Course : déclarations

"Nous pouvons être plus rudes avec Vettel"
Par Eurosport

Le 11/09/2011 à 16:48Mis à jour Le 12/09/2011 à 13:43

Voici ce qu'ont dit les principaux protagonistes à l'arrivée de la 13e manche du Mondial 2011, dimanche à Monza.

Sebastian Vettel (Red Bull, vainqueur) : "C'est une victoire émouvante. Ce circuit signifie tellement pour moi, il a toujours été très spécial. Je me souviens de chaque détail de ma première victoire, ici (ndlr : en 2008 avec Toro Rosso). C'est incroyable. C'est un circuit qui a toujours été éprouvant pour nous (Red Bull) ; y revenir en étant compétitifs est sensationnel. Mon départ n'a pas été très bon. Ça m'a pris un moment pour réaliser que nous étions trois de front dans le virage n°1. Au restart, j'ai pu repasser Fernando. Il ne m'a pas donné beaucoup de place et je ne sais pas s'il savait que j'étais à côté de lui. Je ne pense pas avoir pris de pari en course. Nous avions pris un pari samedi en qualification. Notre Vmax n'était pas élevée (…) mais pour la course, nous étions confortables. D'ailleurs, j'ai doublé Fernando sans DRS."

Mark Webber (Red Bull, abandon - accident) : "Je n'ai pas pris un super départ et j'ai perdu plusieurs positions. Je crois qu'il en fut de même pour Sebastian [Vettel]. Fernando [Alonso] en a fait un phénoménal. Au restart, j'ai passé d'entrée Jenson [Button]. Puis, au tour suivant, je suivais Felipe [Massa], en freinant à l'extérieur du n°1 pour avoir l'intérieur dans le n°2. Je n'étais probablement pas assez engagé pour être complètement à l'intérieur, mais j'ai essayé de ressortir, sur la bordure qui est plutôt haute ; aussitôt que je l'ai touchée, je suis entré en contact avec Felipe et c'était fichu. J'ai essayé de rentrer au stand en perdant un minimum de temps ; la voiture n'était pas mal dans la première partie du tour, mais à un moment l'aileron est passé sous l'auto et je n'ai pu tourner ou freiner. J'ai tiré tout droit dans la Parabolica et ce fut la fin de ma course."

Chris Horner (red Bull, directeur d'équipe) : "Une course phénoménale de la part de Sebastian. Gagner à Monza est la réalisation d'un rêve."

Jenson Button (McLaren, 2e) : "Ce fut une course amusante, avec Lewis, Michael et Fernando. Ce n'était pas pour la première place, et c'est dommage, mais à un moment j'ai été 7e. J'ai eu un départ difficile, ce problème d'embrayage m'a coûté cher. Mais cette course fut un grand plaisir, dans cette ambiance fantastique, électrique."

Lewis Hamilton (McLaren, 4e) : "Je marque de gros points, je n'ai pas à me plaindre. Au restart, Michael [Schumacher] était sur mon côté extérieur ; je le regardais dans mes rétros puis, d'un coup, les gars devant moi se sont enfuis. J'ai ainsi manqué l'opportunité de faire l'aspi à Sebastian [Vettel]. Ils m'ont surpris en pleine sieste. Nous étions un peu lents en pointe aujourd'hui, ce qui signifie qu'il était difficile de passer Michael [Schumacher], plus rapide que moi même quand j'actionnais le DRS. Je devais lui livrer une bonne bagarre, et avoir terminé devant lui signifie que tout était correct. Le soutien que nous avons reçu en Italie – la météo, les supporters – a été incroyable et j'ai vraiment hâte de revenir l'an prochain. Je doute qu'il soit encore possible de battre Sebastian pour le titre."

Fernando Alonso (Ferrari, 3e) : "Nous avons pris de bons départs lors des deux dernières courses, mais quand on s'élance 5e ou 6e, il n'y a pas assez de place pour passer. Mais ici, à Monza, il y a assez de places, le run est assez long vers le virage n°1. Nous avons maximisé notre potentiel au départ, et mené pendant deux tours. Mais nous n'étions pas suffisamment compétitifs pour nous battre pour la victoire. Il n'y avait rien à faire contre Vettel : il était bien plus rapide que moi et m'a double facilement. En tendre, contre les McLaren, je pouvais bien me defender, mais en medium nous avions désavantage significatif. A la fin, c'était très serré avec Lewis [Hamilton]. Encore un ou deux tours, et je pense que j'aurais perdu le podium.

Nous n'avons rien à perdre dans nos bagarres avec Sebastian [Vettel] ; il mène le championnat de plus de 100 points. Donc, quand nous avons à nous défendre, nous pouvons être plus rudes avec lui"."

Felipe Massa (Ferrari, 6e) : "J'aurais pu me battre pour le podium. L'incident causé par Webber m'a fait dégringoler à la 10e place. J'ai alors eu beaucoup de voitures à remonter. La collision n'a pas fait de dégâts : il a tapé mes roues et ça n'a envoyé en tête-à-queue au virage n°2. J'ai freiné légèrement tard, en prenant l'intérieur. En passant par l'extérieur, il n'y serait jamais arrivé."

Pat Fry (Ferrari, directeur technique) : "Question stratégie, c'était une course facile à lire. Vu les premiers tours, nous avons essayé de couvrir nos principaux rivaux. Avec les medium, nous savions que l'écart allait grimper, mais nous sommes parvenus à garder le podium."

Stefano Domenicali (Ferrari, directeur d'équipe) : "C'était le maximum possible étant donné notre situation technique. Fernando est 2e au Mondial, c'est incroyable. Une fois encore, il a produit une performance majestueuse. Felipe se serait mieux classé, dans la bagarre derrière Vettel, s'il n'avait été expédié en tête-à-queue par Webber."

Michael Schumacher (Mercerdes, 5e) : "Ce fut une course excitante. La bagarre avec Lewis [Hamilton] a été éclatante, et mes rétros étaient par moments tout petits. Nous sommes tous les deux connus pour piloter à la limite, et c'est ce que nous avons fait. Il fallait que je rende ma voiture aussi large qu'un camion, et l'allonger au maximum. Mais au bout du compte, comme attendu, il est resté plus rapide. Le départ a été idéal, je me suis ravisé à bon escient pour ensuite profiter du grip ; et puis le côté gauche s'est libéré. Parfois, nous maximisons nos possibilités et c'est ce qui est plaisant".

Nico Rosberg (Mercerdes, abandon - accident tour 1) : "J'ai connu un départ difficile en 'medium' tout en parvenant à gagner une place. Puis Liuzzi est arrive comme une torpille sur la pelouse et m'a mis hors course."

Norbert Haug (Mercedes-Benz Motorsport, vice-président) : "Michael a produit un pilotage à couper le soufflé ; sa 1re partie de course a probablement été l'un des meilleurs spectacles offerts cette année à la télévision."

Jaime Alguersuari (Toro Rosso, 7e) : "Je suis ravi. J'aimerais partir de plus loin encore la prochaine fois, car lorsque ma position de grille est mauvaise, je finis dans les points !  Je suis surprise : je ne m'attendais pas à ce que la voiture soit plus rapide que la Force India et la Sauber."

Sébastien Buemi (Toro Rosso, 10e) : "Je suis un peu déçu. J'ai pris un bon départ, puis une HRT a déclenché un gros accident, et j'ai été heurté à l'arrière, ce qui a endommagé quelque chose. Dès lors, la voiture n'avait pas son potentiel maximal. Sans ça, j'aurais pu fini 9e ou 8e. J'ai perdu ma 9e place tout à la fin au profit de Senna. Il était en tendre, moi en medium."

Paul di Resta (Force India, 8e) : "Mon départ n'a pas été génial, mais pas plus pour les gars autour de moi. J'ai vu une Williams arriver alors que je prenais l'extérieur le plus possible, mais il n'y avait aucun autre choix que couper sur les bordures à la chicane. Après ça, nous avons été agressifs sur la stratégie pneus et tire le maximum de la voiture."

Adrian Sutil (Force India, abandon tour 10 - hydraulique) : "Au depart, j'ai dû passer dans l'herbe pour contourner les épaves du crash de Liuzzi. J'étais en medium, ça se présentait bien. Après quelques tours, la direction assistée a lâché. Au virage n°3, j'ai essayé de descendre les rapports, et je n'ai pas pu. Je me suis donc garé."

Bruno Senna (Renault, 9e) : "Je suis heureux de marquer mes premiers points en F1, en particulier parce que ce n'était que ma deuxième course pour l'équipe. Même si je suis parti 10e, cela n'a pas été facile de finir 9e. Nous avons été malchanceux au premier virage. Tout le monde a coupé la chicane, ce qui m'a force à passer par l'extérieur et dans l'affaire j'ai perdu toutes les places que j'avais durement gagnées en qualifications. J'aurais aimé que la course dure un tour de plus parce que j'aurais pu passer Paul di Resta pour la 8e place. L'équipe a bien réagi en stratégie."

Vitaly Petrov (Renault, abandon tour 1 - accident) : "J'ai pris un départ correct et j'entrais dans la première chicane lorsque la HRT Vitantonio a surgi de nulle part et m'a percuté violemment, ce qui a mis fin à ma course. Il n'y avait rien que je puisse faire pour éviter cela."

Alan Permane (Renault GP, chef ingénieur de course) : "Il va sans dire que sans l'incident du premier virage, la course aurait été différente pour nous. La suspension arrière de Vitaly était cassée et il a abandonné sur place. Bruno a perdu beaucoup de positions dans l'affaire et s'est retrouvé 15e derrière la safety car. Nous l'avions fait démarrer en pneus 'medium' parce que nous pensions que Nico Rosberg pourrait s'élancer avec ce même type de gommes et que nous ne voulions pas rester coincés derrière lui avec des tendres. L'entrée rapide de la safety car nous a donné l'opportunité de changer de stratégie avec l'espoir de doubler des concurrents qui devraient passer les 'medium' en fin de course. Cela a fonctionné jusqu'à un certain point. Nous étions sans aucun doute plus rapides que les voitures autour de nous mais les dépassements étaient difficiles, même avec le DRS et une meilleure vitesse de pointe. Revenir de la 18e à la 9e place n'est pas mal, mais nous aurions pu inscrire plus de points. Cela dit, notre performance montre que nous pouvons vivre une belle fin de saison."

Heikki Kovalainen (Lotus, 13e) : "Au départ, j'ai passé Jarno [Trulli] avant de voir la HRT aller dans le n°1 de façon assez brutale. Je suis resté plusieurs tours à cette place et la dégradation des pneus était facile à gérer. Les pit stops étaient bons, le timing parfait."

Jarno Trulli (Lotus, 14e) : "J'étais à la lute avec Heikki [Kovalainen], Massa était en difficulté au n°1, j'ai dû sortir de la piste pour l'éviter. Quand je suis revenu en piste, je suis allé à l'intérieur, je suis resté à fond et je l'ai passé. Puis, en arrivant sur le n°1, j'avais deux voitures derrière moi avec le KERS. Ils avaient juste pressé le boutton et en arrivant dans le n°2 Massa a perdu le contrôle au freinage et m'a heurté, ce qui m'a poussé dans la voiture à côté, endommageant l'avant. J'ai été malchanceux : j'étais en sandwich et le seul atteint ! Le team m'a alors bascule sur un arrêt. A partir de là, j'ai aimé le reste de la course."

Timo Glock (Virgin, 15e) : "La voiture était un peu dure à conduire. Nous avons vraiment progressé au fil du week-end mais il faut voir pourquoi l'auto n'était pas aussi bonne en course qu'en qualif."

Jérôme D’Ambrosio (Virgin, abandon tour 2 - boîte de vitesses) : "Dans le tour de formation, j'ai réalisé que je n'avais pas de 2e vitesse. J'ai démarré la course mais la voiture était inconduisible et j'ai dû rentre abandonner."

Daniel Ricciardo (HRT, 16e) : "Au départ, la voiture s'est mise en mode anti-calage, est passée en 3e et le moteur a coupé. Je n'ai pu redémarrer et je suis renter au garage. Les mécaniciens l'ont redémarrée mais le la température moteur avait trop grimpé et ils m'ont rappelé pour un check. Au moins ai-je pu faire un second relais correct."

Vitantonio Liuzzi (HRT, abandon tour 1 - accident) : "Au départ, j'ai passé les Virgin, les Lotus et Daniel [Ricciardo] et je me suis engage pour une autre manœuvre et j'ai été enfermé. Ça m'a envoyé dans l'herbe et, en essayant de ralentir, j'ai perdu le contrôle et j'ai heurté d'autres voitures. Je suis vraiment désolé pour Petrov, Rosberg et les autres pilotes qui ont abandonné."

Sergio Pérez (Sauber, abandon tour 33 - boîte de vitesses) : "Partant 15e, le plan était de faire un long relais en medium et seulement un court en tendre. Au 20e tour, j'étais 7e. Puis, d'un coup je n'ai pu utilisé la 3e, puis plus aucune vitesses."

Kamui Kobayashi (Sauber, abandon tour 22 - boîte de vitesses) : "Je n'avais plus de puissance, sur aucune vitesse."

Peter Sauber (Sauber, directeur d'équipe) : "Nous avons sacrifié notre performance en qualification et cette approche était en train de payer. Nous étions plus rapides que nos rivaux directs."

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