Pendant un bon mois, Zlatan Ibrahimovic a décidé de prendre son mal en patience. Focalisé sur le rush final de cette folle course au scudetto, l'attaquant de l'AC Milan, en accord avec son club, s'est même soumis à un programme sur-mesure pendant plusieurs semaines, alternant programme individuel et entraînement collectif. Le but ? Entrer en jeu lors des dix-quinze dernières minutes des matches pour donner sa contribution dans la quête du titre.
S'il n'a pas trouvé le chemin des filets, le Suédois est parvenu à apporter sa pierre à l'édifice, comme lors de la victoire in extremis face à la Lazio (1-2) le 24 avril dernier, où il a délivré une passe décisive pour le début de Sandro Tonali. Rebelote face à la Fiorentina (1-0) une semaine plus tard, où son pressing a abouti sur une erreur de relance du gardien de la Viola précédant l'ouverture du score lombarde. Et lorsqu'il a senti, parfois, que son corps ne le suivait pas, l'ancien attaquant du PSG a préféré passer son tour, comme lors du match sur la pelouse du Torino début avril. Mais sa présence dans le vestiaire, où il a multiplié les discours, et sur le banc, a été "capital" selon les dires de son entraîneur.
Serie A
La justice italienne ouvre une enquête sur le transfert d'Osimhen au Napoli
21/06/2022 À 16:06
Au final, Zlatan a bien fait de serrer les dents. Revenu en janvier 2020 lorsque l'AC Milan voyageait en eaux troubles, le quadragénaire est parvenu à compléter une mission qui semblait alors irréalisable : faire gagner à son équipe un nouveau scudetto. La Gazzetta dello Sport lui a même délivré une note de 8/10 pour sa saison, bien que tronquée par les blessures : "Une note exagérée par rapport au nombre de matchs joués ? Zlatan est aussi important que Pioli dans la construction de ce Milan. Il a été l'âme de la renaissance et cela doit lui être reconnu aujourd'hui", écrivait le quotidien. Mais ce mercredi, après deux jours d'une énorme fête dans les rues de la capitale lombarde, le couperet est tombé : Ibrahimovic va devoir manquer sept à huit mois de compétition. C'était probablement le prix à payer, et Zlatan le savait.
"L'arthroscopie était programmée depuis quelque temps pour résoudre définitivement l'instabilité de l'articulation grâce à la reconstruction du ligament croisé antérieur, avec renforcement latéral et réparation du ménisque", a indiqué le club sacré dimanche champion d'Italie dans un communiqué. Et maintenant ?

Milan ne ferme pas la porte à une prolongation

Si la nouvelle a quelque peu sabordé le moral des tifosi milanais, sur un nuage depuis dimanche dernier, elle était attendue par les parties en cause. Celui qui fêtera ses 41 ans en octobre prochain a souhaité se faire opérer dès maintenant pour une raison simple : revenir le plus vite possible. En effet, l'hypothèse d'une possible retraite n'est pas d'actualité. Elle n'est pas totalement écartée, certes, puisque tout dépendra des prochaines semaines et l'évolution de sa convalescence. Mais aujourd'hui, Zlatan souhaite poursuivre sa carrière, même après cette nouvelle tuile. Et les dirigeants milanais, Paolo Maldini (directeur technique) et Frederic Massara (directeur sportif) en tête, sont toujours ouverts à cette possibilité.
https://i.eurosport.com/2021/02/08/2988575.jpg
Pour eux, leur attaquant ne sera jamais un fardeau. S'il décide de raccrocher les crampons, son choix sera évidemment respecté. Mais si cette volonté de continuer se confirme, l'état-major milanais se tient prêt à lui prolonger son bail, bien conscient de son importance dans le vestiaire. Ce mercredi, le Corriere della Sera évoquait d'ailleurs dans son édition du jour un contrat annuel assorti d'un salaire de 2,5 millions d'euros, en plus de bonus liés aux objectifs.
Vainqueur de son 34e titre dimanche, Zlatan avait sous-entendu cette possibilité avant son discours devenu viral sur les réseaux sociaux. "Ne vous inquiétez pas les gars, je n'arrête pas ou quoi que ce soit", plaisantait-il avant de s'adresser à ses coéquipiers. Et la tendance n'a certainement pas changé depuis. "En tout cas, cela ne sera jamais un problème d'argent, mais uniquement de condition physique et de volonté", nous fait-on remarquer au sein du club lombard, qui a bouclé en coulisses la venue de Divock Origi en provenance de Liverpool.

La pause pour le Mondial peut favoriser son retour

Si cette absence de sept ou huit mois se confirme, le numéro 11 milanais devrait donc manquer toute la première partie de saison de son équipe. Pour ne pas perdre le contact avec ses coéquipiers, une partie de sa réhabilitation devrait d'ailleurs se dérouler du côté de Milanello, où le staff médical du club lombard surveillera l'évolution de sa convalescence sans la brusquer. En cas de complications, la donne pourrait changer concernant son futur proche, même si personne ne souhaite prendre en compte cette hypothèse. La pause liée à la Coupe du monde au Qatar, programmée après le week-end du 12-13 novembre et probablement jusqu'au 5-6 janvier 2023, pourrait être un allié de poids.

Le crépuscule de Zlatan : "Son physique commence à lui dire d'arrêter"

Dans le meilleur des mondes, Ibrahimovic pourrait donc faire son retour en tout début d'année prochaine à 41 ans. Dans le cas contraire, une reconversion en tant que dirigeant au sein de son club n'est pas à exclure. Toujours selon le Corriere della Sera, cette hypothèse est bien sur la table du côté de Casa Milan, le siège du club. Aujourd'hui, ce n'est toutefois pas le plan A. Malgré un sentiment légitime du devoir accompli, Zlatan compte poursuivre sa mission... sur le terrain.
Serie A
Buffon sur Di Maria : "Dans la Serie A actuelle, il serait comme Maradona"
20/06/2022 À 12:32
Serie A
La piste Lukaku "faisable", l'après-Skriniar anticipé : Marotta décrypte le mercato de l'Inter
20/06/2022 À 10:28