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Räikkönen, Alonso, Leclerc, Ocon, Gasly... Pour eux, Abou Dabi était un au revoir

Räikkönen, Alonso, Leclerc... Pour eux, Abou Dabi était un au revoir

Le 26/11/2018 à 11:15Mis à jour Le 26/11/2018 à 17:14

GRAND PRIX D'ABOU DABI - A Yas Marina, dix pilotes ont fait leurs adieux soit à leur écurie, soit tout simplement à la Formule 1. Parmi eux, évidemment, Fernando Alonso qui ne pilotera plus dans la catégorie-reine en 2019, mais aussi Kimi Räikkönen, Charles Leclerc ou encore les Tricolores Pierre Gasly et Esteban Ocon. Tour d'horizon.

Fernando Alonso

Sa der' à Abou Dabi : S'il n'a évidemment pas pris part à la lutte pour la gagne, Fernando Alonso a fait le show sur ce dernier Grand Prix de la saison. Quand son ingénieur de course lui a fait savoir qu'il y avait "un point à aller chercher", l'Espagnol a rétorqué qu'il en avait "1800" en carrière. Ce point, le double champion du monde (2005 et 2006) ne l'a pas empoché, terminant 11e. Restera l'image de cette séance de donuts à onze titres mondiaux avec Hamilton et Vettel, après la course.

Ce qui l'attend pour 2019 : L'Asturien n'a qu'un objectif en tête : remporter les 500 Miles d'Indianapolis pour compléter sa "triple couronne", à savoir un titre en F1, une victoire aux 24 Heures du Mans et donc la mythique course américaine. Pour sa première participation en 2017, il avait impressionné, mené la course, avant de devoir abandonner.

Charles Leclerc

Sa der' à Abou Dabi : Comme au Mexique et au Brésil, le Monégasque termine à la septième place à Yas Marina. Une nouvelle très belle performance pour sa dernière course au volant de la Sauber, qui lui permet de dépasser Romain Grosjean (39 points contre 37) au championnat du monde, qu'il va achever à la 13e place pour sa première saison en Formule 1.

Ce qui l'attend pour 2019 : Quand il prendra le départ du Grand Prix d'Australie le 17 mars 2019, Charles Leclerc deviendra le plus jeune pilote de la Scuderia Ferrari depuis 1961 et aura changé de statut. Chez les Rouges, le Monégasque remplacera Kimi Räikkönen et tentera de concurrencer un peu plus un Sebastian Vettel qui adorait le Finlandais parce qu'il n'en avait pas peur.

Charles Leclerc, Ferrari, 2018

Charles Leclerc, Ferrari, 2018Imago

Daniel Ricciardo

Sa der' à Abou Dabi : L'éternel sourire de Daniel Ricciardo avait des raisons d'être de sortie ce dimanche à Abou Dabi. L'Australien a livré une course solide achevée à la quatrième place à quelques secondes seulement de son coéquipier, Max Verstappen. Il a même mené la course pendant 17 tours au prix d'un très beau premier relais (34 tours).

Ce qui l'attend pour 2019 : C'est un peu l'inconnu pour lui, qui sera le premier Australien à piloter pour Renault. En revanche, Ricciardo retrouvera le moteur Renault qu'il connaît bien pour l'avoir "subi" ces dernières saisons chez Red Bull. Avec Nico Hülkenberg, "Banana Dan" devra maintenir la marque au losange à la quatrième place des constructeurs. Voire faire encore mieux.

Esteban Ocon

Sa der' à Abou Dabi : La semaine dernière au Brésil, Esteban Ocon avait laissé, avec le concours de Max Verstappen, une bien mauvaise image. Pour sa dernière course en F1 avant 2020, le Français a de nouveau été aux prises avec son rival mais cette fois, il a fait preuve de sang-froid pour éviter l'accrochage. Pour le reste, il a écopé d'une pénalité de cinq secondes pour avoir dépassé la limite du circuit en dépassant Stoffel Vandoorne avant d'abandonner au 47e tour sur problème moteur.

Ce qui l'attend pour 2019 : Ocon, qui a vu les baquets lui passer sous le nez les uns après les autres, sera troisième pilote Mercedes. "Ce que je vois, c’est que je vais bosser avec une équipe championne du monde", a expliqué celui qui a précisé avoir refusé des offres pour courir dans "toutes les autres catégories".

Esteban Ocon (Force India) au Grand Prix d'Abou Dabi 2018

Esteban Ocon (Force India) au Grand Prix d'Abou Dabi 2018Getty Images

Kimi Räikkönen

Sa der' à Abou Dabi : Une dernière chez Ferrari pour le moins frustrante pour le champion du monde 2007. Au chaud à la quatrième place, le Finlandais a d'abord vu Charles Leclerc le passer avant de se plaindre d'un manque de puissance puis de ranger sa monoplace dans la ligne droite des stands. Il achève donc son aventure chez Ferrari avec 150 Grands Prix au compteur, un titre de champion du monde, dix victoires et 51 podiums.

Ce qui l'attend pour 2019 : Retour à ses premiers amours la saison prochaine. A 39 ans, "Iceman" n'avait pas d'envie de retraite et retrouvera Sauber (en lieu et place de Leclerc), soit l'écurie avec qui il a débuté en Formule 1… en 2001 !

Kimi Räikkönen (Ferrari) au Grand Prix du Mexique 2018

Kimi Räikkönen (Ferrari) au Grand Prix du Mexique 2018Getty Images

Stoffel Vandoorne

Sa der' à Abou Dabi : Une course bien anonyme pour le Belge de McLaren. Parti en 18e position, il a un temps résisté à Grosjean et Ocon mais a cédé bien rapidement. Un nouveau zéro pour le coéquipier de Fernando Alonso qui s'est fait manger par son coéquipier en qualification (21-0) toute la saison.

Ce qui l'attend pour 2019 : Remplacé par Lando Norris chez Mclaren, Vandoorne sera pourtant bien occupé en 2019. Engagé en Formule E chez HWA Racelab, l'écurie Mercedes chez les électriques, il sera aussi dans le simulateur de la firme allemande pour 2019.

Carlos Sainz

Sa der' à Abou Dabi : Prêté par Red Bull à Renault cette saison, Sainz a connu son meilleur résultat avec la marque au losange depuis le Grand Prix d'Azerbaïdjan (5e) en terminant 6e de la dernière course de la saison.

Ce qui l'attend pour 2019 : Sainz pilotera une McLaren qui devrait être, selon Fernando Alonso, bien meilleure qu'en 2018. L'Espagnol va connaître sa troisième équipe pour sa cinquième saison en F1.

Pierre Gasly

Sa der' à Abou Dabi : Comme son compatriote Ocon, Pierre Gasly a connu un problème moteur qui l'a contraint à garer sa Toro Rosso. Une fin frustrante pour une très belle première saison complète du Français en F1.

Ce qui l'attend pour 2019 : Une très belle saison qui a tapé dans l'œil du Docteur Helmut Marko, le patron de la filière pilote chez Red Bull. Bilan, le Normand obtient une promotion chez la grande sœur et accompagnera Max Verstappen l'an prochain. Comme lui a dit Ricciardo en conférence de presse jeudi, le Français doit au moins un verre à son collègue pour lui avoir "laissé la place" chez Red Bull. Gasly en a promis "deux".

Pierre Gasly (Toro Rosso) au Grand Prix de Monaco 2018

Pierre Gasly (Toro Rosso) au Grand Prix de Monaco 2018Getty Images

Marcus Ericsson

Sa der' à Abou Dabi : Pour Ericsson, cette escapade aux Émirats s'est résumée à 24 petits tours. Alors qu'il était en huitième position, le Suédois a dû se résoudre à l'abandon, comme au Brésil la semaine dernière.

Ce qui l'attend pour 2019 : Leclerc parti, Ericsson mis sur la touche, Sauber va tout changer pour 2019 avec la paire Räikkönen - Giovinazzi. Le Suédois va rester dans le giron de la marque suisse puisqu'il sera pilote d'essais pour Sauber en 2019. Sa principale activité sera néanmoins le championnat IndyCar avec Schmidt Peterson Motorsports (SPM).

Sergey Sirotkin

Sa der' à Abou Dabi : Le Russe ne laissera pas un grand souvenir en Formule 1. Dernier pilote à avoir terminé à Yas Marina, Sirotkin a été à l'image de saison. Heureusement pour lui, il a pris un point à Monza et ne termine pas l'année avec un zéro pointé.

Ce qui l'attend pour 2019 : On s'en doutait, la nomination de Robert Kubica dans le deuxième baquet Williams pour 2019 l'a confirmé : Sirotkin ne sera pas en Formule 1 la saison prochaine. Soutenu par SMP Racing, présent en endurance, le Russe pourrait rebondir dans ce championnat en 2019.

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