Zinédine Zidane

  • Le contexte :
Le voilà libre comme l’air. Mais pas forcément assagi. En fin de cycle au Real Madrid, Zinédine Zidane a préféré prendre la tangente et partir avec les honneurs plutôt que de s’entêter dans une nouvelle saison piège. Lassé par l’écosystème madrilène, le Français était plutôt candidat à une petite pause bien méritée. Mais les récents échos autour de son cas laissent à penser qu’un nouveau challenge pourrait le titiller. Reste à savoir où.
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  • Les clubs intéressés :
On ne part pas du Real Madrid pour aller n’importe où. La Juventus Turin semblait la destination idoine mais la Vieille Dame semble préférer la candidature de Max Allegri pour un come-back gagnant. Chez les Bleus, la place est prise, tout comme à Manchester United où son nom avait filtré en 2019. De tous les coaches sur le marché, c’est sans doute celui qui aura paradoxalement le moins de candidats sérieux.
  • Ses exigences :
Comme tous les coaches, un effectif taillé pour la gagne. Outre son salaire de 12 millions d’euros par an, ZZ ne saurait se satisfaire d’un club ne visant pas la victoire finale en C1. Pour le contenter, il faudra donc un projet emballant et gagnant d’entrée. Ils ne sont pas si nombreux au temps du Covid.
  • La stat qui claque sur son CV : 3
Comme son nombre de Ligue des champions au compteur. Avec Ancelotti et Paisley, il trône tout en haut des entraîneurs les plus sacrés en C1. Difficile de faire plus attrayant.

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Mauricio Pochettino

  • Le contexte :
Sur le plan statistique, le PSG vient de connaître sa pire saison depuis l'arrivée de QSI. Arrivé en cours de saison, Mauricio Pochettino n'est que partiellement responsable des mauvais résultats, mais semble déjà en avoir eu assez. C'est en tout cas ce que rapportent The Independent, The Sun et plus sérieusement The Athletic, qui expliquent que l'Argentin, lassé de son faible pouvoir à Paris, envisagerait un retour à Tottenham. Six mois après son arrivée, ce serait une véritable déflagration dans la capitale.
  • Les clubs intéressés :
Il ne semble y en avoir qu'un, mais de manière assez sérieuse. TF1 et Sky Sports ont confirmé qu'une réunion avait eu lieu entre Pochettino et Daniel Levy, le président des Spurs, au sujet d'un éventuel retour. Si le PSG est pour l'instant confiant dans le dossier, le club londonien est à la recherche d'un entraîneur pour la saison prochaine...
  • Ses exigences :
Entraîneur le mieux payé de l'histoire du PSG, et donc de la Ligue 1, Mauricio Pochettino jouit aussi d'un joli pactole depuis son licenciement de Tottenham en 2019 (14,5 millions d'euros environ). Nul doute que l'entraîneur parisien voudra garder un salaire similaire à celui qu'il touche aujourd'hui. Mais il souhaiterait aussi un rôle plus puissant dans le club, lui qui est dit frustré actuellement par certains fonctionnements au PSG.
  • La stat qui claque sur son CV : 3
Soit le nombre de jours qu'il lui a fallu au PSG pour remporter son premier trophée. Avec une Coupe de France en plus depuis, Pochettino a vaincu son signe indien et montré qu'il pouvait gagner. Pour Tottenham, sans titre depuis 2008, ça peut faire toute la différence.

Massimiliano Allegri

  • Le contexte :
Il est sans banc depuis 2019, et à chaque période d'incertitude autour de l'avenir d'un grand coach, son nom revient. Massimiliano Allegri est libre depuis deux ans, et associé à plusieurs clubs, dont le plus sérieux est la Juventus Turin, qu'il a dirigée pendant cinq saisons auparavant. Selon Sky Italia, sa signature n'est plus qu'une question d'heures.
  • Les clubs intéressés :
Pour un tel coach, qui a remporté cinq Scudetti avec la Vieille Dame, les prétendants affluent, et les noms sont ronflants. Ainsi, le PSG l'a déjà approché comme en 2019, selon la Gazzetta dello Sport, et où Leonardo l'apprécie tout particulièrement, tandis que le Real Madrid aurait également tenté d'en faire le successeur de Zidane. Mais le cœur du technicien italien semble bel et bien destiné à la Juve.
  • Ses exigences :
Il doit bien entendu vouloir à Turin un effectif en passe de retrouver l'élite du football italien, après l'anomalie de la quatrième place cette saison. Son arrivée devrait être liée à un départ de Cristiano Ronaldo, les deux hommes ne s'entendant pas bien, et à une volonté de tout établir sur le "collectif".
  • La stat qui claque sur son CV : 100%
Avec la Vieille Dame, Allegri a toujours remporté la Serie A, lors de ses cinq saisons sur le banc des Bianconeri, dont deux fois avec la Coupe d'Italie en plus. C'est en C1 que la situation était plus compliquée, et là où il sera aussi jugé.

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Crédit: Getty Images

Antonio Conte

  • Le contexte :
Champion, et puis s'en va. Visiblement pas prêt à subir la cure d'austérité qui se prépare à l'Inter Milan, Conte a préféré claquer la porte, quelques jours seulement après l'épilogue d'une saison historique pour les Nerazzurri. Comme à la Juve et à Chelsea, l'entraîneur italien part fâché avec sa direction, qui lui aurait déjà trouvé un successeur en la personne de Simone Inzaghi.
  • Les clubs intéressés :
Ils ne sont pas nombreux à pouvoir se payer les émoluments d'Antonio Conte (entre 11 et 12 millions d'euros par saison à l'Inter, l'homme le mieux payé du club), mais des discussions ont eu lieu avec le Real Madrid selon RMC Sport, alors que le PSG garde un oeil sur la situation en cas de départ de Pochettino. Peu de prétendants sérieux cela dit, symbole que Conte s'est peut-être "grillé" pour les grands clubs désormais.
  • Ses exigences :
Elles sont gigantesques, comme à chaque fois. Conte est un homme aussi ambitieux qu'épuisant, et les raisons de ses relations tendues avec toutes ses directions se trouvent peut-être là. Le club qui voudra mettre la main sur lui doit s'attendre à devoir réaliser des mercatos en adéquation avec les ambitions de l'Italien et ses demandes.
  • La stat qui claque sur son CV : 71,4%
Sur les dix dernières années, et ses sept saisons en club, Antonio Conte a gagné cinq fois son championnat national, avec trois clubs différents (Juventus, Chelsea, Inter), soit 71% du temps. Ses deux derniers titres, avec les Blues et les Nerazzurri, ont montré des équipes avec un football très agréable. Ça peut jouer, sans aucun doute.

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Maurizio Sarri

  • Le contexte :
L'Italien sort de trois années bien différentes. En 2019 avec Chelsea, Sarri remporte la Ligue Europa en finissant à une honorable 3e place en Premier League. Assez pour convaincre la Juventus Turin, qui en fait son entraîneur pour la saison suivante avant de le limoger en fin d'année, après le fiasco de l'élimination par Lyon en Ligue des champions. Après un an loin des bancs, le tacticien semble prêt à reprendre du service.
  • Les clubs intéressés :
Ils sont très nombreux, en Italie et en Angleterre. Sarri semblait sur les tablettes de l'AS Rome et de l'Inter. Le club de la Louve a finalement privilégié José Mourinho, quand Sarri a lui décliné l'offre des Nerazzurri selon Sportitalia. La Gazzetta dello Sport rapporte qu'Arsenal et Tottenham sont intéressés par son profil, avec une piste plus "plausible" menant aux Spurs.
  • Ses exigences :
Probablement la possibilité d'installer un 4-3-3 à "pointe basse", sa marque de fabrique, qu'il n'a pas forcément eue à la Juventus, Pjanic n'étant pas fait pour le rôle de regista. Sa tactique est connue, il lui faut les joueurs pour la mettre en place et être performant. Son retour en Italie semblait aussi être la conséquence de son désir d'être proche de sa famille et de ses parents. A suivre...
  • La stat qui claque sur son CV : 876
A 62 ans, Maurizio Sarri a déjà entraîné 876 matches depuis 1990. Une expérience difficilement égalable et qui joue en sa faveur.

Christophe Galtier

  • Le contexte :
Comme Conte, il a décidé de partir après un titre de champion. Pour Christophe Galtier, c'est peut-être plus parce que c'est la fin de cycle, et pas forcément une crainte d'ambitions à la baisse comme l'Italien. Son départ de Lille semble toutefois synonyme d'une arrivée ailleurs, sans répit. Si une première aventure à l'étranger comme entraîneur principal a paru possible un moment, Galtier devrait néanmoins rester en Ligue 1 l'an prochain.
  • Les clubs intéressés :
Il y a eu Lille, qui souhaitait le garder. Il y a aussi eu Naples, qui semble toutefois aussi s'orienter sur d'autres pistes. Il y a également eu Lyon, que Galtier a sérieusement considéré, mais qu'il n'entraînera pas d'après RMC Sport et L'Equipe. Il y a surtout Nice, et le projet autour du groupe INEOS, qui ne laisse pas l'entraîneur français insensible. Aux dernières tendances, c'est là que l'ancien du LOSC ira poser ses valises.
  • Ses exigences :
À en croire son interview dans L'Equipe, "(s)on choix ne sera jamais fait sur l'aspect financier". On parle cela dit du double de son salaire lillois qui l'attend sur la Côte d'Azur, ce qui ne peut pas être anodin. Toujours est-il qu'un projet ambitieux, comme celui du LOSC promis il y a quelques saisons, avec des ambitions européennes à court-terme semble être ce qui tente Galtier avant tout.
  • La stat qui claque sur son CV : 3
Soit son nombre de trophées de "meilleur entraîneur de la saison" en Ligue 1, avec respectivement Saint-Etienne (2013) et Lille (2019 et 2021), autrement dit pas des mastodontes du championnat de France. Preuve de la qualité de Christophe Galtier comme entraîneur principal, si preuve il fallait.

Christophe Galtier, coach de Lille et champion de France

Crédit: Getty Images

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