Formule 1
Grand Prix d'Abou Dabi

Bonus-malus : Hamilton boulimique, Alonso honoré et 20/20 pour les pilotes

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Lewis Hamilton (Mercedes) au Grand Prix d'Abou Dabi 2018

Crédits Getty Images

ParStéphane Vrignaud
26/11/2018 à 08:28 | Mis à jour 26/11/2018 à 10:02
@ThePiranhaClub

GRAND PRIX D'ABOU DABI - Lewis Hamilton (Mercedes) a conclu la saison par une 11e victoire et un record de plus, dimanche. Et réservé avec le concours de Sebastian Vettel (Ferrari) la sortie que méritait Fernando Alonso (McLaren).

La note : 4/5

Un double tonneau pour commencer, un parfum de souffre entre Max Verstappen (Red Bull) et Esteban Ocon (Force India), un Daniel Ricciardo (Red Bull) endurant qui a longtemps fait douter Lewis Hamilton (Mercedes)… Un final fumant et somptueux… Difficile de réunir plus d'action et d'ingrédients pour un Grand Prix sans enjeu au championnat.

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Le vainqueur : Lewis Hamilton (Mercedes)

Pas sûr que le Britannique aurait été aussi joueur si le titre avait encore été sur la table. Il a été le seul leader à prendre la direction de la pitlane lors de la voiture de sécurité virtuelle, au 6e tour. Il a eu du mal à faire fonctionner ses "super tendre" mais il a tenu tête à Vettel, arrêté neuf tours après lui. Pour apprécier ce qu'il a réussi, il faut peut-être se pencher sur la course de Valtteri Bottas...

  • Hamilton s'est déshabillé sur le podium pour une raison bien précise

408 points, nouveau total record sur une saison. Cinquième succès consécutif de Mercedes à Abou Dabi, nouveau record là aussi pour un Grand Prix de clôture du championnat.

Le mal payé : Daniel Ricciardo (Red Bull)

Tout ça pour ça ! 33 tours avec des "ultra tendre" pour échouer au pied du podium… L'Australien est en fait resté dans un entre-deux, car s'il avait pu tenir la cadence quelques tours de plus, il aurait pu finir en "hyper tendre" et faire passer un moment difficile à Max Verstappen (Red Bull). "Après mon arrêt, mon avantage en termes de pneumatiques s'est rapidement évanoui", a-t-il dit.

Le démoralisé : Valtteri Bottas (Mercedes)

Dur d'avoir régulièrement le sentiment de piloter dans une division inférieure avec le matériel du vainqueur. Le Finlandais a conclu une année pleine sans victoire - il avait gagné à Abou Dabi en 2017 - dans un fiasco inégalé. Il a perdu ses combats contre Sebastian Vettel et les Red Bull. Il a précipité sa perte en bloquant ses roues à deux reprises et il a été le seul à stopper deux fois. Pour une crevaison lente occasionnée par un contact avec Verstappen, a-t-il expliqué.

Descendu au dernier moment au cinquième rang du championnat, il est le plus mal classé d'un équipier champion du monde depuis Mark Webber (6e) en 2012 chez Red Bull. Il a reçu le prix du pilote auteur du plus grand nombre de meilleurs tours en course (6) cette saison. Une récompense bien dérisoire.

Son patron chez Mercedes, Toto Wolff, a bien résumé la situation en expliquant que le n°2 était un homme à reconstruire moralement…

Le dépassement : Max Verstappen sur Esteban Ocon

Une manœuvre géniale au 6e tour, à la corde du virage n°7. Géniale parce que le Néerlandais a réussi à surprendre - à coup de roues - le Français qui n'avait pas l'intention de se laisser faire après le clash de Sao Paulo.

La question : Fallait-il sanctionner Romain Grosjean ?

Il aurait dû freiner comme Esteban Ocon aurait dû le faire à côté de Max Verstappen à Sao Paulo. Et non, le Français n'avait pas "nulle part où aller". Mais voilà, savoir s'incliner n'est plus une option quand la sagesse le commande. Mieux vaut risquer le crash que passer pour un perdant. Nico Hülkenberg (Renault) a aussi manqué de jugement en ne s'écartant pas. Une erreur partout, une affaire classée pour les commissaires. Même si Grosjean est plus responsable dans cette histoire.

La stat : 20/20

Pour la première fois dans l'histoire du championnat du monde créé en 1950, les 20 pilotes ont disputé l'intégralité des courses (21) au programme de la saison.

Le tweet que l'on n'attendait plus

Le bonus : Le tour d'honneur

Si les donuts sont un classique de fin de saison, Lewis Hamilton et Sebastian Vettel ont été d'une inspiration géniale en escortant Fernando Alonso jusqu'à la ligne droite des stands pour le show final à coups de burn out. Le Britannique et l'Allemand ont offert à l'Espagnol la sortie qu'il méritait. Un geste inoubliable pour "Nando".

Le malus : L'abandon de Kimi Räikkönen

Les hommes de la Scuderia lui avaient fait une haie d'honneur à sa dernière sortie de garage avant sa mise en prégrille, et ils l'auraient tout autant célébré à l'arrivée. Mais une vilaine panne électrique, dès le 7e tour, est passé par là.

La déclaration : Fernando Alonso (McLaren)

Ce week-end sera toujours dans mon coeur. Il y a eu tant de belles choses préparées pour moi par la Formule 1, par mon équipe et par les fans. J'ai été extrêmement occupé et je n'ai pas eu le temps de réfléchir à ce qui se passait. Merci aussi à Lewis et Sebastian pour ce beau dernier tour ensemble. C'était très émouvant. J'ai beaucoup de respect pour eux, ce sont de grands champions et je me sens très privilégié d'avoir couru avec eux pendant la majeure partie de ma carrière.

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