Une "Oranje army" qu'il aide à faire venir dans les montagnes styriennes à travers l'agence de voyages qu'il a lui-même montée, quand ses inconditionnels ne font pas le voyage par leur propres moyens. Un circuit légendaire (l'ex-Ostereichring fut jadis unanimement considéré comme le plus beau circuit du calendrier) sorti de l'oubli par son employeur et qui porte son nom. Et son sceau depuis deux ans, au moins. Max Verstappen va encore se sentir comme à la maison, ce week-end au Red Bull Ring de Spielberg.
En 2021, le Néerlandais déjà vainqueur en 2018 et 2019, avait fait le vide autour de lui, dominé les 71 tours des deux opus au programme de l'ère Covid, sous les dénominations Grand Prix d'Autriche et Grand Prix de Styrie. En rejetant la Mercedes de Lewis Hamilton à 35 secondes puis celle de Valtteri Bottas à 17.
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Au total, "Super Max" comme l'appellent ses fans, a gagné quatre fois à Spielberg, plus que sur aucun autre tracé. Et depuis 2019, il tire un avantage spécial de son V6 Honda, dont l'architecture du turbo est propice à un meilleur fonctionnement en altitude. Même si Spielberg n'est perché qu'à 670 mètres, Red Bull atteste qu'il suffit à faire la différence. Bref, il y est vraiment comme chez lui et sa forme du moment n'engagent pas ses rivaux à l'optimisme, puisqu'il n'a jamais perdu deux fois de suite en 2022. Or, il reste sur une "défaite" à Silverstone…
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Schumacher dernier vainqueur en rouge

Et s'il n'aura pas deux courses pour cogner sur la tête de ses adversaires à Spielberg, il pourra se consoler avec un "sprint". L'opportunité de faire de nouveaux ravages... Il faut dire qu'il se sent bien dans ce format court (30 minutes) de mini-Grand Prix. Classé successivement premier, deuxième et deuxième des trois expérimentations lancées en 2021, l'as à la RB18 n°1 a fait le plein (huit points) lors du premier des trois opus 2022, à Imola en avril dernier. Et c'est surtout là qu'il a assommé Charles Leclerc en fin d'épreuve, et que la machine Ferrari a commencé à se dérégler. Plus terrible encore pour la concurrence, Red Bull avait raflé 57 points sur le maximum des 58 possibles, car Sergio Pérez avait fini "seulement" troisième.
Bref, on se demande comment Ferrari et Mercedes peuvent être optimistes dans ses conditions. Si la Scuderia a triomphé dimanche à Silverstone, c'est avec Carlos Sainz et l'équipe de Mattia Binotto ne sait manifestement plus faire gagner son ancien n°1 mondial, Charles Leclerc, encore bien maltraité par les stratèges en Angleterre. Et au palmarès de l'épreuve, il faut remonter à 2003 pour voir trace de la victoire d'une "rossa". Même si le Monégasque, en pole position en 2019, n'est passé loin du coup parfait le lendemain, seulement battu par Max Verstappen.
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Quant à Mercedes, c'est plutôt la prudence qui prévaut après l'euphorie suscitée par le show Lewis Hamilton dimanche. A chaque circuit sa nouvelle réalité, ses facilités et ses contraintes. Pour tout dire, Spielberg n'offrira pas le confort de Silverstone. En Angleterre, l'équipe allemande a pu maximiser comme jamais cette saison l'effet de sol de sa W13 en raison du bitume très plat qui a permis d'abaisser la garde au sol à son minimum. L'Autriche devrait être à l'opposé de tout ça, avec ses bordures hautes dans les virages, qui vont obliger Lewis Hamilton et George Russell à rouler "haut".

La W13 redoute les dévers

"La piste est l'une des plus agressives en termes de forme, de profondeur et d'espacement des bordures. Les saucisses hautes en sorties de virages sont aussi agressives, et donc rudes pour les suspensions", rappelle Brackley. Ce sera pour tout le monde pareil mais il faut craindre que la Flèche d'argent en souffre plus que ses concurrents. Sans parler de l'autre écueil qui fait la particularité du circuit. "Il a une grande quantité de dévers, où la pente de la piste change d'un côté à l'autre, comme par exemple au virage n°3. Là, la piste s'incline à la corde, lorsque la voiture passe à la crête de la colline, alors qu'elle prend de la puissance. Une roue se lève, ce qui conduit à des problèmes de freinage, de stabilité et de traction."
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Ce fameux virage n°3, propices aux attaques au freinage, n'est malheureusement pas la seule plaie prévisible pour la W13, qui n'appréciera pas non plus le dévers du n°10. Ce que confirme Toto Wolff. "En Autriche, Il y a deux virages qui n'ont pas rendu notre voiture heureux par le passé mais nous sommes constamment en apprentissage, a prévenu le directeur d'équipe des Gris, dimanche. Cette année, cette course va être difficile à gagner mais nous avons juste besoin d'être bien en place pour être au top de la performance de la voiture."
Il faudra voir dans quel mesure Mercedes est capable de "dégrader" sa W13 toute en gardant les qualités essentielles qui ont fait sa compétitivité à Silverstone. La clé d'une nouvelle bataille à trois que chacun appelle de ses vœux.

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