"Le plus gros talent du football de ces vingt dernières années", "un monument", "le joueur du siècle", "parmi les grands de l'histoire"... Après l'annonce de la retraite de Zinedine Zidane à l'issue de la prochaine de Coupe du monde, une avalanche d'hommage est venue saluer le meneur tricolore, saluer un technicien hors-pair doté d'une vision du jeu, d'une maîtrise technique et d'un sens de la passe hors du commun.
Un don qui lui a permis de décrocher les plus grands titres. Coupe du monde, Championnat d'Europe, Ligue des Champions, Coupe intercontinentale, championnats d'Italie et d'Espagne,... le maitre à jouer français a trusté tous les principaux trophées de la planète football mais au vu de son immense talent et des clubs dont il a défendu les couleurs, Zidane aurait pu ajouter de nombreuses autres lignes à son fabuleux palmarès.
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La Juve, Poulidor du foot !
Après une exceptionnelle campagne européenne avec Bordeaux en 1996, marquée par une victoire éclatante face au Milan AC, un but surréaliste de 40 mètres face à Séville et une place de finaliste en Coupe de l'UEFA, Zidane a connu deux premières saisons en Italie aux allures de triomphe. Titre de champion pour son baptême en Serie A avant une année 98 retentissante récompensée d'un sacre en championnat, en coupe du monde, d'une finale de Ligue des Champions et surtout du Ballon d'Or. Le monde avait alors trouvé l'héritier de Pelé ou Maradona...
Sans que son talent ne soit jamais remis en cause, Zidane a connu une suite de carrière moins généreuse en titre. Excepté un Euro 2000 exemplaire, le numéro 10 de l'équipe de France a dû attendre 4 ans avant de regoûter aux saveurs des trophées. A la tête d'une Juve friable mentalement, véritable Poulidor du football européen, battue en finale de Ligue des champions en 97 et 98, deuxième de Serie A en 2000 et 2001, le meneur tricolore n'a jamais été en mesure de retrouver la voie du succès. C'est pourquoi, malgré le soutien inconditionnel du public et du staff piémontais, Zizou a préféré rejoindre le grand Real, pour tenter de décrocher le seul titre qui lui manquait alors, la Ligue des Champions.
La consécration avant la chute
Comme en Italie, ses deux premières saisons sur le sol espagnol ont été synonyme de réussite et même d'apothéose puisque lors de sa première année en Liga, en 2002, Zidane décrochait son Graal, une consécration en C1 grâce à la désormais fameuse "volée de Glasgow". le capitaine des Bleus ne pouvait rêver plus belle entrée en matière mais il ne se doutait certainement pas qu'après un titre en champion d'Espagne en 2003, il ne gagnerait plus rien.
Malgré la venue tour à tour des plus grands sous le maillot merengue (Ronaldo, Beckham...), le club madrilène allait payer cher ses erreurs de casting et mauvais choix tactiques. Oubliant de construire une équipe, en se contentant de faire venir les meilleurs attaquants, laissant filer Claude Makelele, véritable poumon du milieu de terrain, et ne recrutant aucun défenseur de renom, le Real s'enlisait.
La succession des entraîneurs, l'arrivée de l'armada brésilienne avec Baptista et Robinho n'y changeait rien. Plombé par une mauvaise ambiance dans les vestiaires, Madrid signait trois saisons blanches consécutives qui ont certainement pesé lourd dans le choix de Zidane. Toujours adulé par les supporters de Bernabeu, présenté comme un des meilleurs joueurs de l'histoire du club, le Français peut avoir des regrets. Espérons que la Coupe du monde lui permettra de faire des adieux à la hauteur de son talent..
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