Getty Images

Feu rouge : Ferrari reconnaît avoir "foiré" la qualification de Leclerc

Feu rouge : Ferrari reconnaît avoir "foiré" la qualification de Leclerc

Le 30/11/2019 à 17:37Mis à jour Le 30/11/2019 à 18:34

GRAND PRIX D'ABOU DABI - Ferrari a offert une image embarrassante de ses capacités opérationnelles en envoyant Sebastian Vettel et Charles Leclerc très tard en piste en Q3. Trop tard pour le Monégasque.

Fin de qualification incroyable pour Ferrari, samedi à Abou Dabi. Encore quelques secondes et le drapeau à damier s'abattra pour signifier la fermeture de piste. Les SF90 n'ont toujours pas coupé la ligne de chronométrage et c'est inquiétant. Red Bull a calculé au plus juste : Alexander Albon aura le temps de passer avant le gong. Sebastian Vettel le suit à distance suffisante pour ne pas être gêné. Mais derrière lui, il reste la "rossa" de Charles Leclerc. Qui comprend que le piège est en train de se refermer sur lui.

Effectivement, la Scuderia a réalisé trop tard… "Oui. Ça ne va pas le faire, Seb ralentit trop", dit le Monégasque d'une voix calme. Au moment où l'Allemand accélère pour devancer le drapeau à damier, le natif de Monte-Carlo a un dernier sursaut inutile. A l'instant où il ressort du dernier virage, le feu rouge s'allume. Deux secondes lui ont manqué.

"Nous savions que c'était un risque"

L'ennui est que c'est la deuxième fois que ça arrive aux hommes de Maranello. On pensait que les stratèges de l'équipe italienne avaient retenu la leçon de Monza.

"Alex [Albon] ralentissait car il avait une McLaren devant lui, a expliqué Vettel au micro de Sky. C'est regrettable parce que mes pneus étaient très froids et que j'ai tout perdu dans le premier virage. Charles n'a même pas pu se lancer dans son tour."

Charles Leclerc (Ferrari) au Grand Prix d'Abou Dabi 2019

Cependant, l'Allemand a reconnu que Ferrari avait tenté quelque chose, en désespoir de cause. "Nous savions que nous n'étions pas très compétitifs, spécialement dans le dernier secteur (ndlr : sinueux). Lors de la dernière tentative, nous avons fait ce que nous avons pu, en prenant des risques."

"Je ne sais pas si nous avons joué de malchance ou si nous aurions pu faire les choses mieux", a réagi Charles Leclerc.

Mattia Binotto, le directeur d'équipe, a décrit cette stratégie comme un "choix conscient de l'équipe". "C'était trop serré, nous avons foiré. Nous savions que c'était un risque, ça n'a pas marché", a-t-il ajouté.

Vidéo - Pétages de plomb, déloyauté, clashes à répétition : quand Vettel voit rouge

01:36
0
0