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Bleus : Karim Benzema, un cadre sans états de service

Benzema, un cadre sans états de service
Par Eurosport

Le 05/09/2013 à 22:29Mis à jour Le 06/09/2013 à 14:17

Karim Benzema va atteindre la barre symbolique des 60 sélections, vendredi en Géorgie. Et ceci sans avoir marqué l’histoire des Bleus. Un cas unique.

Présent dans les rangs bleus depuis 2007 et une première triomphale face à l’Autriche (1-0), l’ancien Lyonnais va rejoindre Luis Fernandez, au 26e rang des joueurs les plus capés en équipe de France. Soixante capes, ce n’est pas rien. Au-dessus de Karim Benzema, on ne retrouve que la crème de la crème. Et surtout des joueurs qui, au-delà de leur talent et leur apport personnel, ont participé à une ou plusieurs aventures collectives marquantes et écrit les plus belles lignes de l'histoire du football français. De Thuram (142 sélections) à Fernandez (60), tous les glorieux Bleus ont gagné quelque chose (Coupe du monde, Euro) ou joué une finale de Coupe du monde. Seuls Roger Marche et Marius Trésor échappent à cette règle. Les deux défenseurs ont néanmoins atteint les demi-finales de la Coupe du monde, en 1958 et 1982. Niveau accomplissement, Benzema est lui au point mort. Son fait d’armes ? Un quart de finale d’Euro terminé sans but. Voilà. Si le joueur n’a pas choisi son époque, ses coéquipiers, et ne peut évidemment pas être tenu pour responsable des maux et du déclin du football français, il n’est pas non plus celui qui le tire vers le haut.

AFP

Sa longévité en bleu, le natif de Lyon la doit avant tout au vide abyssal qui s’est installé autour de lui. Il fut un temps où les mauvais résultats et les performances décevantes condamnaient les joueurs ou, tout au moins, offrait une chance aux autres. Ce n’est plus le cas. Parce que l’arrière-boutique et les rayons de la maison bleue sont moins remplis qu’on veut bien laisser l’entendre, et que Benzema, comme d’autres, donne un peu de clinquant à la vitrine. Par les éternelles promesses qu'il traîne dans son sillage, plus que par ses actes.

Karim Benzema bénéficie également de la confiance aveugle des deux derniers sélectionneurs, Laurent Blanc et Didier Deschamps. L’après-Knysna s’est transformé en opération reconstruction autour du Madrilène, qui n’avait pas été convié en Afrique du Sud. Depuis cette prise relative de pouvoir, les joueurs qui évoluent aux côtés de lui n’émettent aucun doute sur ses capacités à tenir le flambeau. Normal. Ni sur ses performances. Diplomatie oblige. Il faut dire que l’exemple vient d’en haut : Blanc l’a défendu sur et en dehors du terrain alors que le Madrilène connaissait quelques soucis judiciaires. Deschamps, lui, s’est concentré sur le rectangle vert. Mais continue à le soutenir de manière indéfectible. De là à ce que cela desserve le joueur, il n’y a qu’un pas.

Si un rapport commandé par José Mourinho la saison dernière laisse entendre le contraire, l’absence de concurrence ne joue pas en faveur de Benzema en équipe de France. Le joueur est constamment préféré à Olivier Giroud qui, néanmoins, devrait l'accompagner sur le terrain et non le suppléer, vendredi à Tbilissi. Benzema reste un premier choix qui ne se justifie aujourd’hui ni par son passé avec les Bleus, encore moins par son présent, mais par son futur. Et l’espoir qui laisse imaginer que sa série noire en équipe de France se rapproche de la fin. Comme toute série à rallonge. De toute manière, Didier Deschamps finira bien par avoir raison : Benzema marquera un 16e but sous le maillot bleu. Reste à espérer que cela arrive le plus vite possible. Ce serait profitable à l’équipe de France. Tout autant qu’à lui.

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