Dans son communiqué officiel, l'équipe Mercedes ne se cache pas. Elle reconnaît avoir bénéficié "des problèmes de Carlos Sainz et Fernando Alonso", sans quoi ses pilotes Lewis Hamilton et George Russell n'auraient pas hissé leurs W13 sur les cinquième et sixième emplacements de la grille de départ du Grand Prix d'Australie, samedi. À respectivement 0"957 et 1"065 de l'auteur de la pole position, Charles Leclerc (Ferrari). Qui a stoppé la série de six positions de pointe du septuple champion du monde à Melbourne depuis 2014.
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Mercedes-AMG F1 Team précise que le travail effectué dans la nuit de vendredi à samedi par les équipes "châssis" de Brackley et "moteur" de Brixworth a permis de réaliser un "pas en avant" par rapport à la veille. Tout en ajoutant que plusieurs tours de préparation avaient été nécessaires pour monter les Pirelli en température. C'était le problème n°1 de la cellule technique, en dehors du "marsouinage".
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"Par rapport à vendredi et à la dernière course, cela a été une bonne journée pour moi, a dit Lewis Hamilton. Je suis vraiment reconnaissant pour le travail effectué à l'usine afin de changer la voiture et j'ai presque obtenu la P4 - ce qui aurait été cool - mais nous nous battrons pour cette position dimanche."

Une monoplace dangereuse

"Je dirais que cette ère de la voiture est la pire pour le marsouinage que j'aie jamais connue, a-t-il détaillé. Pour les gens qui regardent ça de chez eux, si la hauteur de caisse alterne entre haut et bas, lorsqu'on tourne on ne sait jamais dans quelle position on va la récupérer. La voiture peut survirer ou sous-virer selon l'endroit où on la récupère (pour tourner). Conduire est un vrai défi : elle est comme un serpent à sonnette !"
"Nous avons besoin de trouver le bon équilibre dans la hauteur de caisse pour nous donner de la performance tout en contrôlant les rebonds dimanche, a poursuivi le septuple champion du monde. George [Russell] et moi avons essayé des choses légèrement différentes sur nos voitures ce samedi, alors j'espère que c'est un bon enseignement pour l'équipe en vue de la course."
"Nous apprenons toujours, nous essayons toujours de comprendre la voiture, a confirmé George Russell. Elle rebondissait beaucoup aujourd'hui, ce qui nous limitait vraiment dans les virages rapides, où je perdais tout mon temps. Je n'ai pas été trop à l'aise dans la voiture ce week-end, donc je suis plutôt content de notre place de qualification : nous aurions signé pour P5 et P6 avant la séance.
"Il n'y a aucune raison pour que nous ne puissions pas terminer devant la McLaren dimanche, a assuré l'ex-pilote de Williams. Nous devons essayer de garder Sainz et Alonso derrière nous, bien qu'ils aient tous deux semblé très rapides. Ça va être compliqué mais je pense que nous avons trouvé la meilleure fenêtre de compromis étant donné nos limites."

Un écart avec Ferrari et Red Bull "d'une ampleur inquiétante"

"Nous avons probablement surperformé avec P5 et P6 car Alonso car été devant sans son crash, a admis le patron des Gris, Toto Wolff. Mais vu les défis auxquels nous faisons face en ce moment, le team a très bien travaillé pour tirer le maximum de la voiture après deux séances d'essais libres difficiles vendredi. Les pilotes ont maximisé les opportunités avec la voiture et ça dépend d'eux maintenant. C'est génial de voir l'approche positive qu'ils ont car nous continuons d'apprendre."

Lewis Hamilton (Mercedes) au Grand Prix d'Australie 2022

Crédit: Getty Images

"Nous avons trouvé un peu de rythme depuis vendredi soir avec les changements opérés, nous sommes plus en mesure de monter les pneus dans une meilleure région de température, mais il ne restait plus tellement de marge d'amélioration, a concédé Andrew Shovlin, le directeur de l'Ingénierie de piste. L'écart avec Ferrari et Red Bull est d'une ampleur inquiétante mais ça n'est pas une surprise pour nous. Nous avons mis l'accent sur la gestion de la dégradation des pneus pour la course. Nous sommes réalistes : nous voulons être là pour capitaliser sur la moindre erreur ou défaillances de Red Bull et Ferrari mais nous savons que nous ne pourrons pas les suivre."
Mercedes fait des petits progrès et entretient l'espoir de revivre l'épisode du Grand Prix de Bahreïn, où les Red Bull avaient abandonné sur des problèmes de fiabilité.
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