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Rythmes d'Hamilton et Ferrari, Verstappen, remontée de Bottas... Le Grand Prix en 6 questions

Rythmes d'Hamilton et Ferrari, Verstappen... Le Grand Prix en 6 questions

Le 24/03/2018 à 13:52Mis à jour Le 16/03/2019 à 13:43

GRAND PRIX D'AUSTRALIE - Lewis Hamilton (Mercedes) a été impressionannt samedi mais il ne pourra pas tenir la cadence sur 58 tours dimanche. Jusqu'où Bottas peut-il remonter ? Qui va finir meilleur des autres entre Haas, Renault et McLaren ? Voici nos réponses.

Hamilton a-t-il fait son plus beau tour de qualification ?

Si c'était le cas il l'aurait dit, mais son chrono-record de 1'21"164 a eu tout d'un vertige. Déçu d'avoir balancé ses deux dernières courses de 2017 - pour le coup il était en mode "fête" - il avait clamé en arrivant en Australie être là pour tout rafler et il a commencé à mettre sa menace à exécution.

Une chose est sûre : tout le crédit lui revient car il ne connaissait pas le potentiel de sa voiture avant de la pousser dans ses derniers retranchements lors de ce fameux tour. Il n'en n'a pas trop fait, contrairement à un Sebastian Vettel (Ferrari) ou un Max Verstappen (Red Bull) un peu fautifs.

Lewis Hamilton (Mercedes), Kimi Räikkönen et Sebastian Vettel (Ferrari) au Grand Prix d'Australie 2018

La Mercedes est-elle si supérieure à la Ferrari ?

0"6 sur le tour chrono, c'est presque de l'ordre de la punition. La Mercedes W08 était une diva qui avait réclamé de la mise au point début 2017 et Vettel en avait profité dès Melbourne. En qualification, on a vu une W09 n°44 impressionnante de stabilité, menée sans broncher là où #LH44 l'exigeait.

Néanmoins, un accord parfait entre le grip mécanique (les pneus donc) et le grip aéro a conduit Lewis Hamilton dans un cercle vertueux qui reste rare. Ce ne sera pas le cas tous les samedis et la différence de performance entre la Flèche d'argent et la rossa est peut-être plus proche des 0"034 du premier run que des 0"664 du second.

Hamilton va-t-il gérer en course ?

Plus que jamais ! Le règlement 2018 a réduit à trois le quota de V6 thermiques pour la saison et restreint le nombres des périphériques composant le groupe propulseur. Bref, le mode "gestion" a commencé pour tous les pilotes à Melbourne et il faut se dire que la victoire la plus intelligente est celle acquise à la moyenne la plus faible. Pas question pour Hamilton de pousser comme samedi sur 58 tours. S'il vire en tête, il se donnera une petite marge et attaquera juste un peu plus avant ses deux pit stops probables pour couvrir un imprévu au stand.

Verstappen peut-il finir sur le podium ?

Oui car il s'est qualifié avec des "super tendre" en Q2 (comme Ricciardo) qui lui permettront d'allonger son premier relais. Ses pneus ne seront pas un avantage au départ par rapport aux "ultra tendre" des Ferrari et il part sur la partie sale de la piste, mais le Top 3 reste à sa portée.

Jusqu'où Bottas peut-il remonter ?

Le Finlandais, auteur du 10e temps en Q3, a écopé d'une pénalité de 5 places pour le remplacement prématuré de sa boîte de vitesses. Il est pour l'heure rétrogradé à la 15e place mais l'équipe n'a pas encore pris la décision de réparer sa voiture sans limite de temps, pour éviter de grille un joker "couvre-feu". Il partirait donc 20e et dernier.

Dans ce cas, la sixième place serait l'objectif le plus ambitieux, si aucun incident ne venait troubler les autres voitures des trois top teams. Mais les dépassements sont très difficiles à Melbourne et on ne l'imagine pas risquer un nouvel accident. Sa priorité sera de marquer des points.

Pour une grille de 20 pilotes, la remontée la plus importante est celle opérée par Jarno Trulli en 2009. L'Italien de Toyota était parti dernier pour finir sur le podium. Pas impossible donc mais ça n'a été fait qu'une fois.

Le circuit de l'Albert Park à Melbourne - Grand Prix d'Australie 2018

Qui va finir meilleur des autres ?

Haas, logiquement. L'écurie étasunienne peut être fière de sa VF18 : c'est un clone à peine déguisé de la Ferrari de 2017 et son statut de client des rouges est le meilleur raccourci vers la performance. Bref, il serait étonnant de voir Kevin Magnussen et Romain Grosjean détruire leurs pneus plus vite que leurs rivaux directs de Renault et McLaren.

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