A son retour à la compétition, en 2010, Felipe Massa avait attesté être rétabli "à 100%" de son accident survenu en qualification du Grand Prix de Hongrie 2009. Physiquement, peut-être. Mentalement, beaucoup moins. Car le Brésilien n'a jamais retrouvé la forme qui lui avait permis de se battre quelques mois plus tôt pour le titre mondial. Son dernier succès date de ce fameux Grand Prix en baissé de rideau de la saison 2008 où, à domicile, il s'était cru couronné pendant quelques secondes. L'année 2010 aurait dû le replonger dans cette euphorie de la victoire mais à Hockenheim, il avait dû se sacrifier pour son leader Fernando Alonso. Un 25 juillet, un an jour pour jour après son accident.
Il a paru accuser le coup de cette consigne, et n'est plus monté sur un podium après le Grand Prix de Singapour 2010. Il fût transparent en 2011, et le matériel fût spécialement mis en cause début 2012. Mais les exploits de son coéquipier espagnol n'ont fait que souligner un différentiel de performances devenu préoccupant. En qualification, il n'est jamais parvenu à le battre cette année en neuf tentatives. Il a résisté aux rumeurs et vient juste d'y répondre sur la course en obtenant une quatrième place à Silverstone. Néanmoins, il reste fragile.
99% de la presse brésilienne contre lui
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2012 GP de Grande Bretagne Ferrari Massa

Crédit: Ferrari S.p.A.

"Les résultats bruts ont joué du point de vue psychologique. J'ai trouvé un psy, je suis une thérapie. Je dois toutessayer, jusqu'au bout, parce que je crois que les choses peuvent changer", vient de confier le Pauliste de 31 ans lors d'un entretien à "Revista Espn", un programme en langue portugaise. "Jusqu'au bout", c'est peut-être jusqu'au bout de son contrat rouge, qui arrive à échéance.
Mais une fois de plus, il refuse l'excuse de l'accident. En même temps, l'avancer serait un signal négatif envoyé à tout le paddock. "Je suis fatigué de cette histoire. Je ne suis pas stupide. J'ai passé 45.000 examens et tous les médecins disent que je n'ai rien, cependant, je ne parviens pas à trouver un 'pourquoi'", souffle l'actuel numéro 13 mondial, arrivé en F1 il y a dix ans. Chez Ferrari, il est le faire-valoir de Fernando Alonso comme l'était Rubens Barrichello pour Michael Schumacher. Et comme son prédécesseur, il est raillé par les médias de son propre pays. "Est-ce qu'il me semble juste que tout le monde soit contre un pilote qui représente son pays ? Non, et pourtant c'est ce que fait 99% de la presse brésilienne."
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