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Pole de Bottas, pari de Vettel, rachat de Leclerc : le Grand Prix en questions

Pole de Bottas, pari de Vettel, rachat de Leclerc : le Grand Prix en questions

Le 12/05/2019 à 01:21Mis à jour Le 12/05/2019 à 13:58

GRAND PRIX D'ESPAGNE - Valtteri Bottas (Mercedes) pas spécialiste du doublé pole - victoire, Sebastian Vettel (Ferrari) à quitte ou double question réglages, Charles Leclerc (Ferrari) obligé de faire oublier son erreur de la qualification... A quoi pourrait ressembler les 66 tours de course, à Montmelo ? Tentatives de réponses.

Quelles sont les chances de Bottas de gagner ?

Trois sur quatre ! Le poleman a gagné 21 fois des 28 éditions du Grand Prix d'Espagne à Montmelo depuis 1991. Mais attention, les stats du Finlandais n'ont rien de fantastiques : il n'a converti que trois de ses huit pole position en victoire.

Résultat de la qualification du Grand Prix d'Espagne 2019

Hamilton a-t-il une chance de renverser la situation ?

Il l'espère et on sera assez vite fixé sur la question. Avec un arrêt plus que probable côté stratégie sans la priorité pour s'arrêter, le Britannique devra virer en tête au virage n°1. Sans quoi il devra prendre du champ pour éviter de détruire ses pneus derrière Bottas. A Montmelo, ce phénomène est particulière aigu. Autrement, les opportunités de dépassements seront quasi nulles pour lui, le tracé ne s'y prêtant pas (16 manœuvres en 2017, 11 en 2018).

Quelle est la stratégie la plus probable pour Mercedes ?

Un arrêt, même si Pirelli évoque par principe la possibilité de deux. En fait, la marque italienne pensait les options plus ouvertes, et s'attendait même à voir les Flèches d'argent se qualifier en Q2 en "medium", afin de démarrer avec ces gommes. "J'ai été très surpris, a avoué Mario Isola, le directeur de Pirelli Motorsport. Si on regarde les stratégies potentielles et la météo, le "medium" et le "dur" représentent une solution plus sûre et pas moins rapide que démarrer en "tendre" pour passer au "dur". Mais cette stratégie est carrément limite pour un pitstop car on a besoin d'un premier relais plus long en "tendre" usé avec une voiture plus lourde. J'ai donc été surpris que ni eux ni personne d'autre n'essaie le "medium". Ou ils visent deux arrêts ou ils sont confiants que ça va marcher."

Vettel peut-il relever la tête en course ?

Franchement, on n'y croit pas. L'Allemand a tenté un coup de poker au niveau du set up qui va presque faire passer sa course pour un test grandeur nature, en vue des Grands Prix à venir. C'est un fait : Ferrari est dans un grand flou.

Sebastian Vettel (Ferrari) au Grand Prix d'Espagne 2019

Leclerc est-il en train de craquer sous la pression ?

Peut-être. En tous cas, il voit de plus en plus la différence entre taquiner Vettel en essais libres et faire le job en qualification. On n'aurait jamais imaginé s'interroger sur sa solidité mentale après l'exploit inachevé de Bahreïn, mais le fait est que le Monégasque vient de faire deux erreurs grossières en Q2. A Bakou, sur un accès de survirage dans un serré, à Montmelo sur un "ça passe ou ça casse" à toute vitesse sur une bordure.

Son objectif pour dimanche ? Ne pas frotter au départ et tenter de piéger d'une façon ou d'une autre - au stand ? - Max Verstappen (Red Bull), pour le devancer enfin après deux échecs successifs.

Grosjean va-t-il enfin scorer cette saison ?

Il a tout pour car il part septième. Mais ses résultats ne sont pas fous à Montmelo : il n'a jamais fait mieux que huitième (2014, 2015).

Y a-t-il du mieux pour Pierre Gasly ?

Pas sûr. Pour la deuxième fois de la saison après Shanghai, Mercedes, Ferrari et Red Bull ont monopolisé le top 3 et le Français de Red Bull s'est classé en queue de ce petit peloton, à 1"302. Avec un retard presque présentable de 0"351 sur son chef de file, Max Verstappen. Et à l'entendre, le Normand est quelque part à mi-chemin de voir la fin de ses problèmes de set up et de feeling. "C'est un bon weekend jusqu'à présent, a-t-il déclaré. Nous avons trouvé quelque chose avec quoi nous sommes satisfaits mais il y a encore des choses que j'aimerais changer. Avec ce que nous avons trouvé, il y a plus de régularité mais pour trouver les derniers dixièmes il y a certaines choses qu'il faut changer"…

Pierre Gasly (Red Bull) au Grand Prix d'Espagne 2019

Le départ a-t-il quelque chose de spécial ?

Oui, car avec 730 mètres de la pole position au virage n°1, le circuit du nord-est de Barcelone affiche le deuxième run le plus long de la saison après Sotchi (800).

Que faut-il surveiller spécialement en course à Montmelo ?

D'abord, l'usure du pneu avant gauche, spécialement sollicité dans le virage n°3. En revanche, le grainage ne sera a priori pas un problème. Et puis, les rafales de vent.

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