Ferrari devra mériter sa fête. Impressionnante depuis le début de saison, la Scuderia a débarqué à Imola, à 100 km de son fief de Maranello, avec le plein de confiance ou presque. Sûre de ses forces, guidée par Charles Leclerc, irréprochable lors des trois premiers Grands Prix, l'écurie italienne comptait offrir un doublé à ses tifosi. Mais la qualification de vendredi ne s'est pas tout à fait déroulée comme prévu. Plus inquiétant encore pour elle : la course sprint non plus.
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Les 21 tours disputés ce samedi après-midi ont démontré que la marge de la Scuderia s'est réduite, sans que l'on sache encore si ce constat est conjoncturel ou s'il dénote une tendance pour les prochaines semaines. La victoire au sprint de Max Verstappen fait plutôt pencher la balance vers la deuxième option. Mais ce n'est pas tout.
Après coup, le leader du Mondial n'a pu masquer une petite part d'inquiétude. Car s'il a semblé roulé dans un fauteuil durant 17 ou 18 tours après avoir pris l'avantage au départ, ce n'était en réalité pas le cas. "J'ai essayé de pousser au début pour créer un écart avec Max et sortir de la zone DRS, pour ne pas être vulnérable, a-t-il confié en conférence de presse. Mais j'ai un peu payé le prix plus tard, j'ai eu du 'graining' et j'ai souffert dans les derniers tours."

Ferrari lutte contre Red Bull, Red Bull lutte contre elle-même

Si l'usure prématurée du pneumatique avant-droit du Monégasque est effectivement liée à sa stratégie d'attaque - ce qui doit encore être prouvé, puisque Carlos Sainz en aurait moins souffert - la Scuderia peut craindre que sa fenêtre d'exploitation soit bien plus étroite que celle de l'écurie rivale. Max Verstappen n'a pas rencontré de phénomène similaire et Sergio Pérez s'est lui aussi considérablement rapproché de Leclerc en fin de sprint.

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"C'est clair qu'aujourd'hui, tout s'est bien passé pour nous avec ce type de pneus, s'est réjoui le Néerlandais après la course. En fin de compte, j'ai pu boucler un sprint propre et j'en suis satisfait." Finalement, Red Bull semble encore lutter contre elle-même, plus que contre sa rivale : le problème de synchronisation de boîte subi par Verstappen à l'extinction des feux, qui n'est d'ailleurs pas nouveau cette saison, aurait pu avoir des conséquences plus importantes si Lando Norris (McLaren) était parvenu à en profiter.
Il faut trouver quelque chose pour leur tenir tête
Sur le plan de la fiabilité, la firme autrichienne a bien moins de certitudes que la Scuderia. Mais du simple point de vue de la performance, Red Bull a peut-être fait un nouveau pas en avant. Avant le début du week-end, Christian Horner et son board avaient pourtant minimisé le bénéfice des nouvelles pièces apportées à Imola. Mais la RB18, déjà beaucoup moins touchée par l'épidémie de virus marsouin que la Rossa, se serait déjà débarrassée de kilos superflus selon des indices disséminés par Helmut Marko.

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"Je pense que notre rythme est assez similaire à celui de Red Bull", a estimé Leclerc, qui s'élancera donc depuis le 2e rang sur la grille, dimanche. Carlos Sainz, devancé par Sergio Pérez, est un peu plus pessimiste. "Il faut trouver quelque chose pour leur tenir tête, a-t-il admis au micro de DAZN. Il pourrait y avoir de la pluie durant la course, ce qui pourrait changer certaines choses. Mais sinon, nous devons voir si l'on peut corriger ce déficit sur Red Bull."
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