terrain, Ola Toivonen le lobe, terrasse les Bleus et permet aux siens de prendre les commandes du groupe. L'incroyable boulette du capitaine coûte très cher. La France n'a plus son destin en main.

Pourtant, cette année-là, juin s'était montré plutôt conciliant avec une raclée infligée au Paraguay (5-0) et une victoire pleine de promesses face à l'Angleterre (3-2) grâce à l'intenable duo Ousmane Dembélé-Kylian Mbappé. Mais la France rate le seul match qui compte. Et prolonge la malédiction de juin d'une année supplémentaire. Place à 2019. Désormais champions du monde, les Bleus auront-ils appris de leurs errements passés ?

Hugo Lloris face à la Suède

Hugo Lloris face à la SuèdeGetty Images

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