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Bonus-malus : Lewis Hamilton (Mercedes) a mis la gomme, Romain Grosjean (Haas) a dégommé

Bonus-malus : Hamilton a mis la gomme, Grosjean a dégommé

Le 14/05/2018 à 10:44Mis à jour Le 14/05/2018 à 11:37

GRAND PRIX D'ESPAGNE - La 5e manche du Mondial restera un faste pour Lewis Hamilton (Mercedes) et un désastre pour Romain Grosjean (Haas). Une déception pour Sebastian Vettel (Ferrari) et un nouveau tremplin pour Charles Leclerc (Sauber).

La note : 2/5

Le poleman vainqueur pour la 15e fois sur les 18 dernières éditions, le top 5 déterminé sans dépassement en piste : la course de 2018 était dans les standards historiques, c’est-à-dire d'un intérêt très limité.

Le vainqueur : Lewis Hamilton (Mercedes)

Sur le fil du rasoir pour exploiter ses pneus vendredi et samedi, il est passé du tout au tout dimanche en survolant les 66 tours du Grand Prix. "J'ai pris un bon départ et, après cela, les autres n'ont pas eu le rythme pour me suivre. Je m'éloignais de presque une seconde par tour", a-t-il résumé.

Au championnat, son avance sur Sebastian Vettel passe de 4 à 17 points mais il reste lucide : "Au prochain Grand Prix (Monaco), nous pourrions tout aussi bien lutter à nouveau pour que nos pneus fonctionnent et n'être nulle part."

Le battu : Sebastian Vettel (Ferrari)

Une nouvelle quatrième place qui fait mal car elle n'a rien à voir avec celle de Bakou. Le super chrono des tests hivernaux est oublié et la Ferrari a confirmé sa peine par temps frais. Au point de dégrader les "tendre" comme les "medium". Deux arrêts qui coûtent cher et le rejettent à 17 points de Lewis Hamilton au championnat.

La saison de hauts et de bas va se poursuivre pour tout le monde, tant l'utilisation des pneus paraît aléatoire, mais l'Allemand traverse à n'en pas douter une mauvaise période. Il peut quand même se tourner vers Monaco pour retrouver de l'allant. Ferrari y avait surclassé Mercedes en 2017.

Le performer : Charles Leclerc (Sauber)

Il a usé de quelques ficelles de vieux briscard pour tenir sa 9e place d'abord pendant six tours devant Esteban Ocon (Force India) puis un total de 32 devant Fernando Alonso (McLaren). Sa sixième place de Bakou ne lui a pas tourné la tête et il va courir en héros dans deux semaines chez lui à Monaco.

Le maudit : Esteban Ocon (Force India)

27 courses sans abandon pour débuter sa carrière - un record - et là, deux coup sur coup. Une roue arrière droite récalcitrante avait réduit à néant ses espoirs de Top 10 quand la fiabilité a fait défaut. Un point en cinq courses, maigre bilan.

Le fautif : Romain Grosjean (Haas)

Oui, encore lui… On n'ose pas tirer de conclusion sur ce nouveau coup du sort. Peut-être que si Kevin Magnussen n'avait pas dévié de sa ligne devant lui, il aurait poursuivi sans encombre. Mais c'est surtout la gestion de son travers qui l'a accentué sa responsabilité. Il fallait sans doute payer les abandons de Nico Hülkenberg (Renault) et PGH. Trois places de recul sur la grille de départ à Monaco, voilà qui n'arrange rien.

Le bonus : La 4e place de Renault

Le Losange monte en puissance. La R.S.18 n'était pas la 4e voiture du plateau ce week-end mais dépasser McLaren au championnat des constructeurs est une belle satisfaction pour Enstone et Viry.

Le malus : Kimi Räikkönen chat noir

On avait vu le jeune Thomas en pleurs lors de l'abandon du Finlandais en Espagne l'an passé. Le petit supporter Français n'est pas revenu pour rien cette année puisqu'il a été reçu par son idole chez Ferrari. Mais il ne l'a toujours pas vu finir la course. L'année prochaine, peut-être ?

La stat : 1

Max Verstappen (Red Bull) est monté pour la 1re fois à Montmelo sur le podium cette année.

La déclaration : Sebastian Vettel (Ferrari)

" Nous avons eu du mal à trouver le bon équilibre pour la voiture et avec les pneus avant. Peut-être que les changements (d'épaisseur des pneumatiques, ndlr) ce week-end ont eu un mauvais impact sur nous ? Je suis heureux de revenir à des pneus normaux à Monaco, car il me semble que nous avons eu un peu plus de mal que les autres."
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