La note : 2/5

On ne s'attendait à rien, on a quand même été déçu. La pluie, tombée de manière abondante avant la course, a eu la mauvaise idée de s'abstenir pendant. Elle a aidé à régler l'affaire au départ, puisque les trois pilotes élancés depuis la partie la plus favorable aux pneus "intermédiaire" ont trusté le podium. Même si Norris a bénéficié de l'erreur de Leclerc.
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20/06/2022 À 01:09

Le vainqueur : Max Verstappen (Red Bull)

Il a beau être champion du monde, il n'a que très rarement goûté à un Grand Prix comme celui-ci. Le Néerlandais a eu la bonne idée de jouer la patience sur le sprint. Il en a récolté les fruits dimanche. En difficulté à l'extinction des feux la veille, le pilote Red Bull a rectifié le tir au départ pour filer et laisser son lieutenant Sergio Pérez gérer le reste. Cette fois, les problèmes de fiabilité l'ont épargné.
"Nous avons contrôlé la course, nous n'avons pas fait d'erreur et nous avons fait les bons choix, a-t-il résumé après coup. Cela a peut-être semblé facile à la télévision. Mais il fallait rester concentré." Mine de rien, il ne s'agit que de son deuxième Grand Chelem en carrière.

Max Verstappen (Red Bull)

Crédit: Getty Images

Le battu : Charles Leclerc (Ferrari)

Tout au long du week-end, le Monégasque a répété à l'envi qu'il ne devait surtout pas en "faire trop". C'était probablement plus facile à dire qu'à faire, après un début de saison quasi-parfait et, surtout, devant la ferveur des tifosi. Un péché de "gourmandise" - comme il l'a qualifié lui-même après coup - qui, comptablement, n'est pas dramatique. Mais pour la Scuderia, la pilule sera plus difficile à avaler. Son N.2 était en plein doute. Son N.1 n'est plus infaillible.

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Le malchanceux : Fernando Alonso (Alpine)

Après un abandon sur une panne moteur à Djeddah et un tour de folie fichu en l'air par une panne hydraulique à Melbourne, Fernando Alonso a fini sa course en victime collatérale à Imola. Et a encore dû jeter l'éponge. Remarquable d'envie, impressionnant en piste, l'Espagnol doit maintenant se débarrasser de la poisse.

Le bonus : Les excuses de Daniel Ricciardo (McLaren)

D'autres pilotes, plus coutumiers de telles erreurs, n'ont pas cette élégance. Après avoir involontairement envoyé Carlos Sainz (Ferrari) dans le bac à gravier et entraîné son abandon, l'Australien s'est rendu dans le motorhome Ferrari pour s'excuser. "C'était une course difficile et je ne voulais évidemment pas affecter la course de quelqu'un d'autre", a-t-il confié.

Le malus : Mick Schumacher (Haas)

Son cas est redevenu un sujet, cette semaine, la prolongation de contrat de Carlos Sainz lui fermant la porte de la Scuderia pour au moins deux ans de plus. Avec deux tête-à-queue - dont un qui a sabordé la course d'Alonso - et un drapeau noir et blanc pour franchissement des limites de la piste, l'Allemand n'a pas franchement brillé sur les terres de Ferrari.

"Une faute comme celle de Leclerc quand tu joues le championnat, c'est pas possible"

Le tweet : La frustration de Charles Leclerc (Ferrari)

Le Monégasque ne s'est pas cherché d'excuses après son erreur. De manière générale, il n'est pas un adepte de la langue de bois lorsqu'il s'agit d'évoquer ses propres performances. Là, son langage corporel à l'arrivée en disait déjà beaucoup…

L'abattu : Lewis Hamilton (Mercedes)

Un calvaire de bout en bout. Pas gâté au départ, le septuple champion du monde a passé 60 tours à klaxonner derrière Pierre Gasly (Alpha Tauri), au 13e rang. Avec peu d'opportunités de dépassement, un manque de vitesse de pointe et une trajectoire sèche restreinte, le Britannique pouvait difficilement faire mieux.

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La stat' : 4

Quatre courses, quatre tops 5. George Russell, lui, continue de maximiser les résultats de l'écurie championne du monde. Il est le seul pilote de la grille à afficher une telle régularité. Quatrième du Championnat à dix points de Verstappen avec un tel matériel, c'est un petit exploit.

Le message radio : Toto Wolff (Mercedes)

Lewis, je sais que c'est inconduisible et que ce n'est pas le résultat que nous méritons. C'était une course terrible.

La décla : Lewis Hamilton (Mercedes)

Je suis écarté du titre, bien sûr.
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