Valtteri Bottas avait juré se sentir mieux préparé que jamais pour cette nouvelle saison. Il avait même assuré être prêt à devenir champion du monde. On l'écoutait poliment... Mais il va falloir le prendre au sérieux. La saison ne compte pour l'heure que huit dates à son calendrier, et on ignore combien elle en comportera au final, mais le Finlandais a déjà une pole position en poche.

Grand Prix d'Autriche
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08/07/2020 À 07:45

Samedi, il a prouvé que le circuit de Spielberg, théâtre à huis clos du Grand Prix d'Autriche, lui réussissait bien puisqu'il y a conquis sa troisième pole position en quatre ans, au prix d'un premier tour propre, et d'un second dans lequel il a tout mis. Trop même, puisqu'il est sorti de la piste.

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Sur ce court tracé, son chrono de 1'02"939 a finalement été retenu comme celui de sa douzième pole position en carrière. En vérité, on attendait une Mercedes en haut de l'affiche. C'est vrai, on pensait plus à la n°44 de Lewis Hamilton qu'à la n°77 du Finlandais. Mais voilà, au volant de la meilleure voiture du plateau, le sextuple champion du monde en a un peu trop fait. Souvent large au passage des virages n°1, 9 et 10, l'Anglais a payé cash un écart au premier tournant lors de sa première tentative. Dans sa seconde, il lui a manqué 0"012, preuve que Valtteri Bottas avait extrait tout le potentiel de la fameuse Flèche noire labelisée W11.

Norris, la belle surprise

Dominatrices, les Mercedes n'auront pas pour autant un boulevard devant elles dimanche à partir de 15h10, heure de départ de la première manche du Championnat du monde de Formule 1 2020. Car si Max Verstappen (Red Bull) s'est contenté du troisième chrono, à 0"538, il s'est qualifié en pneus "medium", des pneus moins performants que les "tendre" privilégiés par les autres concurrents. Le Néerlandais, vainqueur des deux dernières éditions en Autriche, le Grand Prix à domicile de son écurie, s'est souvenu que l'an passé il avait précisément piégé Charles Leclerc (Ferrari) en prenant ce type de gommes pour le départ.

Deux Mercedes devant une Red Bull, ce n'est donc pas une surprise : c'est la synthèse des essais libres disputés au Red Bull Ring. En revanche, la présence de la McLaren de Lando Norris au quatrième rang à 0"687 est une petite sensation. Le Britannique, qui entame sa deuxième saison en F1, s'est payé le luxe de battre la seconde Red Bull pilotée par Alexander Albon, le Racing Point de Sergio Pérez et surtout la Ferrari d'un Charles Leclerc (Ferrari) qui n'avait pas sous-estimé le potentiel de la SF1000 en confiant dès jeudi que 2020 serait pire que 2019.

La machine de l'an passé était mal configurée au plan aéro, insuffisamment efficace dans les virages et l'équipe technique a choisi de faire un pas en arrière en termes de design pour s'ouvrir de meilleures perspectives de développement. Pour l'instant, les Rouges sont au niveau escompté, et Sebastian Vettel même pas dans le Top 10. L'Allemand, qui quittera Maranello fin 2020, s'est fait sorti dès la Q2, avec son onzième temps.

Charles Leclerc (Ferrari)

Crédit: Getty Images

Ricciardo en Q3

Carlos Sainz (McLaren), futur pilote Ferrari et décevant huitième temps, Lance Stroll (Racing Point) a laissé la dernière place du Top 10 à Daniel Ricciardo, seul représentant de Renault en Q3. L'Australien, qui a opté pour McLaren en 2021, a prouvé sa motivation en faisant mieux que son nouveau coéquipier français Esteban Ocon, quatorzième.

En revanche, les deux autres Tricolores du plateau, Pierre Gasly (AlphaTauri) et Romain Grosjean (Haas), ont battu leurs coéquipiers respectifs Daniil Kvayt et Kevin Magnussen d'une place à chaque fois en se positionnant douzième et quinzième.

Enfin, en fond de grille, le talent de George Russell se confirme au volant d'une Williams pourtant moribonde. L'espoir Britannique couvé par Mercedes a arraché le dix-septième temps, devant les Alfa Romeo de Kimi Räikkönen et Antonio Giovinazzi, et l'autre Williams du débutant George Russell.

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