Button : "Une sensation fantastique"

Button : "Une sensation fantastique"
Par Eurosport

Le 14/09/2009 à 11:30Mis à jour

Après trois mois de disette, Jenson Button (Brawn) a enfin renoué avec le podium dimanche lors du Grand Prix d'Italie. Une délivrance pour le pilote britannique. Avec 14 points d'avance sur son coéquipier Rubens Barrichello à quatre courses de la fin, Button se rapproche du Graal.

Le premier tour de la course a-t-il été déterminant?

Jenson Button : Oui, cela a été absolument crucial pour la suite de ma course. Dans le premier tour, Kovalainen avait l'air de ne pas être au mieux. Il freinait trop tard. J'étais juste derrière lui dans la deuxième chicane. Dans Lesmo 1, j'ai pointé le nez et il a commis une petite faute, ce qui m'a permis ensuite de le passer. Si je n'avais pas réussi ce dépassement, j'aurais probablement fini troisième ou quatrième de la course. Après, notre stratégie à un seul arrêt était la bonne.

Est-ce une forme de délivrance de vous retrouver à nouveau sur le podium?

J.B. : C'est une sensation fantastique. . La voiture a très bien fonctionné tout le week-end et l'équilibre était bon en course, ce qui nous a permis de signer des chronos rapides et réguliers quand ça importait. Je suis très satisfait de ma performance et de celle de l'équipe. Rubens était simplement le meilleur aujourd'hui (NDLR: hier), bravo à lui. Huit points, c'est bien. J'en perds deux sur Rubens, mais je creuse l'écart sur les Red Bull.

Avez-vous été inquiet ces dernières semaines?

J.B. : Je crois que nous avons montré en Italie que la Brawn était une bonne voiture. Certains ont pu émettre des doutes sur nous il y a quelques courses, mais nous avons fait un gros effort pour progresser et je pense que nous serons aussi forts qu'à Monza à Singapour.

Le fait que les Red Bull soient distancées rend-il les choses plus faciles pour vous?

J.B. : Facile, je ne sais pas si c'est le mot. Mais j'imagine que c'est mieux que d'avoir trois ou quatre adversaires à surveiller. Pour être franc, je pensais que les Red Bull seraient plus performantes ici. On ne sait jamais, les Red Bull peuvent revenir, nous pouvons connaitre un peu de malchance. Mais a priori, ça va se jouer entre nous.

Est-il possible que votre relation avec Rubens Barrichello se dégrade en fin de saison avec la perspective de lutter pour le titre l'un contre l'autre?

J.B. : Je ne crois pas. Nous avons une excellente relation. Nous sommes coéquipiers depuis plusieurs saisons maintenant. Nous avons toujours bien travaillé ensemble et je ne vois pas pourquoi nous ne continuerions pas à échanger des informations. Mais sur la piste, nous sommes évidemment des rivaux. C'est inévitable. Je sais que les prochaines courses seront difficiles et que Rubens sera un redoutable rival. Mais c'est aussi un challenge excitant.

Comment voyez-vous cette fin de saison?

J.B. : J'ai 14 points d'avance. Ma marge s'est réduite sur Rubens depuis quelques courses. Aujourd'hui, je termine trois secondes derrière. Je dois gérer et rester le plus près possible de lui quand les circonstances me l'imposent, mais j'ai aussi envie de gagner des courses. Je ne veux pas juste rester derrière et compter les points d'avance qu'il me reste. Je veux être compétitif et faire des grands résultats. C'est dans cet état d'esprit que j'irai à Singapour, un circuit que j'adore.

On a beaucoup spéculé sur votre capacité à tenir le choc mentalement en cette fin de saison. Que répondez-vous?

J.B. : C'est votre problème. Moi, je n'évoque jamais cette histoire de pression. Je sais que je suis dans une excellente position, je pilote la meilleure voiture du moment. Il y a énormément de positif et un peu de négatif cette saison. Alors, pourquoi ne devrais-je pas être optimiste?

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