Le jeu : On a vu que les Parisiens

Le Paris Saint-Germain semble déjà au point, l'Olympique Lyonnais en est très loin. Même sans Thiago Motta, le référent de Laurent Blanc, les Parisiens ont déployé leur jeu de possession avec beaucoup de réussite. Adrien Rabiot a parfaitement remplacé l'Italien et le collectif parisien a réaffirmé ce qu'on a pu percevoir tout au long de la préparation : un été ne suffit pas à faire perdre le fil à ce PSG. Encore une fois, dans les transmissions, c'était parfait. Et, s'il y a eu du déchet dans la finition, les Parisiens ont également su se montrer très percutants malgré le positionnement flou d'Ibra et Cavani.
Pour les Lyonnais, la saison passée semble bien loin. Eux qui séduisaient par leur jeu collectif et offensif n'ont cadré qu'un seul tir, à la 89e minute de jeu. Battus dès la relance parisienne, ils ont toujours couru après le ballon. Les hommes d'Hubert Fournier n'ont jamais trouvé les solutions pour surmonter leurs nombreuses absences dans le secteur offensif (Grenier, Fekir, Njie) et trouver des repères dans leur 4-3-3 d'un soir.
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Le PSG vainqueur du Trophée des champions 2015

Crédit: AFP

Les joueurs : Lopes surnage face aux individualités parisiennes

Il leur reste du chemin avant de s'imposer dans l'effectif parisien mais les prestations d'Adrien Rabiot et Serge Aurier plaident en leur faveur auprès de Laurent Blanc. Le technicien parisien a préféré Rabiot à Stambouli pour remplacer Motta. Le jeune joueur formé à Paris lui a répondu avec une prestation impeccable, dans le plus pur registre de son aîné italien. Très en vue sur son côté droit, Serge Aurier s'est, lui, montré décisif. Auteur de l'ouverture du score et à l'origine du deuxième but, il a fait passer deux heures terribles à Henri Bedimo.
Complètement dépassé, le latéral gauche lyonnais n'est pas le seul à avoir sombré. D'Alexandre Lacazette, transparent, à Bakari Koné, aussi rassurant qu'à son habitude, les Gones ont sombré. Seul Anthony Lopes s'est montré à la hauteur, multipliant les interventions. Mais il n'a pas pu empêcher Edinson Cavani d'attaquer la saison comme il avait fini la dernière : en marquant, et joliment. L'Uruguayen a souvent repiqué, avec succès, tandis qu'Ibra décrochait et manquait de réussite dans le dernier geste.

Ce qui aurait pu tout changer : La présence de Nabil Fekir ?

Jean-Michel Aulas l'a réclamée, en vain. Le président lyonnais peut invoquer tout le "fair-play" du monde, son joueur était suspendu et ça s'est ressenti. Les hommes d'Hubert Fournier, également orphelins de Clément Grenier et Clinton Njie, étaient bien démunis à la création. Au point de ne quasiment jamais trouver les attaquants. Ça n'aurait pas forcément suffi à inverser le rapport de forces. Mais au moins l'OL serait-il peut-être parvenu à faire peser un semblant de menace sur la défense parisienne.

La stat : 14

Edinson Cavani est dans la phase la plus prolifique de sa carrière parisienne : depuis la mi-avril, l'Uruguayen a inscrit 14 buts sur les 10 derniers matches du PSG.

Edinson Cavani - PSG 2015

Crédit: AFP

Le tweet qui en rajoute sur la détresse d'Anthony Lopes

La décla : Hubert Fournier (entraîneur de l'OL)

Au-delà de perdre contre Paris, ce qui est inquiétant c'est les états d'âme et les inquiétudes de certains joueurs qui nous pénalisent collectivement et qui les desservent individuellement. Il y a des cas à régler.

La question : Le PSG est-il reparti vers le quadruplé ?

Un match joué et déjà un trophée conquis. Le PSG tourne à plein régime, au point de gifler dès le coup d'envoi de la saison l'OL, pourtant présenté comme son premier concurrent. De concurrence, il n'y a pas vraiment eu samedi à Montréal. Les Parisiens ont parfaitement réussi leur préparation et ils apparaissent déjà deux classes au-dessus du reste du football français.
Oui, l'OL entend encore se renforcer. Mais le PSG aussi, et avec une artillerie beaucoup plus lourde. Oui, les vérités d'août sont rarement celles de mai. En grande difficulté il y a un an, l'OL avait tout renversé par la suite (même s’il s’était montré trop court en fin de saison). Peut-être les Gones en seront-ils encore capables...
En attendant, on peut partir du principe que ce sont surtout les intentions parisiennes qui détermineront à quel point le club de Nasser Al-Khelaifi surclassera la concurrence française cette année encore. Le quadruplé est largement à la portée du PSG. Mais peut-être s'agira-t-il cette saison de concentrer ses forces sur d'autres objectifs. Un PSG émoussé par les joutes européennes, qui lâcherait un peu de lest sur les pelouses françaises, c'est le principal espoir de la concurrence.

Adrien Rabiot, Serge Aurier, Marco Verratti et David Luiz - PSG 2015

Crédit: AFP

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