Cette saison commence mal pour Lewis Hamilton, et on a l'impression que chaque jour lui apporte son lot de mauvaises nouvelles. De façon inattendue, parfois, comme jeudi lorsque la direction de course à la Fédération internationale de l'automobile a rappelé l'article du règlement sportif datant de 2005 interdisant le port de piercing, bijoux et autres accessoires en compétition. Un problème insoluble pour le Britannique qui a préféré en plaisanter avec Max Verstappen lors d'un point média à Melbourne.
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Le septuple champion du monde reste sur un podium miraculeux au Grand Prix de Bahreïn, en ouverture de la saison, et une sortie catastrophique soldée par une seizième place en qualification et une dixième place en course en Arabie saoudite, il y a deux semaines. Toujours à cause de la même chose : un phénomène de "marsouinage" qui échappe totalement à l'entendement chez Mercedes.
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A Sakhir comme à Djeddah, l'Anglais avait balayé toutes les gammes de réglages possibles pour minimiser les convulsions de sa W13. Il est parvenu à la conclusion suivante : seule la greffe de nouvelles pièces pourrait y remédier. Sans trop s'avancer, il faudrait au moins un nouveau plancher, peut-être des ailerons différents à l'avant et à l'arrière afin modifier le flux d'air sous la voiture et autour des pontons. Et peut-être un nouveau diffuseur puisque c'est là que le marsouinage se manifeste en faisant osciller la hauteur de caisse à l'arrière.

Aucune modification efficace

Sauf qu'à Melbourne, l'équipe octuple championne du monde en titre n'a apporté aucune évolution capable de changer la donne. Elle est tenue de déclarer chaque nouvelle pièces sur sa monoplace à la FIA avant les essais et n'a rien communiqué en ce sens à l'instance en Australie. Tout comme AlphaTauri et Alfa Romeo.
Sans surprise, Lewis Hamilton n'a pas fait illusion. Septième du premier entraînement à 1"221 de la Ferrari de Carlos Sainz, et il a rétrogradé au treizième rang lors de la seconde session de tests, à 1"543 de l'autre "rossa" pilotée par Charles Leclerc. A ce tarif-là, on espère qu'il pensait plus à la course qu'à la qualification. Car sa seule chance de sauver les meubles est plus que jamais soigner la gestion de ses pneus dimanche.

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"Les essais libres 2 ont été une session difficile, a-t-il reconnu. Rien que nous changions en ce moment sur la voiture ne fait de différence. On commence optimiste, on fait des changements, et on voit qu'on ne progresse pas. On a fait des modifications entre les deux séances, mais la première a été meilleure pour moi. La séance d'essais libres 1 a été meilleure mais c'est juste une voiture compliquée à faire fonctionner."

"Pas mal de voitures de milieu de grille devant nous"

Le mercure a chuté de huit degrés d'une séance à l'autre, et c'est sûrement un paramètre que Mercedes a noté. Mais pour le reste, le garage gris se sent démuni. "Il n'y a rien à faire de plus à présent, il faut faire avec, a-t-il ajouté. C'est la chose frustrante. On essaie d'attaquer et en tirer le plus possible, mais on est 1"2 derrière. C'est dur."
Une chose est sûre : il faudra des circonstances extraordinaires pour que l'Anglais puisse viser une septième pole position consécutive depuis 2014, samedi au Grand Prix d'Australie, histoire de se rapprocher de la série-record des huit d'Ayrton Senna à Imola (1985-1991)
"Il y a pas mal de voitures de milieu de grille devant nous et nous sommes évidemment loin du rythme de celles de tête, a constaté George Russell, respectivement douzième et onzième des essais. Nous devons travailler dur et comprendre les limites. La voiture était bien, nous avions un affreux 'marsouinage' au virage n°9 mais je pense que nous devons faire avec pour le moment."

"Les pilotes n'ont pas la confiance nécessaire"

"Nous croyions avoir trouvé la meilleure façon de la régler pour qu'elle soit la plus rapide ici, mais ce n'est pas le cas, a avoué le pilot de la Flèche d'argent n°63. Piloter est toujours cool, surtout sur un circuit comme celui-ci. C'est juste plus amusant quand on saute de la voiture et qu'on voit son nom en haut des feuilles de temps !"
"Nous avons du mal à générer la température des pneus ici, c'est donc la grande chose sur laquelle nous devons travailler, a résumé Andrew Shovlin, l'ingénieur en chef des opérations en piste. Nous étions clairement plus compétitifs lors de la première séance que dans les conditions plus fraîches de la session de l'après-midi, et les données que nous voyons de la voiture confirment le fait que nous ne roulons pas avec des pneus assez chauds. Si nous pouvons améliorer cela, il est tout à fait possible de trouver une bonne quantité d'adhérence, mais à l'instant, nous sommes dans un cercle vicieux où les pilotes n'ont pas la confiance nécessaire pour tenir la vitesse dans les virages plus rapides, et c'est cette vitesse qui générera la température que nous désespérons besoin."
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