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Leclerc, Gasly, Ricciardo, Honda... Les 19 enjeux de la saison 2019

Leclerc, Gasly, Ricciardo, Honda... Les 19 enjeux de la saison 2019

Le 14/03/2019 à 16:10Mis à jour Le 14/03/2019 à 22:30

GRAND PRIX D'AUSTRALIE - Melbourne lance la saison ce week-end avec un plateau largement renouvelé et des désirs de spectacle accru. Entre les challenges de Charles Leclerc et Pierre Gasly chez Ferrari et Red Bull, l'arrivée de Daniel Ricciardo chez Renault et les nouveaux Pirelli, voici les 19 principaux enjeux de la saison 2019...

Un sixième doublé pour Mercedes

Ferrari a aligné six titres des constructeurs de 1999 à 2004, cinq titres des pilotes avec Michael Schumacher de 2000 à 2004. Mercedes peut surpasser cette belle série en réalisant la série parfaite depuis 2014.

La fin de la disette pour Ferrari

La Scuderia a le don de se réinventer à coup de révolutions de palais depuis une dizaine d'années… Après une saison 2018 gâchée par nombre d'approximations, Mattia Binotto est arrivé à la direction de l'équipe, tout en conservant le rôle de directeur technique... Un cumul ne va pas être tenable très longtemps et il va aussi falloir gérer le duo Sebastian Vettel - Charles Leclerc…

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Leclerc vainqueur

Charles Leclerc en haut d'un podium, c'est juste une question de temps. Le Monégasque a aligné de beaux résultats sans commettre d'erreurs lors de son année de débutant, chez Sauber en 2018. La Scuderia lui a collé une étiquette de n°2 de Sebastian Vettel pour le début du championnat du monde, mais il est capable de bien plus que ça. Le tout est de savoir quand il s'en détachera car on ne peut douter de lui. Même si Ross Brawn, l'ingénieur historique de Michael Schumacher, ne le juge pas aussi bon que l'Allemand.

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Red Bull à l'heure Honda

Milton Keynes a passé son hiver à encenser le moteur nippon, tellement plus formidable que le Renault ! Même si le Honda a aligné les tours sans broncher ou presque lors des tests à Montmelo, la piste donnera sa vraie valeur en termes de puissance et de fiabilité. L'enjeu n'est pas mince : garder la troisième place au Mondial Constructeurs qui convoitera tôt ou tard son ancien partenaire Renault.

Gasly face au choc Verstappen

Le Français a déjà une pression gigantesque : Red Bull n'a pas apprécié qu'il casse la RB15 et mine le programme d'essais de son coéquipier, Max Verstappen, lors des essais à Montmelo. Ce dernier le lui a bien fait comprendre et Helmut Marko, jamais en retard d'une déclaration assassine, en a rajouté une couche en expliquant que le Normand n'était pour l'heure pas au niveau du Néerlandais. Le conseiller sportif autrichien lui a donné six mois pour challenger le Batave.

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Ricciardo pour faire décoller Renault

2019 marque la phase 2 du projet du Losange. Qui s'est donné les moyens de réussir avec une campagne de recrutement et la modernisation de son usine à Enstone, un moteur plus puissant made in Viry-Châtillon qui a comblé la plus grosse partie de son retard sur le Mercedes et le Ferrari, et 15 millions d'euros mis sur Daniel Ricciardo. L'Australien peut signer le premier podium de la marque depuis Vitaly Petrov à Melbourne en 2011.

Daniel Ricciardo (Renault) - Tests 2 Montmelo 2019

Bottas à la croisée des chemins

Entre la victoire ratée à cause d'une crevaison en Azerbaïdjan et celle offert sur un plateau d'argent en Russie, Valtteri Bottas avait accusé le coup. Toto Wolff, directeur d'équipe de Mercedes, avait annoncé qu'il consacrerait l'hiver à lui refaire un moral. On va vite avoir la réponse. En jeu : une prolongation de contrat pour 2020.

McLaren a la recherche de son lustre passé

L'écurie de Woking a un nouveau directeur en la personne d'Andreas Seidl. L'artisan des récents succès de Porsche aux 24 Heures du Mans remplace Eric Boullier mais le boss Zak Brown avoue qu'il faudra probablement encore quelques années pour retrouver le parfum de la victoire. 2019 s'annonce d'autant plus comme une année de transition que le directeur technique James Key arrive tout juste en provenance de Toro Rosso. Et qu'il lui faudra bien plus d'un an pour reconstruire un bureau d'études dévasté par les départs.

Entre Norris, Russell et Albon pour le titre de meilleur débutant

L'étoile de la nouvelle pépite de McLaren, Lando Norris, a pâli l'an dernier en Formule 2 malgré un rang honorifique de vice-champion. Alexander Albon a fait le troisième homme et a été titularisé par Helmut Marko, le faiseur de carrière chez Red Bull, sans grande conviction. Reste donc George Russell, le champion de F2 qui n'aura pas la partie facile au volant de la Williams.

Williams : stopper l'hémorragie

L'écurie de Grove n'a qu'à moitié tourné la page des pilotes payants. Elle a vu Lance Stroll quitter le navire et elle a préféré la dotation plus importante de Robert Kubica par rapport à celle d'Alexandre Sirotkin. Côté technique, c'est le chaos total : la Williams n'était pas conforme au règlement lors des tests de présaison et Paddy Lowe, ingénieur des belles années de Williams puis de McLaren et Mercedes, a été limogé de son poste de directeur technique.

Kubica au révélateur

Le Polonais a été applaudi en conférence de presse jeudi par ses confrères les plus illustres, Lewis Hamilton, Sebastian Vettel et Daniel Ricciardo en tête. Gravement accidenté en rallye en 2011, il signe un retour extraordinaire à la piste mais entouré d'interrogations sur ses "limitations" comme il les nomment. Il pilote 30% avec son bras droit et 70% avec le gauche. Ses analyses techniques sont précieuses pour l'équipe et son coéquipier débutant, George Russell, mais il attaque le Mondial à 20% de ce qu'il devrait connaître de sa machine, livrée avec un gros retard pour les tests d'intersaison.

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Grand Prix de France : Stop aux embouteillages

Les organisateurs avaient répété à l'envi l'an passé qu'ils étaient bien conscients des problèmes de mobilité et qu'ils allaient y apporter des réponses. Le plateau varois cerné par de monstrueux embouteillages le vendredi et le samedi matin, on attend pour juger sur pièce.

Meilleur tour : un point qui doit convaincre

Un point sera attribué à l'auteur du meilleur tour en course, à condition de terminer dans le Top 10. Un suspense à la marge qui ne convainc pas les pilotes et qui n'apportera pas plus de spectacle car le tour rapide est d'abord un exercice solitaire réalisé sans dépassement, avec l'aide quasi obligatoire du DRS. La récompense sera probablement pour un pilote placé sur une stratégie agressive, dans les derniers tours, juste après un pit stop, et le réservoir allégé.

Racing Point doit faire décoller la carrière de Stroll

Après avoir accompagné Williams dans sa descente aux enfers, le milliardaire Lawrence Stroll a acheté l'écurie Force India pour son fiston, Lance, qui depuis son titre en GP3 alterne le moyen et le mauvais. Le management est totalement dévoué à cette cause et ce manque d'équilibre pourrait mener aux mêmes résultats que chez Williams. Les résultats et commentaires de Sergio Pérez, l'autre titulaire, donneront le ton.

Une nouvelle jeunesse pour Räikkönen

Le Finlandais a vite signé, sans état d'âme, dans le baquet de la Sauber lorsqu'il a appris son remplacement par Charles Leclerc chez Ferrari l'an dernier à Monza. A presque 40 ans - il les aura en octobre - la passion l'anime plus que jamais et il va apporter une expérience précieuse à une écurie qui s'était habituée aux standards élevés du talentueux Monégasque l'an passé. Sûr que Iceman ne repart pas pour viser des podiums, mais des Top 6 seront sans doute dans ses cordes.

Kimi Räikkönen (Alfa Romeo) lors de la présentation de la C38 le 18 février 2019 à Montmelo

Grosjean, le tournant

Le Français avait sauvé sa place avec une série de résultats sans équivoque. Mais le Français avait fait soupirer bien des fois le management avec ses résultats irréguliers. Il doit avoir un impact plus fort sur Haas pour éviter de perdre sa place en fin de saison.

Nouvel air pour une nouvelle ère

Le législateur a simplifié, élargi les ailerons et agrandi l'ouverture du DRS dans l'optique de réduire les turbulences pour une voiture suiveuse. Les pilotes ont dressé un constat pessimiste à propos de cette ambition lors des tests de Montmelo. Les premiers Grands Prix vont vite donner la réponse.

Des courses plus indécises

Pirelli a simplifié sa gamme pneumatique et creusé les écarts de performances pour ouvrir la panoplie des stratégie possibles. Il y a tous les ans une volonté en ce sens.

Plus d'attaque

La conso a été augmentée de 105 à 110kg et les pilotes ne devraient plus déplorer de faire des courses à l'économie. Là encore, on attend les premiers verdicts.

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