Le changement, ce n'est pas exactement pour maintenant. Thomas Tuchel aura vraisemblablement une petite impression de déjà-vu pour le premier match officiel de la saison du PSG. Il devrait encore faire face à quelques d'absences, pour diverses raisons, au moment d'établir sa composition d'équipe pour le Trophée des champions face à Rennes. De Thiago Silva à Neymar en passant par Di Maria, plusieurs joueurs majeurs de son effectif sont susceptibles de manquer à l'appel même si Marquinhos, pourtant à peine rentré de vacances, pourrait débuter. C'était déjà souvent le cas la saison passée. Trop souvent.
Mais le changement est là. Tuchel aura encore la marge d'aligner une équipe cohérente dans ce contexte. Avec des joueurs qui jouent à leur poste. C'est une sacrée différence. C'est surtout le fruit d'un mercato enfin cohérent. Il a répondu, au moins en partie, aux besoins essentiels d'un effectif bancal la saison passée. Le mérite n'en revient pas seulement à Leonardo. Antero Henrique avait déjà fait une belle partie du travail avant d'être remercié. Le Brésilien l'a conclu. Tuchel a gagné un groupe plus complet et le départ du Portugais qu'il ne se privait pas de critiquer. Double satisfaction.

Un crédit à retrouver

Trophée des Champions
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01/08/2019 À 22:50
Le retour aux affaires de Leonardo a eu d'autres vertus positives pour Tuchel. L'accent a été mis sur les attitudes. La gestion du cas Neymar en est la plus belle preuve. La fermeté est désormais de rigueur au PSG. Les écarts, c'est terminé. L'entraîneur parisien ne se plaindra pas de ce changement radical de comportement qu'il réclamait déjà la saison passée. Son message a été entendu sans qu'il ait eu besoin de le répéter cet été. Nasser Al-Khelaifi et Leonardo se sont chargés de le faire passer. L'exécutif a repris le contrôle. Désormais, l'Allemand aura tout le loisir de se concentrer sur le sportif.
C'est ce dont il avait besoin pour prouver sa valeur. Pour retrouver un crédit largement entamé dans les derniers mois de la saison passée. Pour sa première année au club, Tuchel a été à l'image de son équipe. Il n'a pas tenu les promesses d'un début de mandat particulièrement positif. Il a craqué avant la ligne d'arrivée. Comme son PSG, si souvent rejoint ou battu à la fin d'un match qu'il avait su bien démarrer. La sanction tombait comme une logique implacable sur une équipe déséquilibrée dans sa structure comme dans son attitude. Cet équilibre, Tuchel l'a gagné cet été.

Le capitaine du navire, c'est Leonardo

Mais il est à double tranchant. Cette marge dont l'Allemand peut désormais se réjouir à tous les niveaux dans la gestion de son effectif le perdra en cas d'échec. Tuchel n'aura plus de circonstances atténuantes. Il est seul en première ligne. Il sera le plus exposé au premier avis de tempête. Il vaudra mieux pour lui que la saison du PSG défile comme un long fleuve tranquille. Et qu'il sache louvoyer pour éviter les tempêtes. L'Allemand tient la barre et aura tout intérêt à s'y accrocher. Car il n'est pas le capitaine du navire. C'est Leonardo, avec tout ce que cela implique.

Leonardo

Crédit: Eurosport

Le Brésilien a fait ce qu'il fallait pour répondre aux exigences de son entraîneur. Il a tout mis en œuvre pour que la cohabitation débute sur les meilleures bases. Comme il l'avait fait au départ de son premier mandat avec Antoine Kombouaré. Le Kanak n'a pas grand-chose en commun avec Tuchel. Mais leurs situations ont des similitudes. Ils n'ont pas été choisis par Leonardo. Kombouaré l'avait payé au premier coup de vent. Une semaine noire, de la défaite au Parc face à Nancy (0-1) à l'humiliation à Marseille (3-0) en passant par une élimination en Ligue Europa, et son sort était scellé.

L'ombre d'Allegri ?

L'ombre de Carlo Ancelotti planait déjà au-dessus de Kombouaré dans les premiers jours de la saison. Un entraîneur italien libre doté d'un CV des plus crédibles et de cette culture du football transalpin si chère à Leonardo. Un peu comme Max Allegri par exemple. Les dés étaient pipés pour le Kanak et pourraient bien l'être aussi pour Tuchel. Leonardo n'avait pas manqué la première opportunité de se séparer de Kombouaré pour introniser Ancelotti. Il y a peu de doute sur sa capacité à procéder de la même manière si Tuchel lui donne la moindre raison de le remplacer.
L'Allemand n'est pas dans cette situation. Du moins, pas encore. Et au fond, il y est déjà préparé. Entre un effectif bancal et les blessures et suspensions qui ont émaillé la saison parisienne, Tuchel avait déjà dû jouer les équilibristes dans sa première année sur le banc du PSG. Pour d'autres raisons, il lui faudra afficher les mêmes qualités. S'il est à la tête d'une équipe plus équilibrée, l'entraîneur parisien marche toujours sur un fil. Mais finalement, il en a l'habitude. Et il n'en est toujours pas tombé.

Thomas Tuchel

Crédit: Getty Images

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