Il y a quelques jours, Zlatan Ibrahimovic avait assuré (en plaisantant) que l'AC Milan aurait remporté le scudetto avec lui s'il était (re)venu dès le début de la saison. Autant ne pas se mentir, c'est probablement faux. Mais une chose est vraie : depuis son come-back en janvier dernier, l'ex-attaquant du PSG a transformé une équipe alors à la dérive. Et un vestiaire réduit en miettes. Ce mercredi soir, Zlatan a de nouveau inscrit un doublé face à la Sampdoria (1-4), en plus de délivrer une passe décisive. Le patron, c'est bien lui.

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Si le classement du Milan n'a pas vraiment bougé en dépit d'une reprise post-Covid exceptionnelle (8 victoires et 3 nuls), Ibrahimovic a grandement influé sur le retour en forme des Rossoneri. Depuis son arrivée en janvier dernier, il a marqué 9 buts. Et à son actif, il compte aussi 5 passes décisives. Avec lui sur le terrain (et dans le vestiaire), tous ses coéquipiers ont élevé leur niveau. En réalité, ils n'ont pas vraiment eu le choix, au risque de prendre une soufflante de l'éternel Zlatan. Des doutes entouraient son niveau après sa pige en MLS ? Le Suédois s'en est moqué, préférant répondre sur le terrain.

Et maintenant, on prolonge le plaisir ?

Quand il ne marque pas, Ibrahimovic sait se rendre précieux, comme face à l'Atalanta (1-1) vendredi dernier. En pivot, le géant suédois a su faire peser toute sa stature sur la défense de la Dea. Au total, il avait remporté... 29 duels. C'est dire si son physique tient encore la route. Son corps, Ibrahimovic le connaît mieux que personne. Et il l'économise quand besoin est. Dans ce football post-Covid où les équipes traînent parfois un peu la patte, il est évidemment à son aise. Mais même dans le monde d'avant, le numéro 21 milanais avait répondu présent.

Zlatan Ibrahimovic (Milan AC).

Crédit: Getty Images

Ce mercredi soir, au Stade Luigi-Ferraris de Gênes, Stefano Pioli a voulu le faire souffler une fois le score acquis. Mais la réponse fut toujours la même : "Non, je veux encore marquer". L'entraîneur milanais a donc attendu, attendu, attendu... pour finalement le remplacer à dix minutes de la fin. "Ils disent que je suis vieux, mais je suis juste à l'échauffement, a-t-il ironisé au micro de MilanTV après la rencontre. Quand je suis arrivé, j'ai dit à tout le monde qu'il fallait marquer quand on avait des occasions. Aujourd'hui, nous sommes plus concrets. J'espère qu'on va continuer comme ça."

En fin de contrat, Ibrahimovic a désormais trois options : rester à Milan, aller voir ailleurs ou prendre une (improbable) retraite ? Si l'on écarte la dernière option, il n'en reste donc plus que deux. Et avec l'arrivée avortée de Ralf Ragnick aux commandes du club lombard, les chances de le voir prolonger l'aventure sont grandes. Selon les médias italiens, ce n'est plus qu'une question de temps avant que la signature ne soit apposée. "Je suis comme Benjamin Button, j'ai toujours été jeune, jamais vieux", a-t-il lâché à la chaîne du club il y a quelques minutes. On le changera pas.

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