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Ligue des Nations : Pour l’Espagne, le milieu reste le centre névralgique du jeu

Pour l’Espagne, le milieu reste le centre névralgique du jeu

Le 10/09/2018 à 23:49Mis à jour Le 11/09/2018 à 19:52

LIGUE DES NATIONS – Dans la reconstruction de la Roja menée par Luis Enrique, une chose reste immuable : le point fort de l’Espagne se trouve au milieu de terrain. Convaincant contre l’Angleterre (1-2), samedi, le trio composé de Sergio Busquets, Thiago Alcantara et Saul Niguez a semé des promesses. Qui doivent être confirmées contre la Croatie, ce mardi.

Pour faire main basse sur tous les trophées mis en jeu entre 2008 et 2012, l’Espagne s’appuyait sur la complicité, la complémentarité et les automatismes "made in FC Barcelone" entre Sergio Busquets, Andrés Iniesta et Xavi pour imposer son jeu à toutes les sélections d’Europe et du monde. Mais personne ne peut rester au sommet éternellement. Au fil des années, forcément, leurs performances ont décliné et la Roja a enchaîné les déceptions lors des grandes compétitions alors que Xavi (2014) et Iniesta (2018) ont dit en même temps adieu à la sélection. Luis Enrique, le nouveau sélectionneur, doit donc construire un milieu à la sauce moins catalane.

Malgré le riche vivier dont dispose l’Espagne, et alors que David Silva a aussi pris sa retraite internationale, Enrique est allé piocher parmi les joueurs retenus pour le Mondial russe. Et pour la première sortie officielle de cette Roja pas si "new-look" contre l’Angleterre (1-2), samedi, Busquets, Thiago Alcantara et Saul Niguez ont composé le milieu de terrain. Le premier, même s’il n’est plus tout jeune (30 ans), reste incontournable de par sa science du jeu, du placement et sa qualité de passe pour assurer les premières relances. Si les champions du monde 2010 ont dominé les débats dans des proportions que le score ne laisse pas présager face au quatrième du dernier Mondial, ils ont gagné haut la main la fameuse bataille du milieu de terrain à Wembley. Avec Busquets dans un rôle de sentinelle, donc, et Alcantara et Niguez comme relayeurs.

Saul Niguez dans le trafic, Thiago Alcantara en mouvement

En Russie, il n’a pas disputé la moindre minute de la compétition et c’est revanchard et ambitieux qu’il aborde ce nouveau cycle avec l’Espagne. Il ne s'en est pas caché en conférence de presse dimanche : "Je travaille depuis longtemps pour obtenir cette occasion et en profiter. Xavi et Iniesta ont fait de nous les meilleurs du monde. Leur philosophie a marqué un âge d'or. Ce sera difficile de répéter ce qu'ils ont fait mais nous allons aussi essayer de remporter un titre."

Alcantara, de son côté, apporte des garanties dans les circuits de passe et en termes de qualité technique. Mais son physique pourrait l’empêcher de s’imposer durablement avec la Roja puisqu’il est souvent sujet à des blessures. Après l’Angleterre, c’est un autre test de qualité qui se présente pour ce nouveau trio espagnol face à la Croatie, vice-championne du monde. Dans un secteur de jeu où les Croates devraient offrir une véritable adversité avec notamment Modric et Kovacic. Une opportunité de confirmer une première séduisante et surtout de prendre date pour les prochaines échéances.

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