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Sarri : "Pendant 3 ans, ma première pensée le matin était de battre la Juve..."

Sarri : "Pendant 3 ans, ma première pensée le matin était de battre la Juve..."

Le 20/06/2019 à 14:46Mis à jour Le 20/06/2019 à 15:12

SERIE A - L'ère Sarri a officiellement débuté à la Juventus Turin. Ce jeudi, l'entraîneur italien a été présenté lors d'une conférence de presse forcément très attendue. Accusé de trahison envers le Napoli, l'ex-coach des Blues se dit droit dans ses bottes. Morceaux choisis.

Le premier jour de sa nouvelle vie. Ce jeudi 20 juin, Maurizio Sarri a officiellement débuté son aventure à la Juventus Turin. Si personne (ou presque) n'aurait imaginé cette possibilité il y a encore deux ans, l'ancien entraîneur du Napoli a bel et bien rejoint son ex-meilleur ennemi. Un mariage qui passe mal du côté de la ville du Vésuve, où on le qualifie littéralement de traître. Présenté en conférence de presse, Sarri a eu l'occasion de plaider sa cause.

"Je suis né à Naples et j’ai tout donné pour le Napoli. Dans les derniers mois au club, j’avais un doute entre l’attachement et la fin de cycle. J’ai alors eu des offres italiennes et étrangères. J’ai opté pour la deuxième option en rejoignant Chelsea", a-t-il expliqué. "J’ai préféré partir à l’étranger pour ne pas partir directement dans un autre club italien. C'est une marque immense de respect. En venant ici, maintenant, je respecte ma profession et mon parcours. Je pense que j’ai vécu 3 ans au Napoli où ma première pensée le matin était de battre la Juve. J’ai donné le 110% en vain. S’il faut, je le referais. Maintenant, je suis professionnel. Je donnerais tout ici", poursuit le natif de Naples .

" Je suis dans l’équipe la plus importante d’Italie"

Bien évidemment, Maurizio Sarri s'attend à un accueil on ne peut plus hostile la saison prochaine au San Paolo. "J’ai toujours respecté tout le monde, j’ai toujours tout donné dans chacun de mes clubs. Napoli-Juve ? S’ils m’applaudissent, je sais que ce sera un geste d’amour. S’ils me sifflent, je sais que ce sera également un geste d’amour. Dans tous les cas, je serais content", confie l'ancien entraîneur de Chelsea, qui assure ne pas se voir comme un traître. Pour lui, rejoindre la Juve est tout simplement "le couronnement de sa carrière".

"Je suis dans l’équipe la plus importante d’Italie", a-t-il lâché. Également interrogé sur la question épineuse de sa tenue au bord du terrain, pas forcément adéquate au style de la Vieille Dame, l'Italien, fervent défenseur du jogging, assure qu'il en "discutera avec ses dirigeants". "’J’espère qu’à mon âge, ils ne m’enverront pas tout nu", a-t-il plaisanté. "Sur le terrain, je préfère être en jogging, et dans certains événements en costume, notamment quand je représente le club. C’est aussi dans les contrats", rajoute Sarri.

Sarri veut convaincre les sceptiques

Concernant le scepticisme autour de son arrivée, le successeur de Massimiliano Allegri assure qu'il en est maintenant habitué. "Je suis arrivé à Empoli, les tifosi étaient sceptiques. Au Napoli, ils étaient sceptiques. À Chelsea, ils étaient sceptiques. Une seule méthode : gagner et convaincre. Il faut se divertir et avoir des succès", rétorque-t-il. Quant au fameux épisode du doigt d'honneur, qu'il avait adressé aux tifosi de la Juve avant un match face au Napoli, Sarri parle d'une "réaction exagérée", précisant toutefois qu'il s'en était "déjà expliqué".

"J'ai dit certaines choses, je me suis trompé et elles ont été instrumentalisées", confie l'Italien. Loin de renier son passé, l'ancien coach du Napoli en assume les erreurs. Pour lui, le présent et le futur ne portent qu'un seul nom : la Juventus. On lui souhaite quand même bonne chance pour son retour à Naples la saison prochaine.

Vidéo - Pour Sacchi, l'arrivée de Sarri à la Juve est une "révolution"

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