Getty Images

Vettel peste contre la stratégie de Ferrari et son dépassement par Leclerc

Vettel peste contre la stratégie de Ferrari et son dépassement par Leclerc

Le 07/09/2019 à 19:20Mis à jour Le 07/09/2019 à 20:07

GRAND PRIX D'ITALIE - Sebastian Vettel (Ferrari) a mal vécu son no show en fin de Q3, samedi à Monza, où Charles Leclerc l'a dépassé pour se lancer juste à temps dans un tour rapide.

Sebastian Vettel battu par Charles Leclerc, c'est devenu une habitude. Il n'y est plus parvenu depuis le Grand Prix du Canada. En mettant de côté les problèmes techniques qu'il avait rencontrés en Q3 en Autriche et en Q1 en Allemagne, le quadruple champion du monde de Ferrari reste sur quatre défaites. Mais la dernière en date passe moins que les autres.

Samedi, le n°5 de Maranello s'est retrouvé le premier en piste dans le premier run en Q3, piégé par Lewis Hamilton et Valtteri Bottas (Mercedes), qui s'étaient garés en bout de pit lane comme à Bakou pour le pousser à prendre la piste. Il a simulé un freinage manqué au n°1 pour refiler la place d'ouvreur, en vain.

Et lors de la seconde tentative, il s'est fait bloquer par Nico Hülkenberg (Renault) et Carlos Sainz (McLaren) dans un peloton d'attentistes. Puis il n'a pas réalisé que le temps allait lui manquer pour franchir la ligne de chronométrage pour effectuer son dernier tour rapide. Il détenait le quatrième temps et avait une chance de jouer la pole position. Finalement, il a vu son coéquipier Charles Leclerc le dépasser pour battre le drapeau à damier de vitesse.

Amer au terme de la 14e séance de qualification de la saison, il est revenu sur les circonstances de son double échec.

"Ce n'est pas ce que nous étions convenu de faire"

"J'essayais de passer, mais il y avait une McLaren (Sainz) et une Renault (Hülkenberg) qui barraient la route, a exposé le quadruple champion du monde au micro de Sky Sports. Je ne suis pas content de la façon dont ça s'est goupillé, évidemment. Nous n'y sommes pas arrivés lors de la seconde tentative comme beaucoup d'autres, mais je pensais que nous avions une meilleure façon de se mettre d'accord. J'étais seul devant lors du premier run et je n'aurais pas dû être devant lors du second. Car à cause du dernier virage, je n'y étais plus. Mais à ce point-là, c'était trop juste de toute façon. La session était finie et je n'ai pas pu démarrer un tour."

L'an dernier déjà, il avait maugréé à propos de Kimi Räikkönen, qui avait décroché la pole position la plus rapide de tous les temps dans son aspiration. Là, il a regretté l'échange de positions avec son coéquipier monégasque. Qui n'a fait que le dépasser dans l'urgence de la situation, avant la parabolique, pour foncer vers la ligne.

"Je ne peux pas être content de ça, ce n'est pas ce que nous étions convenu de faire, a-t-il protesté. Il (Leclerc) aurait dû être devant sur tout le tour… Il n'y avait aucun intérêt pour lui à me dépasser là…"

"J'ai fait un bon tour, sans aspiration, et c'est ce qui a fait la différence entre être en pole et ne pas être en pole", a-t-il conclu.

0
0